Clothilde saison 2

Charlemagne, le gîte, le Poulet, la Bestiole et les dernières semaines à la firme

26 juin 2008

Traitement de choc

Alors, comme cela, vous êtes déprimés les gars. Mais, c'est n'importe quoi.

  • Vous devriez être fiers, on a une jolie première dame et que même elle chante et qu'elle va sortir un album, qu'en bon citoyen, vous allez acheter parce qu'autrement, le Président, il a dit qu'il serait super déçu et qu'il y verrait un signe. Encore un ? Il en a pas eu assez des signes ?

  • Vous devriez être contents que l'on dise à ces salauds de malades qu'ils n'avaient qu'à pas être malades, parce que ça commence à bien faire cette histoire. Passer son temps dans les hôpitaux et les pharmaciens à s'acheter de l'insuline et bien c'est quand même exagéré. Z'avez pas qu'à naître avec un diabète héréditaire. Et puis, tiens, on a qu'à dire aux parents diabétiques de ne pas avoir de gamins, ça fera moins de longue maladie et le monsieur de la Sécu et bien il sera bien content

  • Vous devriez être en extase parce Drucker, il a dit qu'il était très content de la commission Copé, bon d'accord, il a la langue pleine de poils mais tant pis, il a encore une carrière à faire, à son âge, il ne va pas se griller, faut qu'il paie la sépulture de sa chienne, merde quoi. Et puis, franchement, la télévision publique, on s'en bat l'oeil. Faudrait pas que ça rende les gens intelligents de regarder la 5 ou Arte, il faut qu'ils restent bêtes, c'est plus facile de mettre un joug à des boeufs. Tant qu'ils peuvent continuer à payer Delarue pour ses soirées à la on, on est sauvé.

  • Soyez heureux de cette chasse au mauvais chômeur (c'est 2%, cf Wauquiez à France Inter voilà une semaine) qui ne veut pas travailler. On va l'envoyer au turbin, n'importe lequel, n'importe où. Un bouc émissaire, ça sert à cela, victime expiatoire d'une société qui se cherche des raisons. 

  • Vous devriez avoir un orgasme d'aise face à l'augmentation du prix du pétrole. Les politiques publiques ont tellement bien anticipé la hausse des prix, que dans les campagnes, il n'y a même pas de bus ou de train pour éviter de prendre sa bagnole. Et puis, les grands industriels, mais ils n'en ont rien à faire d'inventer des nouvelles façons de se déplacer parce qu'il faudrait pas que ça mette sur la paille, les pétroliers. Elle a raison la ministre : tous à vélo. 

  • Et vos enfants, ils seront gardés par des cantonniers si leur instit est en grève, mais c'est super. Ils apprendront plein de chansons paillardes et puis finalement, après, je leur suggère de les mettre à faire l'entretien des plate-bandes, quoi, les chinois, eux, c'est pas des fainéants, les gosses travaillent à partir de 6 ans et ils ont pas les 35 heures.

  • Parlons en des 35 heures, une belle saloperie, tiens, mais par contre 70% des cadres disent qu'ils ne reviendraient jamais dessus. Ohhhhh, les salauds de branleurs, mais c'est une honte. On veut plus se tuer au travail et après on s'étonne que la France aille mal. Mais l'économie générée par les 35h, qui en parle (magasin de bricolage, tourisme de proximité, loisirs...).

Franchement, vous êtes des mauvais coucheurs nés. Il faut être content, il ne faut pas déprimer parce qu'autrement, ça va pas aller du tout. Allez, hop, hop, on sourit, on vénère notre président et son hôtesse de l'air qui a avoué qu'elle était une ignorante (oui, prends nous pour des cons ? Une très bonne communiquante oui). Allez, révoltez vous contre la bêtise et l'abêtissement. Ne soyez pas déprimés, RÉAGISSEZ.

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13 juin 2008

Un jour d'ennui

Un homme a dit à sa femme : "aujourd'hui, tu vas être fier de moi, je vais faire parler de moi". Oui, il fallait bien cela, il y avait des semaines qu'elle ne le regardait plus. Il avait peur, il fallait donc qu'il lui prouve qu'il pouvait encore l'épater. Alors, il allait se lancer. Arrivé devant son bureau, il est descendu de la voiture, une armée de micros devant lui : "mesdames, messieurs, je vous annonce qu'à la rentrée 2008, les enfants ne travailleront plus que 4 jours par semaine". Ah, elle serait fière sa femme, dans tous les médias, on ne parlait plus que de lui. Manque de bol, il était ministre de l'éducation.

Loin, plus loin, tard, plus tard, une femme ce soir dormira sans son mari à ses côtés, il couchera à l'école pour dire que vraiment c'est n'importe quoi. Non parce que prendre des décisions à Paris, c'est cool. Mais qui a réfléchi que les départements (en charge des transports scolaires) ont passé des marchés pour 3 ans et qu'ils ne peuvent pas les dénoncer au risque de prendre des pénalités énormes. Et que donc les enfants chez nous travailleront le mercredi et les heures à supprimer (3h... une bagatelle), ce sera pendant la semaine, ils ne travailleraient pas entre 12 h et 15h. Je vous dis pas l'état de fraîcheur à 15h quand il faudra les désénerver pour qu'ils reprennent la classe, tous les instits disent que c'est une ineptie. Mais on s'en cague.

De plus, admettons que l'école soit supprimée le mercredi matin (ce qui devrait arriver dans certains endroits), comment font les parents qui travaillent?  Mon père, maire d'une commune de 1200 hab a calculé que pour une famille de 3 enfants, la suppression de l'école le mercredi matin coûterait aux parents 500 € par mois en frais de garde. Autant arrêter de travailler.

Mais qui a demandé que nos enfants aient moins d'enseignement (déjà le coup des 3 heures de sport pour satisfaire l'autre neuneu qui n'a pas été foutu de gagner une coupe du monde) ? Ça me met en colère. En plus, on nous parle de service minimum, la maîtresse de la Bestiole a été malade pas mal de temps dans l'année et jamais remplacée. Parlons en du service minimum !

Donc, qui veut que nos enfants soient moins "enseignés" ? Pas nous les parents, en aucun cas. Pas eux les enseignants, aucun n'est d'accord avec les oreintations, ni les nouveaux programmes. Je n'ai aucune envie qu'ils passent leur vie au centre aéré. Je veux qu'ils aient un enseignement de qualité (et ce n'est pas parce qu'un gus aura bac +5 sans formation d'enseignant qu'il sera un génie de la pédagogie, c'est du foutage de gueule). 

Ce que je lis là-dessous ? C'est moins d'école. Donc au bout d'un moment, on fera faire un audit du niveau et on dira que les enfants sont nuls parce que les enseignants sont nuls et hop terminé. On passe à autre chose. Je suis proprement scandalisée et dans notre école, la majorité des parents se demande quels gâteaux ils feront pour la fête de l'école. Essayer de mobiliser sur ces thèmes, c'est mission impossible, les gens s'en moquent (mais si on touche à leur porte monnaie, ça risquera de coincer).

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27 mai 2008

Ras la casquette

  • la France qui se lève tard parce qu'elle a comme perspective 50% de chômage dans sa cité

  • la France qui se réveille en pleine nuit parce que son bébé a besoin de sa maman pour la tétée

  • la France qui se couche tard pour veiller son grand père mourant

  • la France qui se couche à 23 heures après avoir fait une journée de travail et une autre journée à la maison derrière les fourneaux, puis la baignoire, puis le balai

  • la France qui en a marre que l'on joue à monter les gens les uns contre les autres

  • la France qui refuse une promotion professionnelle parce que finalement entre gagner plus et pouvoir amener ses enfants à l'école le matin, elle a choisi

  • la France qui se lève tôt mais qui tous les jours au café est solidaire de celui qui est au RMI et qui continue de lui payer un café "parce que sans toi, ce ne serait pas pareil"

  • la France qui propose à une autre de donner sans argent ce qu'elle a, juste pour faire plaisir...

  • la France qui en se levant à 7h30 se sent tellement agressée par ces remarques que l'on connait par coeur sur ceux qui travaillent contre ceux qui manifestent.

Tu sais ce qu'elle te dit cette France multiple qui refuse ce monde manichéen que tu nous vends alors que visiblement plus grand monde n'en veut. Elle te dit... je suis polie, mais je le pense tellement fort que ça se lit entre les lignes.

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25 mars 2008

On se moque vraiment du monde

L'affaire a commencé de m'échauffer les oreilles ce matin sur France Inter en écoutant le président du Comité Olympique français qui nous expliquait autour d'un café que ce n'était pas bien du tout de mêler le sport à la politique. Et que donc effectivement, il était normal que le CIO porte plainte contre Reporters sans frontières qui avait eu l'outrecuidance de manifester pendant que le représentant de la Chine faisait son discours sur la beauté de la Chine, ses marchés, ses camps d'internement, oh, non pardon, sont gentils les militaires chinois, de vraies poupées. Et puis, ça a continué ce soir en rentrant en écoutant un autre représentant du comité français sur France Culture (émission Du grain à moudre, toujours très bonne). Un sportif disait qu'il réfléchissait avec des copains à défiler avec des brassards vert pour marquer l'espoir d'un avenir meilleur. Et l'autre du CNO, de lui dire que ce n'était pas bien et pas possible car cela marquerait un signe ostentatoire politique et que ce n'était pas conforme avec l'idéal olympique. Alors que dans les deux minutes précédentes, un sinologue nous avait expliqué que la Chine n'était pas un régime autoritaire, mais totalitaire, autrement dit, c'est pas des pas gentils, c'est des gros méchants.

Mais, ils se foutent de la gueule de qui au CIO ? Ils veulent nous faire croire que la Chine a voulu les jeux parce qu'ils adorent jouer à la baballe, au trampoline et faire des courses dans la piscine. Les jeux en Chine, c'est pas politique, c'est pas fait pour nous vendre de la supériorité chinois ? Regardez mes beaux stades et mes athlètes qu'ils mangent de la bonne soupe qui fait courir vite. Ce sera pas la grandeur chinoise que l'on nous vend ? Ou alors, ce sont des grands nigauds au CIO, ils sont bêtes au point de rien comprendre ?  C'est révoltant. Les athlètes n'auront pas le droit de dire qu'ils ne sont pas d'accord, ils leur restent quoi ? Leurs yeux pour pleurer et dire combien il est abject de finalement les avoir pris en otage? Qui a choisi d'aller en Chine, faire les jeux. Tous ceux qui ont choisi de faire les jeux dans un pays résolument totalitaire sont les seuls responsables de cette ignominie, qu'ils assument. Et qu'on ne dise pas que ça sert la population : ça va servir à un peu plus les asservir au moins le temps des jeux, de mettre sous le boisseau les opposants, de les emprisonner. Ça me dégoûte. Et ça ne pose pas de problèmes à tous les industriels qui vont faire du fric. Ne rêvons pas derrière le refus du boycott, il y a les Nike, Adidas et cie. Le fric, le fric et le fric. Il est où l'idéal olympique. Mort et enterré sous une avalanche de blé.

Cliquez sur l'image pour en savoir plus

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09 mars 2008

Jour d'élection

Mon maire, c'est mon père !

Le choix n'est pas trop compliqué surtout quand il y a en plus qu'une liste.

Journée électorale, no stress.

Mais si Toulouse et Marseille viraient, ce serait une super journée !

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06 mars 2008

Reprendre goût

Hier, j'étais à Carcassonne pour une réunion de service, au loin, le Pic de Nore était enneigé, j'avais remisé mon manteau, j'ai bien été obligée de le ressortir parce qu'il fait un froid de loup. Je suis rentrée assez tardivement, Charlemagne devait m'attendre à la maison mais entre temps, Toulouse bruissait d'un autre évènement. Il m'a annoncé que finalement après sa réunion, il ne rentrerait pas et irait directement à son autre rencontre. Et à minuit, alors que je pensais qu'il était sur le chemin du retour, j'ai eu un appel : "je rentre pas tout de suite, je mange avec elle". Le choc, c'est reparti, les retours tardifs à la maison, avec l'odeur du tabac et de la luxure ... militante ! Hier, Charlemagne a mangé et conversé avec Ségo, oui la Ségo pour laquelle lui, moi aussi, nous sommes tant battus le printemps dernier. Elle tenait meeting de soutien pour le candidat socialiste à la mairie de Toulouse. Il est rentré à 3 heures du matin, content, il voulait me raconter sauf que moi, à cette heure-là, je croupissais dans les bras de Morphée. Il a pu discuter avec elle, j'espère qu'il lui aura dit que c'était pas cool d'avoir dit après qu'elle ne croyait pas à ce qu'elle disait pendant, parce que nous, on y croyait. J'espère aussi qu'il lui aura dit que le peuple de gauche a besoin de se raccrocher à quelque chose, et pas forcément à une victoire, simplement à un projet de vie et de société, pas forcément à une tête fut-elle bien pleine mais à un idéal. Le vainqueur de mai nous a beaucoup déstabilisé, il a réussi à démoraliser une bonne partie des Français, alors maintenant personne n'est prêt à entendre tout et n'importe quoi mais simplement à espérer de l'ambition et de l'espérance. Juste de l'espérance en la nature humaine, fut-elle politique. C'est beau la politique pour peu que l'on sache en faire bon usage. C'est cela que j'attends de ma famille politique et de cette femme en particulier qui m'a fait tant vibrer, un soir de printemps 2007 avec la Ténardière en bandoulière. C'était bon de se sentir une foule sentimentale, une foule qui maintenant se cherche une espérance, qui certainement l'attend. J'aurais aimé être à la place de Charlemagne hier pour revivre une exaltation qui galvanise et fait du bien. 

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20 février 2008

Mignonne, allons voir le maire

C'est rigolo mais maintenant quand je mets un article politique, inévitablement, je pense au papa d'une dame qui a un surnom d'homme. Elle m'a un jour dit qu'il me lisait et qu'il passait vite sur ces posts-là car il n'adhérait pas. Alors, je pense à lui et à l'ennui que je lui cause. En même temps, je suis émue de savoir qu'il continue à me lire alors que la dernière campagne électorale a fait réalisé un sérieux écrémage de mes statistiques !

Alors, ces élections municipales et cantonales ? Et bien, le plus grand danger pour la gauche est de "trop" gagner ! Je m'explique, ce qui semble émerger dans le pays est une sorte de cohabitation territoriale : l'Etat central à droite et les collectivités décentralisées à gauche. Les uns ayant pour mission par leurs politiques locales d'accompagnement, de colmater les brèches ouvertes au niveau de l'Etat central. Un exemple. Les chiffres du chômage baissent mais dans le même temps, on assiste à une explosion du nombre de RMistes. Il s'agit d'une compétence des conseils généraux, qui en plus de financer le RMI, sont obligés de mettre en place des mesures pour tenter de pallier à la paupérisation de la population : gratuité des transports, gratuité de la cantine pour les enfants dont les parents sont au chômage... Ceci a un double effet pervers. Premièrement, les budgets locaux souffrent du manque de moyens (plus la population se paupérise, moins elle paie d'impôts, plus les moyens des collectivités se restreignent). Mais également les budgets sont d'autant plus grevés que les  populations sont pauvres : il faut investir plus alors que les recettes sont corrélativement moindres. C'est un cercle vicieux.  Deuxièmement, les politiques locales visent à atténuer les conséquences des politiques nationales, à les rendre plus indolores. Elles y réussissent tellement qu'aux élections nationales suivantes et bien on redemande de la politique inégalitaire. En faisant un raccourci, la gauche par ses réussites locales donnent les moyens à la droite de faire oublier ses échecs en terme de politique sociale en particulier. Donc, le risque pour la gauche est de passer pour un mouvement local avec des réussites locales sans pouvoir transposer ses réussites au niveau national et surtout sans pouvoir les justifier.

En même temps, on ne doit pas nier qu'il y a des réussites locales qui dépassent les clivages politiques. Oui, peuple de droite tu vas être effaré de lire ce qui suit ! Une preuve s'il en est que je ne suis pas une démago de la pire espèce, je reconnais quand ça va bien. Je suis allée à Bordeaux, il y a 10 ans et j'y suis revenue cette année, je dois dire que cette ville a été complètement changée. Alors, je n'y vis pas et je ne peux donc pas dire si tout va bien, il y a peut être des aberrations, mais quand on voit que les sondages donnent Jupé élu au premier tour avec 55% des voix, on se dit qu'il n'y a pas de fumée sans feu. Cette ville autrefois très coincée, très vieillotte est maintenant vivante et superbement bien organisée. Donc, aux élections municipales, on élit surtout un bilan et un projet et pas forcément une étiquette. Même si Jupé a refusé de mettre le logo UMP sur ses tracts et a demandé au Commandeur élyséen de rester chez lui au lieu de venir visiter ses terres girondines... sans commentaire !

Pour ce qui est de la politique nationale, je ne sais pas si quelqu'un  a un mode d'emploi pour comprendre les objectifs poursuivis car franchement cela devient obscur... ou effrayant (cf débat sur les sectes de ce jour), je pencherais pour la seconde acception !

Posté par Dame Clothilde à 15:26 - Politique et cie - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 février 2008

Sans commentaire

J'avais une collègue, devenue une copine qui était riante et courtoise, et pourtant, il y avait dans ses manières quelque chose de bizarre, certains jours, elle se fermait, d'autres elle s'ouvrait à tout va, sans discernement, elle explosait pour mieux se recroqueviller. Et puis, nous nous sommes ouvertes l'une à l'autre, elle était plus âgée que moi, elle aimait bien me donner des leçons de vie. Mais un jour, elle a raconté ce qui lui pesait, ce qui faisait que depuis des années elle allait voir quelqu'un pour en parler, elle m'a raconté pourquoi elle avait eu tant de mal à enfanter. Ce poids là était trop dur, elle ne voulait pas vivre ce qu'avait vécu sa mère. Cette copine, on l'avait obligé petite à vivre avec la mort de sa soeur, de vivre la mémoire de cette absence. Elle était là, elle et elle n'était pas là, l'autre. Pourquoi être celle qui reste quand une autre est partie.

Voilà, juste pour dire que nos enfants n'ont pas à supporter une absence pour laquelle ils n'ont pas de responsabilité. Il nous avait dit que l'Etat français n'avait plus à se repentir pour les crimes qu'il a commis ou laisser commettre. Au contraire, que la France, COLLECTIVEMENT, continue de regarder son passé dans les yeux mais que cette mémoire ne serve pas à bourrer des urnes ! Qu'on laisse à chacun le soin de choisir ses lieux de mémoire pour reprendre le titre du livre de Pierre Nora. Que la société dans son ensemble s'interroge sur ces lieux. Il n'est point besoin de faire pleurer dans les chaumières pour garder en mémoire des "Plus jamais cela" vivants. Il n'est pas besoin de mettre une ombre au dessus de la tête de chaque enfant pour leur faire comprendre la gravité du monde. 

On ne va pas remplir les cabinets de psychanalyse pour éponger les dérives d'un type qui décidément ne sait pas quoi inventer !

Lire ici

PS : Selon moi, il y a simplement le problème de faire endosser une telle responsabilité à des enfants, petits d'autant plus. Je n'aime pas l'idée de faire le jeu qu'il attend de nous pour mieux se victimiser en remontant à ses origines. Cette idée m'aurait autant choquée s'il l'avait étendu aux enfants de résistants, de tsigane... C'est le principe même qui est choquant et encore plus l'absence de concertation et le fait qu'il ne veuille pas en déroger. Je pense que l'on attend d'un dirigeant de la réflexion, de la concertation et de la "confiance", c'est à dire ce que l'on peut attendre d'un adulte, et non pas de craindre ses décisions comme des actes d'irresponsabilité !   

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29 janvier 2008

L'éthique du coche

Je m'occupe d'une association qui emploie 6 personnes à temps incomplet évidemment, des professeurs d'arts plastiques, de danse et de musique, de gym également. Comme nous ne sommes qu'une équipe de bénévoles, nous "sous-traitons" la réalisation des fiches de paie et des déclarations sociales à une société privée. Tous les mois, je suis en contact avec la chargée de notre dossier qui renvoie les documents que j'apure en signant des chèques ! Mais voilà, l'année dernière, j'avais affaire à une gentille personne, très disponible. Un jour, la singature en bas des mails a changé sans explication... bon, on s'y fait, on remet en place des relations, on apprend à se connaître. 6 mois plus tard, à nouveau, un changement de personne. Je demande où est passée mon ancienne chargée de clientèle, je rouspète que l'on ne m'ait même pas prévenue, on me dit qu'elle est partie et que donc, voilà. Je persiste à demander si au moins, il ne lui est rien arrivé de funeste. Oui, on a beau n'avoir de contact que par mail, des échanges se nouent, juste bonjour, bonsoir, mais quand même. Enfin, non, elle serait juste partie à la concurrence. Biennnn.

Je me remets donc en relation avec encore une autre personne (la troisième en moins de 1 an) et là, il y a 15 jours, un type m'écrit pour me dire que dorénavant c'est lui qui suivra le dossier. Je dois dire que c'était le changement de trop. Non seulement, c'est désagréable parce qu'il faut à chaque fois tout expliquer et que je n'ai pas forcément que cela en tête, que de plus, la personne met un peu de temps à tout comprendre, ce qui est normal.

Mais en plus, je me suis alors demandé si je n'étais pas en train de cautionner des choses que ma "morale" ne supporterait pas. Oui, j'ai la désagréable manie de vouloir mettre mes actes en accord avec mes idées, ça fait de moi un personnage très rigoriste ! Bref, un soir, je prends mon téléphone et j'appelle le numéro du responsable de ces jeunes femmes et je pose la question de leur devenir, il me répond qu'elles sont parties. Et je me fais plus insistante, il ne comprend pas ou feint de ne pas comprendre. Et donc, je deviens claire : pourquoi sont elle parties ? Je sais que ça ne se demande pas, mais je n'avais aucune intention de cautionner un patron qui emploierait des stagiaires à gogo ou qui aurait une politique de turnover contraire à l'idée que je me fais des relations professionnelles. Au bout de deux questions, il a compris ce que je voulais, il m'a alors dit qu'une était partie pour un meilleur travail, l'autre pour se rapprocher de son domicile et la dernière pour suivre son conjoint. Bon, il a pu clairement me vendre un flan, mais je lui ai expliqué le motif de mon appel, l'attention que je portais au coté "éthique" des relations sociales et humaines. Il a très bien compris, du moins, puis-je (naïvement) le penser ? Non, je crois encore que les relations ne sont pas forcément violentes, on peut aussi parfois faire attention aux autres et pas seulement à sa pomme. Bling, bling...

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06 janvier 2008

Mariage blanc

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui se marient après trois mois de batifolages, certes aux quatre coins de la planète mais quand même. Dans certaines mairies, on demande des certificats de vie commune pour être certain que ce n'est pas un mariage blanc. Lui, il risque juste l'expulsion de son logement de fonction à force de craquer du fric à gogo pendant que d'autres marnent pour payer leur repas, leur chauffage et leur transport. Ah, mais c'est peut être cela en fait, mettre un joli voile blanc sur la souffrance du peuple. Après "Georges a une nouvelle poule", "Georges et Ginette se marient". A quand "Ginette a un moutard dans le tiroir" et "Georges se fait plaquer pour un plus jeune et/ou plus riche".  C'est magnifique, on ira loin comme cela.

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