31 décembre 2009
Les macarons
Contrairement à la première impression retransmise en direct à une dame juridiquement irréprochable qui m'appelait alors que je venais, croyais-je, de louper la ganache, en fait, elle est superbe ! Oui, juste superbe. Alors, voici par ordre d'apparition à l'écran : le baba au rhum avant imprégnation alcoolisée et les macarons. Je n'ai pas assez dosé le colorant, ils devraient être plus rose et on perçoit encore trop le "grain", les contours manquent de netteté. J'ai donc une certaine marge de progression, par contre, la ganache, parfaite, oui, modeste avec ça !
23 novembre 2009
Ca ne va pas du tout
Du tout. Il faut que cela cesse, il faut qu'il fasse ... froid. Hier, en arpentant le jardin, j'ai pu y constater le bourgeonnement des arbres et des rosiers. Trompées par la douceur ambiante, les plantes se pensent au printemps. Ce matin, les oiseaux gazouillaient sous la fenêtre, au moment où la campagne doit être la plus silencieuse possible. Il est agréable de les entendre, mais ce n'est pas le moment, il faut du calme et du repos pour eux aussi. Je leur ai installé dans l'après-midi deux mangeoires avec des graines de tournesol, en espérant qu'ils viennent se montrer cet hiver.
L'automne est encore là pour un mois, on l'oublie trop souvent mais les mois d'hiver sont ceux de janvier et surtout de février, novembre et décembre ne portent toujours que leurs habits d'automne, le moment où l'on a hâte de voir la neige, le froid et le brouillard alors que l'on devrait se contenter d'une certaine fraîcheur. Ici, il neige rarement en décembre, exceptionnellement en novembre. Je n'ose pas penser au changement de climat dont on nous parle souvent. Comment la végétation va-t-elle s'y adapter ? Et nous ? Pensons-y avant de remplir la maison de jeux en plastique et d'objets éphémères venus de pays où l'on fait passer la température extérieure de 15° à -5° en quelques heures par le seul fait de quelques savants fous. Le climat, ce n'est pas forcément uniquement les autres, Copenhague et cie, ce peut être un peu nous aussi.
26 septembre 2009
Emmaüs, Sister Jane et moi
Grande première, j'ai fait découvrir à Sister Jane, les compagnons de la ville où je travaille, en fait le déballage des compagnons en général vu qu'elle n'y avait jamais mis les pieds. Nous sommes parties assez tôt pour ne pas arriver après la bataille. Dans le premier bâtiment où se trouve les meubles, je suis tombée en admiration devant une sorte de buffet, années 30-40. Avec le dessus en marbre, je ne suis pas encore certaine de l'affectation parce que la bête doit bien mesurer 2 mètres de long. A 20€ le meuble, non, je n'ai pas oublié de zéro, il aurait été dommage de ne pas succomber à la tentation. Affectation à suivre. Il faudra d'abord aller le chercher.
Ensuite, nous avons filé dans le second bâtiment à la recherche de vieux linge, j'y ai trouvé deux torchons au lin très épais et avec un joli monogramme rouge, un napperon sans façon, certainement une découverte de drap qui peut devenir un dessus de console ou un haut de rideau. A suivre aussi. Puis, un moule à gâteau en fer blanc, comme je les aime pour faire joli.
Il était temps de repartir, à gauche juste avant la sortie, il y a le dernier petit recoin avec les objets un peu plus précieux, j'y fouille toujours à la recherche d'une vierge en plâtre que ma mère recherche et que j'aimerais bien finir par lui trouver. Je fais un tour et je le vois. Depuis la dernière fois, il avait changé de place, de la tête de gondole, il avait été mis un peu en retrait dans une panière, mais son oeil bleu me regardait toujours. Il y a plus de 6 mois, je ne l'avais pas pris, il coutait un peu trop cher pour moi. Et pourtant, il y a longtemps que je le cherche ce baigneur, vieux, qui a vécu. Aujourd'hui, il était là, son prix avait fondu à 15€ (contre 65€), parce que les élastiques qui tiennent ses bras et ses mains sont un peu fatigués et son oeil est un peu fuyant. La dame m'a rassurée sur la facilité de le remettre d'aplomb, elle m'a montré sa marque au dos, preuve que c'était un "vrai" vieux, un géant aussi avec ses 60 cm de haut. Il a trouvé une nouvelle maison, je l'ai baigné, je lui ai lavé son vieux tee-shirt et je feuillete les Marie-Claire idées pour lui faire une garde robe.
Un voyage à Emmaüs, pour 44 €. Et le sourire aux lèvres, j'ai enfin mon baigneur.
(les photos sont très mauvaises)
09 septembre 2009
Portée disparue
Pas tout à fait mais cela y ressemble. De grosses journèes entre le travail, les activités associatives et la viede famille. Hier, nous avons testé ce qui tend en période de travail à devenir un best seller : on se voit 10 minutes entre l'arrivée tardive de l'un et le départ prècipité de l'autre. Le casting est parfois inversé, les cartes rebattues mais c'est toujours le même final : pas assez de temps à consacrer à l'autre dans de bonnes conditions. Ma satisfaction de ce début d'année est de retrouver le goût, le soir de me remettre en cuisine, je ne fais pas de grandes prouesses mais j'ouvre mes livres, je cherche, j'adapte sans grande fioriture. Et je dois dire que les blogs culinaires sont une ouverture, ils donnent envie, ils invitent à faire sans ostentation pour ce que je visite, cuisine campagne, la cuisine de Garance (je ne peux pas mettre le lien avec mon cher I. Vous devez les avoir dans mes liens sur le côté) toutes les deux invitent au voyage, à la découverte et à la connaissance culinaire. Elles sont des vulgarisatrices hors pair.
21 juin 2009
Coupe, coupe
Ici, quand on prend un sécateur, c'est à l'abri des regards indiscrets, il n'est pas bien vu. Alors quand au retour du repas chez belle maman qui nous avait fait notre gâteau préféré du couple, un gros gâteau italien, blanc de meringue italienne sur une génoise, trempée de limoncello et garnie de fruits confits et de crème, j'ai sorti les sécateurs tout en me faisant oubliée. Avec l'impression de commettre un forfait. La maison ne ressemble plus à grand chose, ni dedans, ni dehors, complètement délaissée depuis deux ans au moins.
Le rosier bang portait les stigmates de cet abandon, de l'extérieur, on ne voyait que ces belles tiges hautes et foisonnantes, à l'intérieur, son coeur était fait de branches desséchées. Il a donc fallu élaguer, trancher dans le vif. Le Poulet a pointé la tête, c'était fichu, le laïus du protecteur de la nature en train de culpabiliser son horrible mère. Il a fallu lui expliquer que si on lui coupe les cheveux, il ne souffre pas, le rosier c'est pareil. Petite accommodation avec la nature. Puis, il a fallu appeler le père, les branches résistaient et décidément, la nature nous fait parfois un peu trop frêle. Il a d'abord râlé contre mes coupes sombres et puis, petit à petit il s'est rendu à ma conclusion, cela relevait davantage du sauvetage. La vigne est réapparue étouffée par le rosier et puis, aussi est sorti des nimbes d'une végétation un peu trop envahissante le gratte botte que j'ai toujours vu là.
Peu à peu toutes les mains se sont combinées pour gratter, nettoyer, manier la brouette. Un hérisson a été dérangé dans sa sieste, le poulet s'est enquis si c'était un mangeur d'escargots, qu'il trouvait par dizaine et qu'il accompagnait dans leur nouvelle demeure avec moultes explications sur le confort de cette dernière, notamment la lunette astronomique (à base de rouleaux de sopalin) qu'il leur a installé ce week-end. L'escargot adore regarder les étoiles, c'est bien connu.
A 19h, notre devant de porte ressemblait enfin à quelque chose, et c'est tellement agréable.
19 mars 2009
Flâneries au soleil
D'un jour à l'autre
Hier soir, je suis rentrée à la maison un peu énervationnée, je ne sais pas trop pourquoi, enfin, si je sais mais rétrospectivement, ça n'a plus d'importance. Les soucis se sont envolés pendant la nuit, non par un coup de baguette magique, mais juste parce que quelqu'un a enfin compris ce que je disais. Comme quoi, je vous le dis, il faut toujours croire à la force de la parole. Ça parait obscur mais je me comprends. Bref. Donc, au lieu de me mettre instantanément à faire le repas, comme je fais tous les jours, je suis sortie devant la porte, pour tenter de retrouver une contenance humaine, c'était ça ou envoyer balader toute la maisonnée, qui n'y était pour rien.
Je me suis mise devant mon point de vue préféré, celui qui laisse deviner le fond du vallon. Là, pas une parole, rien et ce qui étonne, qui interpelle, c'est le chahut des oiseaux qui se répondent. Le printemps commence comme cela, un matin, le silence absolu, puis le lendemain, un oiseau qui attire l'oreille, le lendemain, il est encore seul, puis ils sont tous les jours un peu plus nombreux. L'hiver est étrangement, parfois même inquiétant par son silence. L'été, on s'est habitué, entre les deux, il y a cet instant de prise de conscience que quelque chose est en train de se passer. Ensuite, c'est l'explosion de couleurs, sans que l'on ait forcément quelque chose à y voir, dans le bois en bas de chez moi, les arbres de judée donnent des couleurs étonnantes aux marrons qui se répondent, les feuilles ne sont pas être là, et pourtant, les variations chromatiques évoluent. Et premiers vrombissements du moteur des mouches et battement d'ailes des papillons.
Dimanche, nous étions invités chez mes beaux-parents, ma belle mère a un jardin extraordinaire, elle sème puis elle plante, elle fait son compost. Un rêve de vie autarcique ou presque ... Elle a entouré la maison de haies vives qui apportent beaucoup de nourriture aux oiseaux. Pendant le repas, sur la fenêtre à un mètre de nous, des oiseaux de toutes les sortes, sont venus se ravitailler. Livre à l'appui, elle a fait un inventaire précis de ses joyaux, dont un faisan qui se cache dans une des haies. Pour moi, le printemps, c'est cela aussi, prendre le temps de regarder la campagne changer de forme et d'odeurs, de voir les prémi
ces de l'été.
Mon vallon. Photographie prise par mon beau-père le soir de nos 10 ans de mariage.
25 février 2009
La journaliste, Hub et moi (j'ai refait le titre après avoir trouvé le surnom)
Avant hier, je mangeais à mon bistrot habituel, lorsque celui que je ne vous présente plus et qui mange local se pointe. J'ai d'abord eu un moment d'agacement, oui, c'est très énervant d'être interrompue alors que l'on est en train de lire un bon bouquin prenant et que l'on veut savoir la suite. J'ai chassé instantanément cette pensée en me disant que je deviens de plus en plus solitaire (au fait, le corbeau m'adore à nouveau, est aux petits soins, cherchez l'erreur, bref). Il s'assoit et commande un petit blanc local. Nous conversons sur les dernières inepties en date du ponte des agriculteurs du coin qui a décrété que produire 500 000 canards gras par an, c'était faire de l'artisanat. Mais bien sûr, on se demande où commence l'industriel. Re-bref. Et là, attendez, je lui cherche un nom, que je vais trouver, je tâtonne, disons Hubert. Donc Hubert me dit qu'il attend une journaliste de "20 minutes" qui doit l'interviewer toujours dans le cadre de son expérience de "Eating locally". Au bout de demi-heure, elle se pointe, super en retard. Je fais donc mine de me lever 1) parce que je n'avais pas perdu de vue que j'avais envie de lire 2) parce que je suis une vraie timide. Et là, Hubert sans me consulter demande à la fille si je peux rester parce que j'ai des choses à dire. Sur le moment, les balles qui sont sorties de mon regard ont dû lui faire super mal. Donc, je reste, elle commence à lui parler. Mais, malgré les petit 1 et petit 2, et bien que j'ai affirmé trop promptement ne vouloir rester qu'un quart d'heure, il est arrivé un moment où je me suis mise à parler. Beaucoup, puisque je suis restée une heure ! Tout y est passé, l'expérience du comptage des prix des repas, les menus qui tiennent la route sans se casser la tête, l'art de vivre autour des repas. Enfin, todo. Y compris nos divergences avec Hubert sur le fait de ne pas supprimer les produits des grandes routes ancestrales (sel, poivre, café, chocolat, sucre, thé). C'était génial, passionnant.
Je pars vers 14h et j'envoie un mail à Hubert pour lui demander s'il n'a pas eu l'impression que je parlais trop, super manipulateur, il me répond que j'ai joué pile le rôle qu'il voulait et je cite ce gougnafier 'la mère de famille pragmatique avec des chiffres', il aurait dû ajouter avec son tablier à fleurs et ses poils aux pattes. J'ai quand même dit à la fille que j'étais féministe et que faire la cuisine et avoir des convictions sur l'émancipation des femmes étaient non pas incompatibles mais profondément complémentaires. Oui, parce que pour moi, c'est de l'ordre de la transmission, de l'éducation et du choix, quand il s'agit comme dans mon cas, d'un choix réel. Le Charlemagne ne m'enferme pas dans la cuisine, autrement il prend la rôtissoire sur le nez.
Et vous savez quoi. La dame était en fait journaliste Free Lance et elle a dit à Hubert que... elle va proposer le papier à.... (vous bavez, moi, je suis limite à décéder d'excitation) Elle (oui le magazine, The magazine). Oh, purée, non, je me dis que c'est pas possible ce serait trop top.
Alors, le final, la journaliste me demande "je peux vous citer ?". Moi, super emmerdée, vu que l'on avait un peu disgressé sur les élus qui ne font pas leur boulot en refusant de faire des réserves foncières pour les installations de maraîcher et cie, je ne pouvais pas donner mon nom (rapport au fait que ce sont les élus qui me font bouffer). Hubert annonce tout à trac : "oui, elle s'appelle Clothilde (c'est le nom que je mets sur mon répondeur téléphonique, il ne connait pas le blog). Ohlala les gars, j'en suis chamboulée.
Ah et tenez, on est déjà dans le journal mais pour notre autre activité. Là
17 février 2009
Je vous sens à point
Entraînées que vous êtes par une petite semaine de pâtisserie tout azimut, vous êtes enfin prête pour le grand saut, celui qui va vous faire advenir la reine de la cuisine, la star incontestée du rack à fourchette, la diablesse de la poêle à frire. Grâce à ce qui suit, votre mari n'envisagera jamais de passer la porte dans l'autre sens, il sera accrochée à vous comme la bernique à son rocher, vos enfants vous regarderont comme le génie absolu de cette terre, comme la mère nourricière que toute la création leur envie.
Oui, ladies, aujourd'hui, vous allez faire "les pommes dauphines". Pff, perfides, vous vous figurez que c'est trop facile, aller dans le congélateur, après être passée chez P...card, déballer les dites choses, un coup au four et c'est parti. Vous allez devenir une star pas un être conditionné par les IAA, industries agroalimentaires. Ça n'a rien à voir.
Alors, d'abord, vous mentalisez que ce va être hiroshima place dans la cuisine pendant au moins deux heures. Il faut s'y préparer, avant de devenir une star, vous allez passer pour une profonde ménagère, parce que vous en aurez tellement jusqu'aux oreilles, que vous n'aurez envie que de blackbouler tous les types qui passeront le pas de votre porte. Blackbouler, tiens la minute de tante cyclopède. Une question rouge au jeu des 1000 euros, vous savez de quoi ça vient ? Des francs-maçons, quand un nouveau se présentait dans une loge, pour voter pour ou contre son acceptation, il y a une boule blanche et une noire, si les noires l'emportaient, il était refusé dans la loge, il était blackboulé ! Bon, ça c'est pour le dîner après les pommes dauphine, manière de montrer que vous ne savez pas que faire la cuisine mais qu'il y en a dans le citron.
Je m'égare. Donc, vous commencez par peler 1kg de patates, (oui, bon, on fait pas avec la mousseline, franchement, ce serait pas bien limite tricherie). Vous les faites cuire à l'eau, avec un peu de sel. Quand elles sont prêtes, vous les passez au presse-purée, là déjà, la première bombe a explosé, la cuisine ne ressemble déjà plus à rien, et il n'y a plus de lave vaisselle pour le bourrer manière d'oublier l'ampleur des dégâts. Mais dites vous que vous aurez assez de pommes pour les congeler et que dans c'est un cataclysme pour deux succulents repas. Pendant ce temps, vous faites votre pâte à choux : 40cl d'eau +sel + 100 g de beurre. Ensuite vous ajoutez en une fois, 160 g de farine, vous faites dessècher la pâte sur le feu. Vous retirez et vous cassez un après l'autre 4 oeufs que vous incorporez. Le seconde bombe a explosé, vous êtes à la tête de 2 casseroles, un presse purée et vous ajoutez au tableau le bol du mixer qui vous permet de mélanger la purée plus la pâte à chou (on peut le faire à la spatule mais c'est très lourd. Attention tout de même avec le robot de ne pas faire du béton armé, il faut y aller mollo.
Avec une cuillère (ou une poche à douille, si vous avez Linda qui fait la vaisselle pour vous, moi, elle est en grève illimitée), vous faites des gros tas que vous plongez dans la friteuse. C'est magique, vous êtes devenue la star des fourneaux. Merci qui ?
06 février 2009
Ne me grondez pas
Vous allez me dire que cette frénésie de posts est excessive, bon, d'accord, trois en un jour, c'est beaucoup mais l'actualité est vraiment brûlante (et je ne parlerais pas de l'actualité télévisuelle de hier soir, ça mûrit avant d'en parler).
Alors, à la demande de Chouchenn, je remets sur le tapis le débat sur l'émission de Delarue. Tout d'abord, je n'ai pas regardé le docufiction. Pour deux raisons, la première est que le mercredi à la maison, nous regardons en famille avec les enfants (seul soir de la semaine pour lequel existe une dérogation à l'heure du coucher) "Question Maison", c'est notre plaisir, et moi, j'enchaîne avec "Silence, ça pousse". La seconde, qui est corroborée par le bouquin que je lis en ce moment, est que, à mon sens, présenter des scénarii catastrophe est complètement contre-productif. Cela effraie, culpabilise, induit un aveu d'impuissance (c'est foutu alors continuons gaiement à faire n'importe quoi). Si on veut que l'écologie soit une composante de la vie de chacun, il faut pousser à la prise de conscience que quelque chose est possible à son échelle. Et pour cela, il faut donner des idées et de l'exemplarité tout en démontrant que personne ne fait tout parfaitement. Il y a des failles, dans le comportement de chacun. Je ne cesse de répéter aux écologistes limite intégristes que je côtoie "êtes-vous né avec une conscience écolo ?". Bien, sur que non, il faut accepter que chacun y vienne selon ses modalités, son rythme et sa culture. Autrement, là, encore, c'est contre-productif.
Bon, je vais peut être en venir au fond du sujet, l'émission de débat avec Delarue. Première question : "il prend quoi pour être aussi agité, inconsistant et inintéressant ?". Je dois dire que si je n'avais pas eu un attrait pour l'émission, j'aurais lâché prise au bout de 3 minutes tant il était insupportable, une caricature de lui-même. De plus, aucun sujet n'a été suffisamment approfondi, il attendait du sensationnel, du pathos si possible, de l'effrayant. Pourtant, il y avait des scientifiques, des gens qui avaient des choses à dire. Une famille qui est passée au bio et à l'écolo et qui vit très normalement, une autre avec un bilan carbone à améliorer, mais là encore, des pistes de base, aucune recherche. Et au milieu de cela, l'extrémiste qui vit dans une hutte en argile. Enfin, du grand n'importe quoi. Le ministre qui doit être spécialiste de l'écologie comme moi, diplômée es-caribou géant. D'ailleurs, la seule (Nathalie Koscusko-Morizet) qui avait une vraie conscience écolo, on l'a mise à l'économie numérique !
Bon, et mon copain dans tout cela ? Et bien d'abord, il faut dire un truc, notre accent (je vous rassure j'ai exactement le même !) et notre vocabulaire (il a dit en début de phrase "couillonner", c'est comme cela que l'on parle à Toulouse !) ne nous servent pas vraiment. Ça fait tout de suite pecnot, ça décrédibilise le propos. Autrement, le reportage sur lui a permis de bien poser les choses, il a ensuite essayé de bien expliquer sa démarche et les implications, en particulier le fait que cela fasse faire des économies. Mais le plus important dans son propos est d'avoir relevé que si on voulait nourrir tout le monde en local et bien on ne pourrait pas, car la production locale ne suit pas. Alors même que le Sud-ouest est une zone favorisée de ce point de vue là. Le ministre a acquiescé sur la pertinence de se nourrir ainsi au lieu de faire faire des milliers de kilomètres à des boites de conserve. Mais qu'est-ce qui est fait ? Une chose toute bête, pourquoi ne pas mettre une TVA particulière pour les produits achetés par les supermarchés aux producteurs locaux ? Cela permettrait de les favoriser et de limiter les importations et les transports coûteux en pollution. Dans mon supermarché, les poireaux viennent de Hollande, c'est dingue !
Et votre avis, si vous l'avez vu ?
Je vous mets l'article du journal qui en parle. Emission




















