Clothilde saison 2

Charlemagne, le gîte, le Poulet, la Bestiole et les dernières semaines à la firme

06 juin 2008

Super...stition et grande angoisse

Le temps ne fait rien à l'affaire ! Il a fallu que j'attende que les résultats tombent pour songer à venir raconter mon périple bordelais. Ils sont tombés et c'est bon, je suis donc attachée principale, suivant les traces que Sister Jane avaient ouvertes l'année dernière. Mais, je dois aussi me rendre à l'évidence, ce ne fut pas l'examen de trop mais pas loin. Les concours de l'année dernière m'ont sapé le moral et la confiance en moi, je me suis retrouvée amoindrie dans mes convictions devant des examinateurs qui n'avaient pourtant rien des "tueurs" du concours d'administrateur. Ils ne m'attendaient pas au tournant mais moi, je me suis retrouvée face à une Clothilde que je ne connaissais pas. Au lieu d'être galvanisée par l'enjeu, de retrouver cette envie de réussir qui avant était mon "fort", je me suis découverte penaude, peureuse, apeurée face à des questions que loin de considérées comme des outils pour démontrer un savoir, je pris comme autant de chausse trappe, de croc en jambes. Serait ce le signe qu'il faut en finir avec cette course effrénée aux concours, je le pense. J'ai un boulot qui me fait rire, je m'épanouis complètement, on me laisse entendre que j'ai des ouvertures pour le futur, j'ai un projet personnel avec le gîte, j'ai une famille. Et bien, restons en là, au moins pour un temps. Savourons le plaisir d'être là où je suis. Et laissons pour un temps les rêves qui ne sont plus vraiment les miens (avec un regret éternel, celui de n'être pas arrivée au bout). Il faut savoir finir une guerre, celle contre moi est terminée, il faut que je profite de ce que j'ai et ne plus me contraindre à chercher sans fin, ce qui peut être est déjà là.

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19 mars 2008

Replonger

Le premier saut est toujours le plus dur. Au début, on s'en fait tout un monde, on se demande si on n'a pas perdu la main, on recule, on va se promener, regarder le journal et puis un peu dehors aussi. On se dit que ce sera mieux demain, pourtant on y pense quisqu'on essaie de dégager du temps. J'étais rester entre midi et deux, j'avais organisé les choses pour avoir ce temps-là. Mon chef, hier, s'était étonné de m'avoir toujours au bout du fil, il s'en était inquiété, est-ce que je prenais assez de temps pour manger, pour m'aérer. Il a dû faire un stage sur le sur-investissement du cadre dans son travail et ses conséquences sur la santé mentale ! Ces questions étaient agréables finalement, il s'occupait de cela aussi, du bien-être de ses agents. Il avait peur que je sois un peu esseulée dans mes bureaux loin de Carcassonne, il me demandait si ça allait avec les secrétaires. Oui, finalement, pas des mauvaises filles, faut juste les tenir à distance, comme j'ai toujours fait, de la famille et de la vie qui commence à 17h. Mais, ce qu'il ne savait pas, c'est que ce temps grapillé entre midi et deux, c'est un temps qui m'a permis ce matin de replonger dans l'univers des épreuves de 5 heures, que je réduis à 4 pour me formater au concours, des pages blanches qu'il faut noircir.

Cette idée me faisait horreur. Je me suis réinscrite à la formation de Paris dans un geste irrésolu, sans bien y réfléchir. Quand le premier cédérom est arrivé, je l'ai regardé avec effroi, je l'ai posé dans un coin de mon bureau et de ma mémoire. C'était impossible de m'y remettre, 4 heures devant des papiers, non, c'était impossible, mon esprit n'était plus à cela. Alors en pareil cas, la première fois, il ne faut pas trop anticiper, il faut s'y mettre comme quand à la piscine on se jette à l'eau sans réfléchir aux gouttes froides.

C'est fait, le devoir est fini : "la rémunération des médecins". L'année dernière, j'aurais trouvé cela rédhibitoire, cette année, je me dis que c'est une occasion de découvrir des choses, de savoir que le secteur 2 est réduit à certains grands pontes de la faculté de médecine que les autres médecins ne peuvent pas s'y inscrire librement. Des idées en passant. Il fallait s'y remettre, pour rien certainement, au moins pour dire que je n'abdique pas si facilement que cela ! Et je réouvre la rubrique "dans mon cartable" qui n'est pas restée longtemps inactive ! Folie

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07 février 2008

Planning

Permettez-moi de vous annoncer une grande nouvelle, à partir d'aujourd'hui et jusqu'à fin mars, je ne fais rien. Je ne suis pas en vacances, vu que je vais au travail, mais depuis quelques temps, depuis que je me suis débarrassée d'un méchant volatile, aller au travail, ce n'est plus du travail. C'est autre chose, du plaisir. Je ne suis jamais lasse de rien. On ne se doute pas à quel point, l'ambiance au travail peut avoir un impact sur la totalité de sa vie. Lorsque j'étais à la firme, j'avais l'impression de peser une tonne, pour téléphoner à quelqu'un, il fallait d'abord se demander si c'était possible, si la Mouette n'allait pas y trouver une tentative de déstabilisation de son autorité. Ici, c'est le contraire, je suis en autonomie totale, je suis libre de mes activités, de mes décisions, c'est assez étonnant. Mais je m'aperçois que j'ai encore des réflexes de défense. Je ne suis pas à me jeter sous le bureau dès que le téléphone sonne mais je suis méfiante. Je pense qu'il faut du temps pour se faire à l'idée que l'on est passé à autre chose. Il y a des détails tout bêtes, je suis libre et responsable de mes horaires, du coup, je me prends à rester plus tard le soir parce que j'ai des choses à faire. J'ai toujours pensé qu'un carcan était un mauvais choix stratégique pour un patron qui veut responsabiliser ses agents. Être libre, c'est pour ma part, retrouver l'envie de travailler, de donner de son temps et de son enthousiasme. Bref, tout cela pour dire que je travaille.

Mais, il y a toujours un mais, certes, je laisse tomber les cours, les épreuves, les jus de crâne trop longtemps macérés ! Mais, juste pour mieux revenir. J'en veux pour preuve les remarques de mon éminent collègue, celui par qui le scandale du lâchage de mon ancienne firme est arrivé, vu que c'est lui qui est venu me débaucher. Au sens premier du terme, pfff, vous avez mauvais esprit. Charlemagne est jaloux moyen de ce bellâtre qui a pour lui d'être jeune et dynamique mais qui a aussi contre lui d'être jeune et dynamique. Je ne suis pas en train de dire que j'aime les vieux croulants, mais le coté golden boy, m'a toujours fortement agacé. Je me dis que ce n'est pas fait pour durer et qu'un jour ou l'autre, on se retrouvera fatalement devant un vieux machin ventripotent. De plus, je ne vois pas pourquoi je regarderais ailleurs parce que 1) je n'ai aucun pouvoir de séduction (je suis méga rationnelle quant à mon sujet) 2) j'ai Charlemagne, le seul, l'unique qui m'a trouvé un jour des attraits et rien que pour cela, ce n'est pas la peine de chercher plus loin, ce que l'on a chez soi, bien à soi. Je m'égare et vous allez finir par croire que cet élan de justifications cache quelque chose, non, non et non. Bref, mon golden boy à qui j'avais fait part de mes notes et de mes interrogations quant à la suite a eu cette phrase d'une réelle et profonde poésie : "ben, si tu le faisais pas ce serait gâcher la marchandise". Chez les cathares, on ne s'encombre pas de formules alambiquées, on fait dans le pragmatisme rude des hommes du terroir. Et ça a le mérite d'être clair et lumineux.

Donc, à toute décision, il faut une stratégie. Que je déroule ci-dessous.

- Objectif : avoir le concours, tout en sachant que cette année, j'étais dans la configuration idéale, bien préparée, en forme. Et que donc, je peux potentiellement me vautrer l'année prochaine

- Contexte : moralement, il est impossible et non souhaitable à mon équilibre psychomachin déjà fort altéré de repartir avec autant de stress. Parce que cette année, je n'ai pas eu la sensation de trop travailler, mais j'ai eu la certitude de ne jamais me vider la tête et c'est contre cela que je dois lutter.

- Conditions : mon principal problème est la préparation, il faut que je trouve le moyen de faire des devoirs, pour ne pas perdre la main. Alors, je ne sais pas trop comment faire pour cela. Il existe une préparation mais elle ne commence réellement qu'après le concours 2008, elle est en fait décaler d'un an, à chaque session. Il faut que je fouille les formations du CNED pour voir si rien n'existe. Je vous tiens au courant.

Mais, j'ai une patate !  En fait, je me sens libérée depuis que les notes sont arrivées. Je sais que je ne l'ai pas eu mais je sais aussi qu'un espoir existe. Je suis contente, je n'ai jamais été aussi contente de rater un truc, c'est débile. Mais, je suis soulagée de ne pas avoir découvert que c'était perdu. Là, ma décision était facile à prendre et quand on est une indécise chronique, on remercie ces situations évidentes. Et aujourd'hui, j'ai le nouveau Marie-Claire idées sur le bureau, quelle belle journée ...

Photo

Du brouillard sur ma route ce matin

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06 février 2008

Mes notes

Ce que je craignais est arrivé, j'ai bien eu une note éliminatoire, j'ai eu 340 points et il en fallait 353. Mais, il y a du bon dans tout cela, j'ai de l'espoir, je ne voulais pas tomber dans l'énergie du désespoir, je crois que je suis lucide en disant que ce n'est pas inaccessible si je travaille ce fichu droit.

L'écrit :

  • culture générale  : 13
  • valorisation des acquis de l'expérience : 12
  • questions sociales : 10
  • économie : 10

L'oral

  • droit public : 4 (éliminée)
  • informatique (option, que les points au dessus de la moyenne comptent) : 4 (pourquoi mettre une note éliminatoire à une option, quelque chose m'échappe)
  • grand oral : 10
  • finances publiques : 17
  • gestion des collectivités locales : 14,5

Voilà, des regrets, beaucoup, de l'espoir, beaucoup également. Je renais de mes cendres !

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02 février 2008

Déçue et vidée

Merci pour tous vos messages. Aujourd'hui, je me sens vide, tout simplement. Je sais la valeur de ceux qui l'ont eu, j'avais sympathisé avec un garçon qui passait l'oral pour la seconde fois, nous étions les seuls deux rescapés de l'écrit de Bordeaux. Il en était à sa troisième tentative et donc la dernière, puisqu'on n'a "droit" qu'à 3 présentations. Je sais donc que l'on ne claque pas des doigts pour l'avoir, c'est un travail de longue haleine. Je ne galvaude pas les capacités des autres, loin de moi cette idée, de plus, j'ai toujours refusé de me penser "toute seule contre le monde entier", je n'ai pas une âme de victime. Les jurys ont l'habitude de dire qu'à l'écrit, on choisit ceux qui ont la maîtrise des sujets et à l'oral, on choisit des collaborateurs, ceux avec qui les membres du jury pensent avoir envie de travailler. Je n'ai pas su me vendre au grand oral, et je me suis plantée techniquement en droit. J'attends mes notes mais cela devrait refléter ceci. Pour l'avoir, il fallait y croire plus que ce que je n'y ai cru. Dès la première épreuve, j'ai dit à Charlemagne que je n'avais pas le style, il m'a répondu que l'habit ne fait pas le moine, certes, mais la prestance, la confiance en soi sont des composantes du charisme. Et ils attendent des personnes charismatiques, qui dégagent de la sagesse et du recul, je n'ai pas donné cette impression, j'en suis certaine. Je me suis laissée débordée par l'enjeu, le grand oral a été ma première épreuve et j'ai eu l'impression de couler, que ce que je disais était bète. Le garçon que j'ai rencontré était intelligent, posé, concis, réservé mais il savait aussi que c'était sa dernière chance et il a donné ce qu'il fallait pour l'avoir. En un mot, il le méritait.

(..., un passage enlevé parce qu'encore une fois Aline me rappelle à la réalité, et elle a raison)

Je n'ai jamais été aussi bien préparée que cette année, alors, faut-il tenter le diable de le repasser en octobre prochain (promis Aline, si je prends cette décision, je ne vous gaverais pas avec cela, ce sera en off) ou laisser passer une année avant de m'y remettre, autrement ? je ne sais pas. Que des questions, pour le jour d'après. Aucune réponse et beaucoup d'incertitude.

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01 février 2008

Sale temps

Un problème gastro intestinal hier et avant-hier. Partir au lit à 18h, ça ne me ressemble pas !

Une montée en pression pour cause d'approche des résultats.

Sale temps pour la Clothilde, qui tente de se donner une consistance dans le silence apeuré de l'échéance qui approche. On a beau se dire que l'on s'en fiche, on a beau se dire qu'il y a et aura plus grave dans la vie. On a beau faire semblant, le ventre noué (mais aucun lien avec le truc d'hier qui relevait davantage de l'intoxication alimentaire, rien que de penser aux pâtes au roquefort, j'en ai des hauts le coeur) est là pour qu'à chaque instant, on n'oublie pas que c'est pour lundi. Je n'y crois plus et en le disant, je me dis que j'aimerais encore y croire un peu. Qu'on en finisse, que l'on m'achève, mais vite et proprement !

La seule question est désormais : qui de Clo ou des fourmis rouges l'emporteront ? Verdict, lundi !

LES FOURMIS ROUGES SONT TROP FORTES. LES RESULTATS VIENNENT DE TOMBER. CE SERA SANS MOI !

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12 janvier 2008

Qui est-ce ?

Coucou, vououous. J'arrive à peine de Paris par le train. Pour la bannière, je n'ai aucune explication, vu que j'ai le même problème entre mon ordinateur à la maison et au bureau ! Je cherche et je vous tiens au courant. J'ai ramené plein de trucs à vous raconter, mais je vais faire bref aujourd'hui. Je vous raconterai qui j'ai vu et raté, ce que j'ai fait, vu, photographié. J'en ai plein la tête.

Parlons principalement de la raison de mon voyage (Telle, tu as mauvais esprit... en plus quand tu vois la horde d'hystériques dans les Galeries Lafayettes, le mercredi à 17h, on se dit qu'être adepte de la décroissance est un concept d'avenir !). Bref, les oraux dans l'ordre chronologique.

Jeudi

Grand oral (coef 5) : Que faire face au manque de médecins dans certains secteurs géographiques ? Commentaire à partir d'un texte. Impression : très moyen.

Gestion des collectivités locales (coef 4): Les compétences des collectivités en matière d'hygiène et de santé publique. Impression : bon. Oui, il me semble que ça s'est très bien passé parce que je connaissais bien le sujet et que les examinateurs m'ont dit à la fin "il reste 2 minutes pour que l'on arrive à vous coincer". Sous-entendu que j'avais assuré avant.

Vendredi

Droit public (coef 3): Les services publics constitutionnels. Catastrophe intégrale. J'espère éviter la note éliminatoire (5), deux profs de droit qui sont partis dans tous les sens après m'avoir dit que la constitution ne parlait pas de services publics mais seulement, ils existent en creux par la jurisprudence du Conseil Constitutionnel, que évidemment, je ne connaissais pas. J'ai perdu pied, je leur parlais en me disant que j'étais pathétique et au final, je l'ai été.

Informatique (option, seuls les points au dessus de 10 compte. Coef 2) : Qu'est-ce que la gouvernance informatique ? Je n'aurais pas de point supplémentaire, je pense, ce fut assez technique. Et un des deux examinateurs, bronzé et habillé genre "Bill Gates, jeune et beau" faisait semblant (j'ose l'espérer autrement, cela signifierait que je suis complètement soporifique) de s'endormir pendant que je dissertais !

Finances publiques (coef 3) : La politique patrimoniale dans le secteur public français. Je pense que cela a été bon, je connaissais le sujet et puis, ils sont partis sur des questions sur la valeur du patrimoine, son évaluation, valeur marchande ou morale. A tel point que quand le réveil a sonné au bout des 30 minutes, ils m'ont proposé de continuer notre bavardage.

Mais, voilà, un bilan assez mitigé. En plus, j'ai appris avec le temps à me méfier de tout le monde, avec le recul, je me dis que peut-être ceux qui m'ont mis en confiance, se sont joués de moi. Je n'ai aucune certitude. Mais une conclusion, pour certains, ce type d'oraux est un moyen d'humilier les étudiants, de les voir se débattre et s'en régaler. Pour d'autres, on sent qu'ils veulent voir ce que le postulant a dans le ventre, pas un savoir appris dans les livres mais un état d'esprit, une manière de pensée. Parfois, c'est un mélange des deux comme en Gestion des collectivités locales. En un mot, j'y ai pris du plaisir, sauf en droit où en sortant, j'ai appelé Charlemagne pour lui dire que j'abandonnais. Sa réponse a été sans appel. Parfois, il faut quelqu'un pour s'entendre dire deux ou trois vérités. Maintenant, vous permettez que j'aille profiter de ma liberté de ne rien faire !!!!!!

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08 janvier 2008

Je ne m'enfuis pas, je pars, je vole

Merci à Sister Jane (qui sponsorise grassement mon voyage), le Poisson rouge au grand nez (qui pour une fois, n'est pas du voyage, espérons que ce ne soit pas un mauvais présage, mais bon, vraiment, c'est mieux avec, parce qu'il m'a toujours porté chance), le poisson rouge aux grands pieds, la jeune mère de famille et la Ténardière, Aline, Fa, Anne, Atlante, Orient, Bill, Roxy (j'ai beaucoup aimé quand vous avez dit "à toutes les intervenantes de ce blog" parce que je trouve sympa l'idée d'un espace à partager avec vous), Telle, Sissou... bref, je viens de me mettre à dos toutes celles que j'ai oublié mais qui m'ont souhaité bonne chance. MERCI à toutes, je vous emporte avec moi. Aline, je n'ai pas eu le temps d'écouter notre vénéré chef (que sa mémoire soit bénie pour des siècles et des siècles), je vais essayer de le podcaster. Parce que 1) j'adore te faire plaisir 2) il faudrait pas qu'il prenne l'idée à un examinateur de me demander ce que j'en ai pensé, on ne sait jamais. Donc, suite au prochain numéro. Je suis sûre que je vais croiser un cyber café auquel cas... Allez les gars (oui, Telle, j'ai tous les droits ce soir), je vous dis à bientot.

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03 janvier 2008

Combien de dodos ?

Je voudrais écrire un texte léger car j'imagine que de l'autre côté de l'écran, vous devez en avoir soupé de mes jérémiades et je vous comprends. Mais, je n'y arrive pas. Je dois avouer que je pète de trouille. Jusque là, je prenais les choses avec philosophie et pas mal de recul. J'ai toujours dit que si je n'avais pas ce concours, je n'en ferais pas une jaunisse et c'est encore vrai. Mais, ce qui m'angoisse, c'est l'incertitude, si je ne l'ai pas les choses sont simples, faciles, même. Je rentre dans mon boulot à fond, je sais vers quoi je vais et tout va bien. Si je l'ai, tout se corse, tout devient moins évident. Et pourtant, Charlemagne me le serine à longueur de soirée, à chaque fois que je lui dis que je suis perdue, complètement dépassée par les évènements, en proie à des doutes énormes : "c'est la chance de ta vie". Lui, se projette dans des années, quand la formation de 18 mois sera finie, quand j'aurais la possibilité de choisir un boulot, tout ce qui normalement devrait enthousiasmer n'importe qui.

Mais voilà, moi, j'ai un problème depuis des années et des années : aucune capacité d'adaptation et de projection. Je suis dans la panique de l'instant. J'ai peur et envie en même temps, je panique de me retrouver sans un mot à dire devant les examinateurs en même temps que de voir ma vie bouleversée si ça fonctionnait. Il n'y a rien à répondre à cela, hormis peut être de se laisser porter par les événements et d'attendre que cela vienne. Je ne sais pas faire autre chose. Je voudrais être plus vieille de quelques semaines. Allez, fuyez, allez voir des blogs plus rigolos, ici, c'est morne plaine !

Aline : C'est pas une question à la on. La réponse est que si je ne me fais pas violence, je ne progresse pas. Et que c'est aussi le moment de faire des choix qui peuvent être positifs dans l'avenir même s'ils paraissent indépassables aujourd'hui. 

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30 décembre 2007

Omnubilée

Je ne pense plus qu'à cela, au moment où je poserais un pied hors de la salle d'examen et où je pourrais dire : "c'est fini". Parce que je ne veux pas me retrouver bête, avec un grand blanc, le jour des oraux, je m'astreins à travailler tous les jours, de deux à trois heures. Mais, je n'en ai aucune envie, ça m'a rarement fait cela, une véritable overdose de cahiers et de trucs à ingurgiter. J'ai l'impression de rien apprendre, ça déborde par tous les pores de ma peau. Je suis à saturation totale. Alors dans ces moments-là, je pense au "ouf" de soulagement que je pousserais ce vendredi 11 janvier à 18h. Ce sera terminé, je pourrais alors me lancer à brides abattues dans mon nouveau travail, je pourrais m'investir dans la décoration du gîte qui m'attend, je pourrais ressortir ma machine à coudre. Et je pourrais surtout arrêter de culpabiliser sur le temps que je passerais à faire autre chose que d'apprendre, je pourrais souffler après un an et des poussières intensif qui me laisse maintenant sur les rotules. En un mot comme en 100 : je veux être libre. Libre dans ma tête, libre de choisir mes activités sans penser que je devrais faire autre chose, je voudrais être libre. Dans 15 jours, ce sera bon. Allez, 15 jours, c'est rien. Allez, MOTIVE-TOI, ça en vaut la peine !!!

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