Clothilde saison 2

Charlemagne, le gîte, le Poulet, la Bestiole et les dernières semaines à la firme

12 décembre 2009

Mon bilan carbone

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Hier, j'ai eu une journée comme je les aime, certains diraient que cela peut ressembler à leur pire cauchemar, pas pour moi. Levée une première fois à 5h25, pour m'apercevoir une fois douchée que j'étais en avance d'une heure. Je me suis recouchée ! Ensuite, premier train, celui qui m'amenait à Toulouse, attente en gare 20 minutes, le temps d'avaler un bon petit déjeuner en regardant les passants stressés par leur journée qui commençait. Train pendant deux heures, direction Montpellier, voir le jour se lever, le brouillard s'atténuer, et être tellement contente de pouvoir bouquiner pendant que ma collègue irréductible de la route devait se battre contre les éléments. Tramway et là, retrospectivement, s'en vouloir des heures de mauvais sommeil suscité par la feuille de route transmise par celle chez qui j'avais rendez-vous "longer le parking puis le contourner, traverser la 4 voies, prendre le portillon, tu en as pour 8 minutes". En lisant cela, je me voyais déjà traverser un terrain vague avec un sadique à mes trousses, et finir fatalement assassinée. Ou happée par une voiture si tentée que le sadique m'ait laissé la vie sauve. J'ai mal dormi pendant deux jours, j'étais vraiment inquiète. Et en arrivant sur les lieux, je me suis aperçue que non seulement j'étais déjà venue au printemps mais qu'en plus, les 8 minutes, c'était en partant de la gare et  que la 4 voies était une petite route aménagée pour le passage des piétons ! Arrivée à cette conclusion, toute la journée m'a paru d'un coup, simple et avenante.

J'y allais pour une réunion de calage entre la Région, le département et le Pays sur les projets à financer dans l'année, c'est le moment de dire si chacun va financer et à quelle hauteur. Je vous rassure, ce n'est pas moi qui décide, je suis juste là pour dire si le projet nous intéresse au regard de nos compétences, de son caractère structurant et des moyens financiers dont nous disposons. Les échanges ont été intéressants. Mais l'heure tournait inexorablement. A 12h50, fini ! Le train était à 14h12. Flûte, flûte et reflûte. Montpellier est une ville que j'aime beaucoup, à l'instar de Bordeaux, une ville dont le quartier ancien est beau et opulent en petites boutiques de créateurs, en lieux superbes. Et en filles superbes, magnifiquement bien habillées. Je me suis souvent interrogée sur les raisons de ce luxe, Bordeaux, c'est le vin et le négoce et Monptellier ? J'étais décidée à aller faire coucou à la "Princesse aux petits pois", j'aurais osé, je crois, mais l'heure n'était pas la bonne, beaucoup de ces boutiques du quartier de l'ancien courrier étaient fermées. J'ai regardé les vitrines, flâné et trouvé le porte-clefs pour ma voiture.

A 14h12, le train m'attendait avec 10 minutes de retard finalement, les gens sont énervés dès que ce n'est pas pile à l'heure, sont-ils aussi prompts à râler quand ils sont coincés à un péage ? Ce qui me faisait moins rire , c'était qu'à Toulouse, j'avais juste 6 minutes pour attraper ma correspondance qui allait me ramener chez moi, c'était donc cuit, parce que 10-6, ça fait toujours 4 minutes de trop ! Mais, il y a des jours où l'on a de la chance, la correspondance avait... 5 minutes de retard. Juste le temps de sauter dans le train et de retrouver ma campagne. En espérant que vite l'occasion se représente...

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La vitrine de la Princesse aux petits pois

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Le Vieux quartier de l'ancien courrier

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Mon porte-clefs de la créatrice "Les petits papiers de Flo"

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27 août 2009

Causette

J'avais parlé, il y a quelques temps, de ce nouveau magazine féminin. L'accroche en est "plus féminine des neurones que des capitons". Je ne poserais pas un avis définitif sur ce magazine, car j'ai eu entre les mains  le numéro de l'été et donc, il faut (peut-être) mettre une partie du ton employé sur le compte des sujets légers de l'été.

En aparté, je dois dire que quelque chose m'a prodigieusement agacé. J'ai eu un commentaire un jour ici qui disait :

"Quelqu'un a vu le numéro 3 de Causette !!??
Génial.IncroyableGénial.Incroyable. Je m'abonne.
http://brindecausette.fr"

 

Vous avouerez que cela ressemble à s'y méprendre à une publicité clandestine, ce que j'ai dit à l'auteur via son mail, j'attends encore une réponse. Je ne suis pas contre une discussion étayée avec un minimum de fond parce qu'enchaîner les superlatifs n'a jamais fait une démonstration qui se tienne. Et pour un magazine qui prône le 0% de pub, c'est un peu antinomique me semble-t-il !

Bref, ceci n'est pas le fond de la question. Sur la totalité du magazine, il y a des articles disons un peu fouillés qui apportent un angle de vue intéressant voire nouveau. Mais franchement, vous savez ce que je me suis demandée en le lisant : "ne suis-je pas en train de vieillir". Oui, je ne me suis pas reconnue dans beaucoup des articles par le ton pseudo léger employé, du style :  "la burqa, c'est lourd quand c'est mouillé". Alors même que la ligne éditoriale tourne autour de mes centres d'intérêt : l'écologie, le féminisme moderne c'est à dire conciliant vie de femme, de mère et d'épouse. Mais, le ton complique la lecture, j'avais l'impression d'avoir face à moi ces militantes excitées qui veulent être drôles et convaincantes et qui sont juste pénibles. Les sujets sont balayés, juste évoqués là où l'on aimerait un peu plus de fond.

Ma seconde question est juste :"peut-être que je ne suis pas intéressée par les magazines féminins". Parce que je me moque du quart comme du tiers des préoccupations qui sont soi-disant féminines : l'épilation, les fringues, la contraception. Ça fait partie de notre vie de femme et on n'a pas plus besoin que cela d'en savoir plus sur l'épilation dans le cours de l'histoire, c'est en plus super dur à placer dans un dîner en ville : "saviez vous que Cléopatre s'épilait à la cire chaude déjà". Ça plombe un peu la conversation. Quant à la contraception, on n'a jamais fait mieux que le bouquin de Winkler.

Il ne faut pas confondre des magazines féminins et des magazines féministes. Elle et Marie-Claire étaient (sont) féministes en cela qu'ils défendent des combats de femmes. L'ineptie est de se dire féministe et de ne parler que des préoccupations (et non des combats) de femmes. Il n'y a rien de plus misogyne que de donner à réfléchir une femme que sur des questions bassement féminines. En quoi cela peut-il être révolutionnaire. ? En cela, le Nouvel Obs, par son manifeste des 343  est devenu un journal de la cause des femmes au même titre que Elle ou Marie-Claire, dans leurs grandes heures. La différence entre les deux types de presse, c'est qu'une s'adresse aux femmes et l'autre au genre humain dans son universalité. L'avortement, l'accès à la contraception, la violence faite aux femmes sont des combats féministes, pour tous.

Tout cela pour dire que je m'égare et que je réserve mon avis en attendant les prochains numéros. Et vous, vous en avez pensé quoi ?

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08 juillet 2009

Les livres ...

que j'aurais aimé ne pas avoir lu pour avoir à les lire. C'est un peu alambiqué mais pourtant, c'est exactement cela, des livres que j'ai aimé tellement, complètement ou presque, qu'ils restent dans ma mémoire. Dont j'apprécie le souvenir au point que j'aimerais être vierge de leur lecture pour à nouveau les savourer.

Les déferlantes. Quel livre magnifique, complet, que l'on aimerait ne jamais finir. La mer si présente, si prégnante, forte, un personnage.

La physique des catastrophes. Qu'est ce que je l'ai attendu ce bouquin. Je me souviens d'avoir rencontré sa couverture rose lors de sa sortie en septembre 2007, sur une table de la librairie Mollat à Bordeaux, alors que j'y étais pour un concours. C'était le choix du libraire. J'ai longtemps hésité à l'acheter, j'avais peur d'être déçue, comme un plat que l'on a aimé avant de savoir le goût réel. Et cette année, la dame de la bibliothèque m'a prêté son exemplaire et là, quel plaisir. Au départ, un peu d'appréhension, et si toute cette envie ne rimait à rien, si le livre n'était pas à la hauteur de cette attente. Et finalement, si  à la hauteur et plus que cela encore. Un livre qui ne sortira pas de mon esprit avant longtemps.

Le coeur cousu
. Pour l'ambiance, pour la description de la société rurale andalouse, au début du siècle. Une intelligence dans le parallèle entre le travail du fil et la construction des liens entre les êtres.

La mauvaise rencontre. Un livre "il en reste quelque chose" , des petites phrases qui aident dans la construction de son rapport à la mort. Je l'ai lu à un moment où les notions d'amitié, de mort, de souffrance avaient du sens, y compris dans la transmission de ce livre. C'est certainement pour cela qu'il m'a tant ému.

Cette année, je n'ai pas eu de déception dans les livres que j'ai lu, chacun a correspondu à un moment, à apporter un quelque chose. Mais ces quatre ont à coup sùr existé plus que tous les autres. Et vous ?

 les_defer     physique   mauvaisecoeur_cousu

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07 juillet 2009

Scoop

Vous ne saviez pas, Michael Jackson est mort, non je ne déconne pas, il paraîtrait même aux dernières nouvelles que l'on promène son corps en ville quelque part, enfin, je devrais dire cercueil parce que comme pour le King dans 10 ans, on nous dira que finalement il n'est pas mort. Donc, on le promène dans les rues et j'ai même lu que "la présence de la dépouille décuple le désir des fans" (Libé, aujourd'hui).
On nous avait dit qu'avec la crise les valeurs allaient être changées, que les choses se rétabliraient, que l'argent ne serait plus au centre de tout. C'est certainement cette inversion des valeurs qui a fait que les places pour le truc qui ressemble à un hommage en toc se sont vendues jusqu'à 1000€, certainement des fans passionnés totalement dénués de toutes considérations matérielles. Je ne sais pas vous mais moi, là présentement, tout ce cinéma me sort par les trous de nez.
L'autre jour, j'écoutais un entretien de Paul Virilio, celui qui a théorisé l'ultra vitesse de nos sociétés contemporaines, et il dénonçait le besoin de pathos collectif, ce besoin de partager des émotions collectives. Et il en disait les dangers qui relèvent de la manipulation des masses. Et aujourd'hui, qu'est ce d'autre ? Une fois l'étonnement de cette nouvelle, il est mort. C'est un fait. C'était un grand artiste, oui, c'est un fait que pas grand monde ne nie. Sauf que le même jour Pina Bausch est morte, elle a eu aussi beaucoup à dire, elle a révolutionné la danse en ajoutant une vision théâtrale de la création, et bien, c'est passé complètement inaperçu ou presque. A-t-on besoin de tout ce cinéma, cette mise en scène ? Ça rime à quoi ? C'est ridicule et indécent. Cela dit quoi de l'état de notre société, qui a besoin de se construire des évènements communs, de préférence tragique ? Quelles valeurs dans cette façon de traiter la mort, soit-elle celle d'un homme connu ? Tout n'est que outrance, il n'y a aucune idée, aucune théorie à tirer de cela, c'est de l'émotion pure, sans suite et je dirais même sans fondement. Un homme détruit par la célébrité, par une enfance dramatique, un homme qui va au bout de lui-même et qui même dans la mort reste un ... jouet.

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30 juin 2009

Scier la branche

Après avoir subi les assauts d'un hooligan du volant sur les routes de campagne, (individu qui s'est avéré être une "connaissance" dont je ne citerai pas le nom même sous la torture. Mais, on n'a pas idée de faire peur à une femme à 12h45, en pleine cambrousse, le ventre vide, c'est inhumain), je me suis engagée à aller manger dans ce petit bistrot de pays dont une collègue m'avait vanté les mérites. Le principe sympa, une assiette composée de l'entrée, le plat principal et le dessert, le tout pour 8.90€. Elle m'avait précisé que les produits étaient locaux et frais, cuisinés maison, et simples. Parfait pour la bobo tendance "eating locally" que je suis.  Je rentre dans le troquet par 35° à l'ombre, je devais avoir l'air de tomber de la lune, sans compter les sueurs froides rapport au sauvage sur la route. Comme il était 13h, je demande s'il était encore possible de manger. Et là, je tombe sur l'énergumène qui tient lieu de patron qui commence avec un humour disons lourd "vous êtes vraiment sûre que vous voulez manger, c'est à vos risques et périls". Il me faisait penser au type qui empoisonne de Funès dans l'aile ou la cuisse, vous savez le gros sale. Déjà, je commence à me demander si 1) la collègue ne m'en veut pas 2) si je ne me suis pas trompée d'endroit, 3) si c'est du lard ou du cochon. Le pire est qu'il a fait le même sketch à une ressortissante de sa gracieuse majesté qui ne comprenait rien, sauf que l'on se payait sa tête. Là, on a vraiment honte de la connerie de certains.

Bref, j'étais installée, après avoir refusé malgré son insistance de m'installer sur sa terrasse, et refusé le ventilateur qu'il m'a quand même mis dans les feuilles. J'ai quand même réussi à refuser la télé avec les infos prétextant que j'en avais marre de regarder des images d'airbus qui flottent. Dire qu'il était lourd était un euphémisme. Et je vous passe l'étape où allant vous laver les mains, vous êtes obligées de fermer le robinet avec le coude et d'ouvrir la porte avant de vous laver les mains tant vous imaginez la flaque de bactéries que représente la poignée de porte. Un bonheur. Je peux vous assurer qu'en Espagne, dans le plus petit resto, vous trouvez des sanitaires exemplaires. Serions-nous un pays hygiéniquement défaillant ? Rebref. Il m'apporte avec moults raisonnements, une grande assiette avec une salade de patates direct du baril de 10kg de salade de patates by Métro, trois tranches de ventreche cramoisies, des haricots verts et des tomates en salade (aspect normal, sans inspiration) et une micro tranche de pâté et d'emmenthal, genre premier prix et du pain, direct du supermarché. Le local ? L'eau, je suppose. J'ai mangé parce que j'avais faim, j'ai oublié de juxtaposer l'image des toilettes, de la cuisine et du tablier du patron. Et je suis repartie, demander, puisque je la voyais ensuite, des explications à ma collègue. Tout simple, le précédent proprio a pris sa retraite, remplacé par un gros idiot qui veut faire du fric sans se fouler, conclusion, la moitié de la clientèle a déserté, la deuxième moitié vient davantage pour le prix du ballon de rouge que de l'assiette. Voilà comment on fait d'une belle idée, un attrape nigaud. Désespérant !

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16 avril 2009

Radotage

Je vous bassine avec cela, mais je ne peux pas me lasser de ce spectacle naturel, aujourd'hui, nous avons eu une vue dégagée sur les Pyrénées incroyable. Nous sommes à 150 km des premières pentes et pourtant, c'est comme si c'était à quelques kilomètres. Plus étonnant, ce que je ne suis pas parvenue à saisir sur la photo, ce sont les premiers contreforts, certainement du côté de Lavelanet. Chez moi, on dit que l'on voit les Pyrénées soit quand il va y avoir du vent d'autan soit de la pluie, les sceptiques cherchent une explication scientifique. En fait, il s'agirait d'une question de taux d'humidité dans l'air, plus l'air est sec plus on voit les montagnes. Personnellement quelque soit la raison, je cours en haut de ma colline pour regarder.


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04 septembre 2008

Super chouette

J'ai regardé hier soir, "Le fils de l'épicier", un très chouette film, agréable, un film qui rend heureux, pas du tout nostalgique. A voir. J'ai des réunions toute la journée, donc pas trop le temps de m'étendre mais j'en reparlerais car il a fait écho à plein de choses dont j'ai envie de parler.

(Pendant que je mange mes lentilles en salade !). Ce film donc est vraiment chouette, il a certainement été tourné avec des personnages "autochtones" qui jouent leur rôle. Des personnes plus ou moins jeunes que le fils de l'épicier au volant de sa camionnette va ravitailler tout au long de l'année, au début contraint par la maladie de son père puis parce qu'il conçoit que cela donne du sens à sa vie. Je repensais fatalement en le regardant aux deux camions qui passaient à la maison quand j'étais petite, le mercredi. C'étaient les grands pères respectifs du Poisson rouge au grand pied et de la Jeune mère de famille qui fréquentent ces lieux. Pour l'enfant que j'étais, cette visite était un rituel, on y achetait le goûter du mercredi, les courses de la maison ... Et puis, au fil du temps, mes parents sont allés faire les courses dans les supermarchés et du coup, on "prenait quelque chose" mais plus la totalité comme au début. Quand ils ont pris la retraite, personne n'a plus fait la tournée.

Je m'occupe maintenant de territoires pour certains très ruraux, il y a un canton où 10% des habitants n'ont pas de véhicule, cela signifie que ce genre de commerce a réellement une empreinte sur l'espace et ses résidents. Une commune a même mis en place un service de portage de livres à domicile, la bibliothécaire prend des livres dans sa voiture et va dans les fermes où vivent des personnes âgées ou des jeunes couples souvent en difficulté sociale qui ne peuvent pas se déplacer. Quand on parle de cela, on me rit souvent au nez tellement cela parait loin du schéma de modernité que l'on peut imaginer. Pourtant, le paradoxe est que dans les territoires ruraux, les prix des terrains ou des maisons sont moins élevés que dans les centres urbains, alors les populations qui s'installent ne sont pas parmi les plus aisées. Du coup, c'est un cumul des handicaps : l'éloignement, le manque d'argent.

Paradoxalement, on s'aperçoit que dans ces territoires, les petits commerces reprennent de la vigueur parce que si on ajoute l'éloignement, le coût du transport, les "tentations" que représentent les supermarchés en terme d'achat annexe et les prix qui ne sont pas toujours nettement moins élevés et bien le petit commerce revient en force. Assistera-t-on à un retour à un mode de vie plus local ? L'avenir nous le dira et c'est intéressant à vivre, un autre modèle ? Attendons et voyons !

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02 août 2008

Au coeur des Corbières

Belle soirée que celle d'hier. Nous sommes partis vers le Sud-Est par l'autoroute qui est, pour nous d'ordinaire, celle des départs en vacances. Arrêt à Bizanet pour un repas dans la cour du château. Des mets très fins, une belle présentation, un agneau cuit selon 3 façons avec une crème d'ail, et en guise d'entrée, une vichyssoise (soupe froide) de poireaux à l'émulsion de langoustines, c'était fameux. Quelques kilomètres entre vignes et pins parasols et nous arrivions à Fontfroide, la nuit était en train de tomber. Ce monastère est au creux d'un vallon, avec une impression d'être en dehors du monde moderne.

Le concert a commencé, il s'agissait de llibre Vermell de Montserrat qui est de la musique médiévale (XIVe siècle). En gros, il y a des voix d'hommes qui ressemblent à du chant grégorien (je ne suis pas une spécialiste, je fonctionne davantage à l'instinct, j'ai donc beaucoup de mal à raconter ce qui me touche, car j'ai l'impression de parler de quelque chose que je ne connais pas). C'était juste prodigieusement beau, dans  cette église romane, les hommes sont arrivés en chantant depuis l'extérieur de l'église, après que quatre petites clochettes aient tinté. C'était un moment de grande émotion, ensuite, il y avait des voix de femmes, magnifiques, très pures. Une merveille. A la fin, je me suis demandée pourquoi c'était aussi court. C'était prodigieux. Je serais bien restée quelques heures de plus. Charlemagne était conquis également. Il y eut un bis au cours duquel Jordi Savall a fait une minute de class orchestre ! Il a fait répété la salle une partie du chant (je rassure ceux qui me connaisse, je connais mes limites et j'ai juste écouté). C'était superbe.

Sur le chemin du retour, Charlemagne me disait que nous devrions plus souvent nous offrir des moments comme celui-là, oui, on le dit mais il y a toujours quelque chose qui vient mettre à mal nos bonnes intentions. Et pourquoi pas, finalement. Il suffit de pas grand chose ...

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Telle, il y avait écrit en gros "ne pas prendre de photo", mais le concert était fini et j'ai pensé à toi. L'image est mauvaise mais si elle peut te transcrire un peu du plaisir que nous avons ressenti hier soir.

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25 juillet 2008

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Regarder ailleurs 

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21 juillet 2008

Début de semaine

Ça y est, j'ai commencé ce truc très bizarre qui consiste le soir, alors que tout le monde est couché, que Charlemagne est dans une voiture au milieu d'un champ bien dégagé au pied de son antenne cerf volant, à s'étaler sur un tapis au milieu de la chambre, fenêtre grande ouverte pour entamer demi heure d'exercice. Au début, rien n'était avec moi, le Poulet qui ne dormait pas et qui me regardait dans la pénombre jusqu'à ce que je le débusque. Le lendemain, il est allé s'ouvrir auprès de son père de cette activité maternelle nocturne. Charlemagne à qui je n'avais rien dit, était un peu interloqué. Ensuite, au bout de la première demi-heure, il s'est passé ce que je n'avais pas prévu, étourdissement, éblouispilatessement, impossible de faire ma pause lecture ensuite, du coup, le lendemain, j'ai un peu mieux manger au souper et j'ai surtout fait un peu moins de chose.

L'autre jour, j'ai acheté ce bouquin qui me paraissait très bien fait avec beaucoup de photos, une évolution hebdomadaire et surtout un classement en trois programmes (haut du corps, bas du corps, posture et assouplissement). La première semaine consiste en une mise en place des exercices et de compréhension des principes. Je dois dire que j'ai certainement été victime du marketing dans le magasin Résonances où je suis allée. J'ai pris le temps de le consulter sur place, ensuite, il n'y avait pas besoin de matériel particulier (hormis un ballon). De plus, j'ai apprécié le fait que cette méthode ne soit pas violente, qu'elle fait appel au psychisme, il faut pour bien travailler prendre conscience des mouvements qui sont lents et absolument pas violents. De plus, il s'agit de faire trois séances de 1 heure par semaine, je pense que je ferais un peu moins (plus souvent mais moins longtemps). De même au bout de 10 semaines, on peut baisser le rythme pour ne faire que de l'entretien.

J'ai donc commencé samedi soir et j'ai fait deux séances, 30 minutes samedi et 20 minutes hier soir. J'ai la souplesse d'un verre de montre, donc je déguste, parce que même si les exercices ne demandent pas de bouger dans tous les sens, c'est couché ou assis, il n'en demeure pas moins qu'il faut être un peu endurante et souple et franchement, ce n'est pas mon cas. Je suis optimiste pour la suite. A suivre.

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