31 août 2009
Reprise
Acheter Marie-Claire idées. Laisser le soleil lécher les draps en guise de réveil. Réentendre la voix douce de N-Demorant. Vous lire, rougir, et vous dire que je suis celle que je dis. Je tiens trop à votre prèsence pour vous mentir. Reprendre le chemin du travail emplie du bien et du plaisir de ces vacances. Allez hop, debout !
30 août 2009
L'album est en ligne, à droite
Toc, toc, toc sur l'écran
Je tapote pour réveiller le juriste impatient qui a dû s'endormir, devant l'écran, bien ingrate que je suis, mais il me fallait bien une nuit, bien réelle, après mes insomnies de la semaine pour prendre un peu de recul. Ce fut.... "plus mieux" que dans mes rêves. Tout s'est merveilleusement bien passé.
La mise en place, aucun problème, il faut dire que sans nos amis, rien n'aurait été aussi simple, ils sont là, ils nous aident à un point qui nous fait rougir de gêne, on a l'impression que les choses se font sans y prendre garde. Ensuite, le coiffeur, demi heure d'avance, c'est fait pour rassurer la stressée que je suis. Récupérer le centre de table, et la fleuriste qui s'est amusée à faire une "prairie fleurie", un très joli décor qui allait tellement bien avec le reste de la décoration. Et puis, une grosse livraison de plantes et de fleurs, nous avions dit que nous ne voulions pas de cadeau, pour une inauguration enfin..., et nous avons été gâté au possible.
Les invités ? Tous là (sauf Sister Jane qui est allée faire la bergère dans le Cantal et une autre qui courait dans les vagues à Biarritz), quel bonheur de les voir arriver les uns après les autres, de sentir ces présences. Le Président ? Très affable, et moi infiniment à l'aise avec lui. Le ruban, la visite, les discours, tout a glissé, facilement, sans souci. Le Président a été réellement épaté par la maison, il veut revenir pour une visite privée avec son épouse, il a voulu voir plein de détails. J'ai officié dans le rôle de guide, c'était très plaisant contrairement à ce que je pensais. Et au détour d'une pièce, croiser des têtes connues, des amis, mon chef qui était venu avec son épouse, c'était fabuleux. Et entendre, les commentaires sur le gîte, des choses si gentilles.
Pour le discours, deux personnes l'avaient lu, mais pas Charlemagne, je voulais lui faire la surprise, j'étais très émue, parler devant une assemblée de 90 personnes n'est pas chose aisée. Je n'ai pas tremblé, puis la Ténardière, maire adjointe a parlé pour rappeler combien notre projet était raccord avec la politique municipale. Et enfin, le Président, qui a dit des choses sur la maison, sur notre projet, qui m'ont beaucoup touchées. Une flûte, puis deux de kir et la soirée pouvait commencer, raccompagner notre hôte de marque à sa voiture et me voilà toute à mes invités, gaie et confiante. Et oui, le poisson était bien à l'épaule, parce que je suis dingue de lui.
L'album photo suivra dans la journée, j'attends les clichés des uns et des autres. Voilà le discours, Clic
29 août 2009
Suite des aventures du poisson en strass
Il avait beaucoup ri, il s'était beaucoup amusé à lui faire peur "le Président est là" et maintenant c'était vrai, il était là, imposant, face à lui. Il allait falloir composer, ne pas expliquer l'inexplicable, la disparition soudaine, les mots manquent, la gorge se sèche. "Bonjour, Président, merci d'être venu, ce moment est très important pour nous". Nous mais qui compose ce nous énigmatique là où il n'y a que du "je" solitaire. Passées ces quelques paroles convenues, les invités tous arrivés, on ne pouvait plus reculer, il fallait se lancer, proposer les ciseaux, où les avait-elle mis ? Les questions se bousculaient dans sa tête, inquiet, il n'était plus question de l'être, on ne pouvait plus faire semblant, il fallait commencer.
Soudain, une main en englobe une autre, des doigts cherchent, le ventre se tend, les frissons parcourent un corps déjà tendu par l'appréhension. Elle est là, juste à côté, arrivée comme une ombre, elle se pose derrière le ruban, entre Charlemagne et le Président, elle baisse la tête, elle a la figure de ces jours de stress, qu'il connait bien. Et pourtant il est soulagé, il avait tellement peur que ce soit le visage de la colère qu'elle n'arbore. Il se sent mieux, mais il sait aussi que pendant deux heures, il faudra la porter à bout de bras, l'accompagner dans cette soirée qui est pour elle une épreuve. Il sait que dès que le Président sera parti, elle ira mieux, elle se sentira un peu plus chez elle.
Le ruban est coupé, un petit bout pour elle, un autre pour chaque enfant pour les remercier de ces 4 années de patience et un autre pour Charlemagne, celui qui l'aura certainement le plus mérité. Il faut maintenant monter les marches, commencer la visite, obligé qu'il est de la laisser faire seule, dans un tête à tête sidérant avec le Président. Il doit pendant ce temps faire patienter les invités, qui pourront ensuite visiter par petits groupes pour respecter la maison et ses faiblesses. Il la regarde s'éloigner, brusquement, elle se retourne au milieu de l'escalier, le regarde avec des yeux qui en disent long. Il lui fait un signe, ce signe dont elle se souvient encore, 12 ans après, ces petites mimiques qui au pied de l'autel avaient scellé leur confiance en l'avenir, leur passion. Aujourd'hui, elle les retrouve, alors elle porte la main à son épaule, et d'un geste délicat effleure les nageoires de strass qui vraiment, lui portent bonheur.
Se prendre au jeu ou comment soigner une insomnie prévisible
Il est 17h15, soudain sur le gravier bruissant du pas des premiers invités qui arrivent doucement, Charlemagne apparaît. Il semble sans s'y méprendre qu'il est aux abois. Pourtant la matinée avait semblé bien commencer. Dans son beau camion frigo, il avait contenu les tables et les chaises. Il n' avait pas été bien difficile, aidé par une équipe de choc, de mettre en place la soirée. A midi, des grillades avaient été des mets tout indiqués pour se sentir légers en vue de l'échéance qui approchait à pas de géant.
Il savait que cette soirée, il l' avait attendue depuis des années, au plus froid dans le souterrain qu'il débarrassait de ses gravats déjà il prévoyait la liste de musique à passer. Tous les moyens étaient bons pour oublier la dureté du labeur.
Le moment était enfin arrivé et pourtant un grain de sable semblait tout à coup s'insinuer dans la belle mécanique. L'heure tournait, déjà 17h20 et toujours rien. On ne pourrait pas longtemps cacher aux invités ce qui se tramait, il faudrait bien expliquer. Il n'aurait jamais dû lui répondre : "mais non, je ne m'inquiète pas puisque tu t'occupes de tout". Était-elle en train de lui rappeler la rudesse de ses paroles ?
Et à quelques mètres de là, face à sa glace, se scellait l'avenir des nageoires en strass...
(la suite palpitante de "mon poisson va-t-il sortir de l'anonymat" à 17h30 pétantes sur ces ondes)
Pour celles qui auraient un doute, je les rassure, je sais qu'il y a plus grave et plus intéressant que ma petite vie dans le monde...
28 août 2009
Y penser toujours, n'en parler jamais !
Avant hier soir, comme dans les grands hôtels, le jour des Césars, la joaillerie Chopard est venue me livrer à domicile, la dame qui s'occupe de cette illustre maison avait tout compris de mes goûts et a même laissé la possibilité au poisson de rester dans la course, la grande classe en somme.
A l'heure qu'il est j'imagine à peu près tout et n'importe quoi. Charlemagne se régale de me faire sursauter en me disant "Oh". Là, je me retourne. "Clothilde", d'un air apeuré. Là, je frémis : "le Président est là". Et là, je blémis. Oui, je suis tartignolle. Mais, j'avais dit que je ne parlerais pas de cela.
Les vacances sont presque terminées, plus que deux jours. J'en avais beaucoup attendu au départ. J'ai beaucoup craint aussi parce que je les sentais filer sans pouvoir les retenir. Et pourtant, elles sont riches de plein de choses. La fatigue ne s'est pas faite oublier mais je crois que c'est plus de la nervosité mal placée, de l'angoisse par bouffées qu'une véritable fatigue. Je crois que ce qui a véritablement changé, c'est le regard sur certaines choses qui étaient jusque là anesthésiantes. Par exemple, je ne brodais plus, parce que c'était pour moi une activité récréative du soir, du moment où l'on ne peut pas faire autre chose. et je culpabilisais de ne plus le faire. J'ai découvert le plaisir de broder une heure par ci, par là en pleine journée sans penser que c'était du temps perdu. Et cela, c'est vraiment nouveau. Il s'agit d'un autre regard posé sur ces activités, comme si chacune était à soi. J'ai passé beaucoup de temps à réorganiser la maison, je n'ai pas tout fini, le coin de l'ordinateur n'a pas changé parce qu'on n'a pas encore trouvé l'idée qui le transformerait réellement, il mature. Mais, le reste est à la hauteur de mes attentes.
Il y a des points noirs, le congélateur ne s'est pas rempli de sauce tomate, de ratatouille. Je n'ai pas renoué avec la cuisine comme j'aurais aimé le faire, il faudra que cela vienne pour la rentrée, je ne recommence pas à improviser tous les soirs, trop d'énergie dépensée pour rien, pour un résultat décevant.
Je reprends le travail lundi, mon chef, hier a commencé à m'envoyer des mails pour me mettre au courant des dernières nouvelles de la maison, il faut absolument que je me repose sur lui, sur ses mots qui rassurent. Il croit en ce que je fais, il faut que je trouve en lui les moyens de croire que je peux arriver à bout des deux dossiers qui m'attendent et qui me sidèrent de peur. La confiance doit venir de cette attente. Au mois d'août, j'ai commencé à regarder de nouveau du côté des concours, et cela n'est jamais bon signe. C'est quand je perds le fil de ma vie d'ici, quand je ne la vois plus par son coté positif, quand je commence à me demander à quoi je sers, je regarde alors les chimères de ce que je pourrais être.
Ici, il y a quelques mois, je vantais les mérites et les attraits d'une vie simple et dépouillée. Je me régalais de lire pour le plaisir et non pour apprendre, de coudre, de papillonner, de rêvasser. Et à coté de cette fille-là, il y en a une autre qui rêve toujours d'autres choses, quand elle est tenue à distance, la vie est plus simple, quand elle revient dans le jeu, elle complique les choses, elle donne à penser qu'autre chose est possible, mais quoi ? Cette année, il sera question de la tenir à bonne distance et pour cela, il faut peut-être que je nourrisse mieux la simplicité. A suivre.
Lire absolument ce texte (clic).
27 août 2009
Causette
J'avais parlé, il y a quelques temps, de ce nouveau magazine féminin. L'accroche en est "plus féminine des neurones que des capitons". Je ne poserais pas un avis définitif sur ce magazine, car j'ai eu entre les mains le numéro de l'été et donc, il faut (peut-être) mettre une partie du ton employé sur le compte des sujets légers de l'été.
En aparté, je dois dire que quelque chose m'a prodigieusement agacé. J'ai eu un commentaire un jour ici qui disait :
"Quelqu'un a vu le numéro 3 de Causette !!??
Génial.IncroyableGénial.Incroyable. Je m'abonne.
http://brindecausette.fr"
Vous avouerez que cela ressemble à s'y méprendre à une publicité clandestine, ce que j'ai dit à l'auteur via son mail, j'attends encore une réponse. Je ne suis pas contre une discussion étayée avec un minimum de fond parce qu'enchaîner les superlatifs n'a jamais fait une démonstration qui se tienne. Et pour un magazine qui prône le 0% de pub, c'est un peu antinomique me semble-t-il !
Bref, ceci n'est pas le fond de la question. Sur la totalité du magazine, il y a des articles disons un peu fouillés qui apportent un angle de vue intéressant voire nouveau. Mais franchement, vous savez ce que je me suis demandée en le lisant : "ne suis-je pas en train de vieillir". Oui, je ne me suis pas reconnue dans beaucoup des articles par le ton pseudo léger employé, du style : "la burqa, c'est lourd quand c'est mouillé". Alors même que la ligne éditoriale tourne autour de mes centres d'intérêt : l'écologie, le féminisme moderne c'est à dire conciliant vie de femme, de mère et d'épouse. Mais, le ton complique la lecture, j'avais l'impression d'avoir face à moi ces militantes excitées qui veulent être drôles et convaincantes et qui sont juste pénibles. Les sujets sont balayés, juste évoqués là où l'on aimerait un peu plus de fond.
Ma seconde question est juste :"peut-être que je ne suis pas intéressée par les magazines féminins". Parce que je me moque du quart comme du tiers des préoccupations qui sont soi-disant féminines : l'épilation, les fringues, la contraception. Ça fait partie de notre vie de femme et on n'a pas plus besoin que cela d'en savoir plus sur l'épilation dans le cours de l'histoire, c'est en plus super dur à placer dans un dîner en ville : "saviez vous que Cléopatre s'épilait à la cire chaude déjà". Ça plombe un peu la conversation. Quant à la contraception, on n'a jamais fait mieux que le bouquin de Winkler.
Il ne faut pas confondre des magazines féminins et des magazines féministes. Elle et Marie-Claire étaient (sont) féministes en cela qu'ils défendent des combats de femmes. L'ineptie est de se dire féministe et de ne parler que des préoccupations (et non des combats) de femmes. Il n'y a rien de plus misogyne que de donner à réfléchir une femme que sur des questions bassement féminines. En quoi cela peut-il être révolutionnaire. ? En cela, le Nouvel Obs, par son manifeste des 343 est devenu un journal de la cause des femmes au même titre que Elle ou Marie-Claire, dans leurs grandes heures. La différence entre les deux types de presse, c'est qu'une s'adresse aux femmes et l'autre au genre humain dans son universalité. L'avortement, l'accès à la contraception, la violence faite aux femmes sont des combats féministes, pour tous.
Tout cela pour dire que je m'égare et que je réserve mon avis en attendant les prochains numéros. Et vous, vous en avez pensé quoi ?
26 août 2009
Juste sortis du four
Ils ne sont pas directement sortis de mon imagination mais d'une visite sur ce blog ce matin, ils serviront à décorer la table. J'y est passée une partie de l'après-midi, c'est fastoche à faire.
Quant au marquage du chemin, j'ai eu l'idée ce matin entre les petits cailloux blancs et les bougies... mystère ! A suivre.
Ma journée : recevoir des cartons d'invités qui s'excusent, un peu déprimant, j'espère que l'hémorragie va cesser ! Espérons que ceux qui ne disent rien viennent ... Oui, je suis optimiste de nature !
Juste sortis du four
j-5. Droit de réponse
Je dis quoi ? Que j'ai bien fait de vous demander votre avis, entre la robe et le pantalon, oui mon coeur balançait et vous avez tranché pour moi, ce qui est, avouez-le, pour une incorrigible indécise comme moi, super confortable. Mais, malgré le concert unanime, ma religion n'est pas faite au sujet de la broche. Certes, je ne la porterais pas où je l'ai positionnée. Il faut dire que mon mannequin a plus de formes que moi, qui en ai déjà des avantageuses que je céderais volontiers contre bon soin. Je déteste plus que tout au monde mon 90D, qui me débecte depuis des années mais que je ne parviens pas à faire rétrécir. Heureusement, il a été inventé des trucs qui masquent un peu mais ce n'est pas encore demain que j'aurais une silhouette enviée à la Sebberg. Bref. Dame Tartine, que je retrouve au gré d'un commentaire (quel plaisir de te lire) a tout à fait résumé le but et l'essence de cette broche. Je ne vais pas faire de grandes phrases grandiloquentes mais je dirais seulement que ce bijou, c'est moi. Et sans elle, je me sentirais peut-être pas moi. Je ne suis pas une dame, je me refuse même en des circonstances comme celle-ci à en devenir une.
Dame ? Mais quelle définition est-ce que je mets là-dedans ? En gros et pour faire court, quelqu'un d'installé et de sérieux. Je veux avoir un brin de décalage, n'être pas là où on m'attend, ou plutôt si y être par le fait que je suis celle-là. Celle qui mettrait une broche originale sur une robe sobre. Je ne sais pas si je suis claire. D'un autre côté, je ne veux pas être ridicule, c'est donc pour cela que je vais reconsidérer ma position, l'évaluer et faire des essais. Charlemagne, qui est un vrai râteau à "mauvais goût pour détecter mes élucubrations virant au ridicule", en l'espèce n'a pas moufté. Je vais donc retester la chose et je vous ferais part de l'avancée du projet. Merci de vos commentaires, non vraiment.
25 août 2009
J-5. C'est du lourd
Alors que j'arpentais avec Charlemagne et les enfants les allées d'Emmaus à la recherche de linge de maison pour faire des choses vues dans un vieux Marie-claire idées en prévision de l'automne qui arrive. Oui, d'ailleurs, hier soir avant la pluie, nous avons repris le chemin de notre petit sentier le long du bois. Un vrai plaisir, la nature commence à prendre sa parure automnale qui est sans conteste aucune, ma saison préférée. Finies les fortes et écrasantes chaleurs de l'été, finies les verts crus du printemps, l'automne est un moment éternel que j'aime. Aujourd'hui, il a plu, on retrouve alors le plaisir de se recroqueviller dans la maison, de prendre du temps pour boire un café le matin, il n'y a pas d'urgence, rien n'appelle au dehors. Beaux moments en perspective.
Ah, mais il n'était pas question de cela. Donc, je reprends, la marmaille, le charlemagne, les allées désertées vue l'heure tardive du déballage et une question qui se pose avec acuité : robe ou pantalon. Jusque là, droite dans mes bottes, il était question de robe, je savais laquelle, comment, avec quoi. Restait à résoudre la question des chaussures mais j'ai du stock, dans la série des pompes de nonnes, je peux fournir un couvent.
Mais voilà, jeudi dernier, lors de mon passage chez Petit bateau, j'ai acheté un débardeur super chic, sobre, de la même couleur que la robe, comme quoi, j'ai un minimum de suite dans les idées, entre l'aubergine et le cuivre. Selon les reflets. Et j'ai un pantalon blanc en lin qui me va pas mal, il est large et bien long, il a du style disons. Donc, c'est un choix cornélien qui se pose à moi. Quant au bijou, ce sera la superbe broche, vue là et achetée à la dame qui fait des merveilles.
Alors, robe ou pantalon ? Dans les deux cas, ce n'est pas une question de feignasse, je suis épilée, donc je n'ai rien à cacher si vous aviez un doute sur ce point-là.
(Photo de la créatrice du Poisson. Mme 400 coups)


















