02 août 2008
Au coeur des Corbières
Belle soirée que celle d'hier. Nous sommes partis vers le Sud-Est par l'autoroute qui est, pour nous d'ordinaire, celle des départs en vacances. Arrêt à Bizanet pour un repas dans la cour du château. Des mets très fins, une belle présentation, un agneau cuit selon 3 façons avec une crème d'ail, et en guise d'entrée, une vichyssoise (soupe froide) de poireaux à l'émulsion de langoustines, c'était fameux. Quelques kilomètres entre vignes et pins parasols et nous arrivions à Fontfroide, la nuit était en train de tomber. Ce monastère est au creux d'un vallon, avec une impression d'être en dehors du monde moderne.
Le concert a commencé, il s'agissait de llibre Vermell de Montserrat qui est de la musique médiévale (XIVe siècle). En gros, il y a des voix d'hommes qui ressemblent à du chant grégorien (je ne suis pas une spécialiste, je fonctionne davantage à l'instinct, j'ai donc beaucoup de mal à raconter ce qui me touche, car j'ai l'impression de parler de quelque chose que je ne connais pas). C'était juste prodigieusement beau, dans cette église romane, les hommes sont arrivés en chantant depuis l'extérieur de l'église, après que quatre petites clochettes aient tinté. C'était un moment de grande émotion, ensuite, il y avait des voix de femmes, magnifiques, très pures. Une merveille. A la fin, je me suis demandée pourquoi c'était aussi court. C'était prodigieux. Je serais bien restée quelques heures de plus. Charlemagne était conquis également. Il y eut un bis au cours duquel Jordi Savall a fait une minute de class orchestre ! Il a fait répété la salle une partie du chant (je rassure ceux qui me connaisse, je connais mes limites et j'ai juste écouté). C'était superbe.
Sur le chemin du retour, Charlemagne me disait que nous devrions plus souvent nous offrir des moments comme celui-là, oui, on le dit mais il y a toujours quelque chose qui vient mettre à mal nos bonnes intentions. Et pourquoi pas, finalement. Il suffit de pas grand chose ...
Telle, il y avait écrit en gros "ne pas prendre de photo", mais le concert était fini et j'ai pensé à toi. L'image est mauvaise mais si elle peut te transcrire un peu du plaisir que nous avons ressenti hier soir.
25 juillet 2008
Regarder ailleurs
21 juillet 2008
Début de semaine
Ça y est, j'ai commencé ce truc très bizarre qui consiste le soir, alors que tout le monde est couché, que Charlemagne est dans une voiture au milieu d'un champ bien dégagé au pied de son antenne cerf volant, à s'étaler sur un tapis au milieu de la chambre, fenêtre grande ouverte pour entamer demi heure d'exercice. Au début, rien n'était avec moi, le Poulet qui ne dormait pas et qui me regardait dans la pénombre jusqu'à ce que je le débusque. Le lendemain, il est allé s'ouvrir auprès de son père de cette activité maternelle nocturne. Charlemagne à qui je n'avais rien dit, était un peu interloqué. Ensuite, au bout de la première demi-heure, il s'est passé ce que je n'avais pas prévu, étourdissement, éblouis
sement, impossible de faire ma pause lecture ensuite, du coup, le lendemain, j'ai un peu mieux manger au souper et j'ai surtout fait un peu moins de chose.
L'autre jour, j'ai acheté ce bouquin qui me paraissait très bien fait avec beaucoup de photos, une évolution hebdomadaire et surtout un classement en trois programmes (haut du corps, bas du corps, posture et assouplissement). La première semaine consiste en une mise en place des exercices et de compréhension des principes. Je dois dire que j'ai certainement été victime du marketing dans le magasin Résonances où je suis allée. J'ai pris le temps de le consulter sur place, ensuite, il n'y avait pas besoin de matériel particulier (hormis un ballon). De plus, j'ai apprécié le fait que cette méthode ne soit pas violente, qu'elle fait appel au psychisme, il faut pour bien travailler prendre conscience des mouvements qui sont lents et absolument pas violents. De plus, il s'agit de faire trois séances de 1 heure par semaine, je pense que je ferais un peu moins (plus souvent mais moins longtemps). De même au bout de 10 semaines, on peut baisser le rythme pour ne faire que de l'entretien.
J'ai donc commencé samedi soir et j'ai fait deux séances, 30 minutes samedi et 20 minutes hier soir. J'ai la souplesse d'un verre de montre, donc je déguste, parce que même si les exercices ne demandent pas de bouger dans tous les sens, c'est couché ou assis, il n'en demeure pas moins qu'il faut être un peu endurante et souple et franchement, ce n'est pas mon cas. Je suis optimiste pour la suite. A suivre.
02 juillet 2008
LIBRE, OH OUI, LIBRE
Elle n'est pas notre soeur, elle n'est pas notre mère, elle n'est pas notre épouse, elle n'est pas notre amie. Mais elle est la terreur, l'horreur, le chagrin.
Elle est libre et nous, nous sommes, ce soir, allégés.
25 juin 2008
A point
Sur une idée originale de ce site, relayée par Bill, j'avais fait ma petite sélection de livres que j'aurais aimé lire, il y avait des romans et des essais également. Comme, je suis quelqu'un qui croit assez aux concordances des temps et des désirs, je suis persuadée que le sort (il s'agissait d'un tirage au sort) a décidé ce qui était bon pour moi ! Mais, non, je ne suis pas folle, je pense très sincèrement que souvent le hasard fait bien les choses, avant j'avais une expression en permanence au bout des lèvres "Mec Toub", ce qui littéralement, pourrait se traduire par "c'était écrit". Je ne suis pas en train de dire que l'on subit son sort sans pouvoir avoir prise dessus, mais j'aime bien l'idée que les choses se font avec une certaine logique. Bon, de toutes manières, ce matin, je n'ai pas les idées claires et il est évident que je ne suis pas compréhensible. Bref !
Et donc, venons en au fait, j'ai reçu comme livre "Vive le dimanche" (ed de l'Hèbe). Je suis assez fan de ce genre de bouquin bien illustré avec des conseils pratiques, des zooms sur les traditions d'ici ou d'ailleurs. Il pourrait être un peu plus engagé, car je pense que quand on "sanctifie" le dimanche on ne peut pas dire que c'est un jour où l'on va faire ses courses par exemple, cela me parait assez antinomique et pour tout dire, ça m'a agacé. Mais, c'est un livre agréable, il a occupé mes entre midi et deux avec profit. Et un petit test m'a permis de découvrir que j'étais une dimancheuse "Casanière versus famille", amateur d'un certain art de la paresse.
Oui, tiens, c'est quoi mon dimanche idéal ?
se lever vers 9 h, poussée hors du lit par l'idée de déguster devant la porte alors que le soleil n'est pas encore plein sud, des tartines de pain de campagne, du beurre et du miel (je ne serais pas au régime, ce jour-là) ou alors carrément un croissant tartiné de beurre et de confiture (comme à l'hôtel en Espagne), un grand café et un verre d'eau.
lire le magazine qui est arrivé dans la semaine
faire un tour pour regarder ses mails
décider de partir à un vide grenier et finalement y rester pour grignoter un petit quelque chose
rentrer vers 16h avec un beau soleil, ouvrir la maison et se mettre à faire un peu de couture
changer les draps du lit en se disant que ce soir, ce sera tellement bien de se glisser dedans
préparer un taboulé frais pour le soir
finir la soirée en arrosant le jardin
en hiver, ce serait pareil, sauf que j'aurais trouvé quelques minutes pour allumer le feu et que le menu serait fait de pain et de gâteaux qui gonflent (ma marotte des dimanches de pluie). C'est aussi les repas de famille, les invitations chez Viriato qui sont toujours des parenthèses reposantes, des jours de foire en automne. C'est plein de choses, pourvu que le regard soit attentif et ouvert. En général en toutes choses, c'est cela qui fait que peut être pour moi en ce moment, c'est tous les jours dimanche.
12 juin 2008
Des bons et mauvais effets des blogs
Il y a longtemps que ce texte me trotte dans la tête, mais il est difficile à formuler tant il est mâtiné d'un fort sentiment d'ambivalence. Et puis, c'est un peu comme si je sciais une partie de la branche sur laquelle je suis assise. En fait, cela m'est apparu avec acuité au moment où je tournais à vide, je pense donc réflexion faite et cette situation passée, que cela n'était certainement au pire qu'un catalyseur, au mieux qu'un élément qu'il est facile de considérer avec le statut de bouc émissaire. Je m'explique.
Les blogs ont un intérêt indéniable, ils sont un moyen de rencontrer virtuellement (parfois avec passage à l'acte !) des personnes agréables et qui sont prêtes à entrer dans un processus d'échanges qu'il soit intellectuel ou technique (je sais faire cela, je te montre, tu m'aides etc...). Ils permettent également de découvrir d'autres points de vue au delà de son cercle d'amis ou de connaissances. De par la virtualité, la confrontation est moins oppressante qu'elle ne le serait dans la vraie vie. Et pourtant, on s'attache aux êtres qui sont derrière l'écran. Il y a ici des filles que je lis dans leurs commentaires depuis le début ou presque de ce blog, je me suis attachée à entendre leurs voix discordantes, étonnantes, contrastantes.
En fait, je crois que l'on doit pouvoir établir une typologie des blogs, même si beaucoup sont plusieurs tendances, à la fois, concomitament ou en évolution dans le temps, ou par un renversement de leur ligne éditoriale
les prescripteurs de tendances. Combien sommes-nous à avoir cédé à la tentation des livres japonais (en avions-nous réellement besoin ? n'existe-t-il pas l'équivalent en français ?), des patrons citronille, de la laine de la Droguerie, des sacs la Marelle (le mien, je me dédouane, c'est un cadeau !). Au delà de l'envie que cela suscite, il faut être lucide, ce que l'on recherche (on étant un con, je m'inscris avec lucidité dans cela), donc, ce que l'on recherche c'est l'appartenance à un groupe, à un microcosme qui a ses stars et ses moutons suiveurs qui veulent s'insérer dans un groupe (je suis un mouton !).
le showroom. On y regarde comme à travers une vitrine la belle maison, les belles mises en scène, on y voit toutes les semaines les retours de brocante. Les enfants sont beaux et toujours superbement habillés, rien ne dépasse. Et quoi ? Ma maison est en bazar, mon fils se fait des trous à tous les pantalons après les avoir portés deux jours, j'ai des mois où je ne peux pas mettre un centime dans un vide grenier, j'essaie de teindre du linge et ça foire, je n'ai pas le temps de faire des vêtements à mes enfants et pour moi. Suis-je pour autant une piètre femme ? Certes, ces étalages là n'ont pas vocation à culpabiliser qui que ce soit. Ce dont je me suis rendue compte c'est de la nécessité d'auto réguler le passage sur des blogs qui au lieu de donner envie de créer, ralentissent toutes les velléités. Non qu'ils en soient la cause, ce n'est pas mon propos, mais ils sont tellement qualitatifs, que l'on ne se sent jamais à la hauteur et qu'il est alors plus facile de baisser les bras que de se lancer.
les sources d'inspiration. Ils donnent à voir, sans ostentation, on peut me dire qu'ils ressemblent souvent aux précédents. Et bien, non, je ne sais pas pourquoi mais ils sont une invitation à faire, à se lancer. Peut être parce qu'il y a toujours un truc moins parfait, une remarque, un accompagnement, une impulsion créatrice.
les études de marché. On teste un truc et tient si ça vous tente, je pourrais ouvrir ma boutique. Au risque de provoquer des crêpages de chignon au titre de l'espionnage industriel, "c'est moi qui ai commencé, non c'est moi ...". La ministre de l'économie ne s'y est trompée, elle qui a annoncé cette semaine la facilitation de la création de micro entreprises pour je la cite "les dames qui créent des bijoux, des vêtements". Pour une fois, que la femme au foyer est perçue comme autre chose qu'une denrée hautement périssable !
les romancés ou comment prendre du recul sur sa vie en la racontant tout en aidant les autres à s'y retrouver dans leur propre vie. Ils sont justes intéressants, voire parfois importants car ils nous aident à ne pas culpabiliser, à s'ouvrir sur d'autres modes de vie, ils sont des espaces de confrontation.
les "la vie comme elle vient" pas d'artifice, pas de mise en perspective aussi, juste des récits, des fenêtres ouvertes, parfois une certaine gêne pour la crudité de la réalité telle que l'on aimerait parfois l'éviter
les militants, les déchaînés, les étonnants (n'est ce pas Manée et Grand Chef ?), ceux qui disent sans dire, qui donne à réfléchir sans en avoir l'air, ceux qui ouvrent l'esprit.
... il y en a bien d'autres que je ne sais pas voir ou pas analyser. Je crois également qu'une typologie est toujours tendancieuse. Elle est faite par une personne à un moment donné en fonction de ses propres inclinaisons. Je n'ai jamais oublié ce que j'avais lu un jour sur le forum des Lilootes que je fréquentais. Une fille avait lancé l'idée que chacune mette la photo de son atelier. On a ainsi vu défiler des trucs dignes de pages de magazine "Coté bidule". Au bout d'un certain temps de défilés de merveilles, une fille est intervenue pour dire qu'elle n'avait que le coin de son canapé dans son 25 m2 pour installer sa broderie. Elle disait que ce forum où elle venait chercher de l'inspiration lui coupait d'un coup les ailes parce qu'elle se sentait différente. Je n'ai jamais oublié cette intervention. M'a sauté à la figure d'un coup le côté indécent de certaines de nos actes. Les blogs, nouveau mirage, nouveau miroir aux alouettes ? La question reste ouverte, je me refuse à la trancher.
29 mai 2008
Il est ... enthousiasmant
Je ne suis pas la dernière à râler, à me plaindre : "ma pôvre dame, ce n'est plus ce que c'était". Alors, il faut savoir dire quand les choses vont bien. Pourtant, quand je suis rentrée chez le marchand de journaux, je jouais mon va-tout. Un peu du genre : s'il est nul, je ne le rachète pas. J'étais partie pour le feuilleter avant mais pas fou, ils avaient mis un blister sous le prétexte fallacieux de nous offrir un supplément sur les confitures et les chutney. Même le supplément est bien, c'est dire à quel point la grincheuse que je suis (oui, oui, avouez que vous me trouvez mal lunée souvent !) est obligée de s'incliner devant telle prouesse.
Bref, j'ai donc dû acheter pour voir. Et je n'ai pas été déçue. Pourtant -oui franchement, je suis pleine d'a priori à la on, ça fait partie de mes innombrables défauts (mais non, je suis formidable... quand je dors ou que je suis dépressive donc muette, donc gentille)-, je n'aime pas d'ordinaire les numéros de l'été. D'ailleurs, dans mon atelier qui ne m'a pas vu depuis un an environ, si c'est pas malheureux tant de talent (ahahahah) gâché, je les ai classés non pas par ordre de parution, mais par saison. Quand je suis au bord de l'outrage créatif, avec des fourmillements dans les doigts, je me jette sur le placard pour me faire un rail d'automne, ma saison préférée et pas que dans les magazines. Puis, vient l'hiver, puis entre le printemps et ses éternels bébés dodus et l'été et ses éternels homards sur canapé, mon coeur oscille. J'ai qu'à faire des bébés en bouffant des crustacés. Est-ce compatible, le crustacé dans une main, le Charlemagne sur et/ou sous le corps ? A tester. Bref, je m'égare.
Alors, je le proclame, il est bien le dernier Marie-Claire Idées. J'aime beaucoup ses ambiances, surtout les
pages sur la couleur verte (pourtant, encore des restrictions primitives à l'emballement final, je n'aime pas trop cette couleur), le sujet sur la tomate donne envie. Depuis, le temps que je voudrais peindre un meuble,
l'armoire me plaît énormement même si j'aurais peur de me lancer. Je ne suis pas certaine qu'il fourmille de réalisations, mais il donne envie de créer des choses, de s'inspirer. Oh et j'oubliais, le cardigan volanté pour fille. Il me tarde d'avoir la bestiole sous la main pour la mesurer et pour voir si la taille 8 ans peut lui aller. J'ai immédiatement appelé Sister Jane qui quand elle voit mon numéro de téléphone apparaître doit avoir des vapeurs. Il était 12h30 et je me suis dite qu'elle devait flâner en ville. Et franchement, faire un détour de
disons 2 km pour aller à la droguerie, ce n'est pas la mer à boire. Suffit de prendre l'accent du râle du cocker mort pour être certaine qu'elle fera le détour. Elle l'a fait, il reste de la laine, le prix me va, donc si ce soir la Bestiole est bien dimensionnée, je vais me lancer. Oh happy day.
Globalement, le MC idées est joli, enthousiasmant, gai, juste et complètement vivifiant, ah, je suis emballée et il y a bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Il y a quelques redites mais après tout, c'est le lot des "vieilles lectrices", même si certaines le connaissent depuis le premier numéro. J'ai pris son histoire en cours de route, au numéro 28, je crois, et je ne me souviens plus pourquoi, certainement quand j'ai commencé à broder à la naissance de la Bestiole. Depuis, c'est un rituel, parfois il m'agace, mais aujourd'hui, nous sommes redevenus complices.
15 mai 2008
Affreux dilemne
Hier soir, Elle à Table est arrivé dans ma boite à lettres, mais aujourd'hui, Marie-Claire idées est de sortie. Au secours, c'est un horrible concours de circonstance. J'aime me délecter à l'heure du repas de ces magazines, les deux en même temps, ce serait trop. Je vais donc différer l'achat du second à un autre jour, la semaine prochaine, un jour de morne plaine !
Entendu ce matin, sur France Inter, Joseph Stiglitz, prix nobel d'économie, qui développe le principe d'un nouvel indice de développement des sociétés qui prendrait en compte le bien être, la qualité du lien social. Vraiment un entretien passionnant. On peut l'écouter en ligne.
12 mai 2008
Dans l'air du temps
Hier, nous étions invités chez Viriato et madame, à Toulouse. Nous avons mangé puis le temps s'est suspendu quand Viriato a commencé la phrase fatidique par "si on allait...". Étant dans l'état d'esprit du soviétique après un lavage de cerveau, j'aurais à la limite admis qu'il dise "si on allait dans le salon, se vautrer dans le canapé en regardant le facteur chez le plus vieux animateur de la terre" mais non, il a dit "si on allait ... au Muséum". A ce moment-là mon sort était scellé par le cri de joie du Poulet relayé par la Bestiole qui à l'affirmation suivante "et si vous y alliez et me laissiez sur le canapé pour garder le chat", elle répondit "si maman n'y va pas, je reste aussi". Comme je suis une mère éducatrice aussi et que l'avenir intellectuel et développassionnel de ma fille était en jeu, je ne pouvais que m'incliner et sortir définitivement de ma tête l'idée du canapé moelleux.
Finalement, il a bien fait le Viriato car cela m'a fait surtout sortir de ma neurasthénie actuelle, ce qui est vraiment nécessaire à mon équilibre spatio-temporel, car franchement, je ne sais pas vous mais moi, je suis globalement bonne à rien. Bref, le propos n'est pas là. Alors ce Muséum ? Tout d'abord, même un dimanche où les toulousains sont sensés être partis à la mer, il y avait 45 minutes d'attente pour entrer. Ensuite, le site est magnifiquement bien rénové, c'est vraiment très beau.
Mais, mais, je n'ai pas du tout été convaincue par la muséographie, tout comme les autres adultes qui m'accompagnaient en l'occurrence, Viriato et Madame et Charlemagne. Avant, le Muséum présentait des dizaines de milliers de planches d'insectes, de papillons, des bocaux de toutes sortes, des animaux... Aujourd'hui, c'est une sorte de labyrinthe dont la progressivité n'est pas du tout évidente à comprendre, assez peu de choses montrées (il me semble avoir lu que c'était moins de 10% des collections). Les explications sont en marge des vitrines souvent avec une écriture très petite dont la quasi pénombre rend la lecture très compliquée. Les enfants ont peu "accrochés", le Poulet a été très déçu car les dinosaures sont peu représentés, le Musée d'Espéraza est bien mieux organisé sur cette question.
Il y a cependant de très belles pièces, à l'esthétique indéniable, le Musée est beau, les pièces sont bien mises en valeur en particulier l'herbier mais on est très frustré par le côté limité des collections d'autant plus que l'on en connaît la richesse. L'éclairage est esthétique mais vraiment pas idéal, en plus avec des enfants, il faut sans cesse les tenir par la main car il y a beaucoup de monde, on ne voit rien hormis les vitrines et on a sans cesse peur de les perdre de vue ! Par contre, le jardin est superbe, bien organisé, reposant et intéressant par la richesse des plantes.
Pourquoi "dans l'air du temps", parce qu'on a l'impression que la forme l'a emportée sur le fond, que l'esthétique a primé sur l'intérêt scientifique. Dans l'ancien Muséum, on pouvait, par exemple, y aller avec une feuille d'arbre pour la comparer à toutes les espèces présentées, maintenant, il n'est plus possible de faire cela. On a la sensation que les choses sont montrées parce qu'elles sont belles et plus pour ce qu'elles représentent. En effet, le fait que l'explication soit reléguée en bas de vitrine démontre que ce n'est plus ce qui importe. On va me rétorquer qu'au moins des centaines de milliers de personnes y viennent alors que ce n'était pas le cas avant. Oui, certes, mais alors pourquoi ne pas avoir fait deux parcours, un pour ceux qui veulent découvrir un bout des collections et qui seront peut être tentés par aller un peu plus loin dans leur recherche, et à ce moment là, conserver le second musée plus complet, plus scientifique ? Vaste question.












