Clothilde saison 2

Charlemagne, le gîte, le Poulet, la Bestiole et les dernières semaines à la firme

27 avril 2009

Subsidiaire

Aujourd'hui, j'ai eu un coup de sang comme on dit, après une semaine passée complètement ubuesque et avec 10 jours de récupération à poser, je ne sais quand. Il a suffi d'un coup de fil pour dire que c'en était assez. Je suis une technicienne, qui suit des dossiers en appui à des élus. Il se trouve que j'ai une certaine quantité de choses à suivre et que plus le temps passe, plus on m'en rajoute. Et quand il est question de programmer des réunions auxquelles les techniciens sont tenus de participer pour épauler les élus, et bien, nous devenons des êtres subsidiaires. Nous ne comptons que pour inscrire des dates sur notre agenda, notre libre arbitre s'arrête là. On ne vous demande jamais si vous avez une autre vie, des enfants, des contraintes. Il faut suivre. Nul n'est indispensable, je pourrais ne pas y aller, mais non, je ne pourrais pas, puisque cela fait partie de mon travail. Alors, aujourd'hui, quand une collègue m'a appelée pour une réunion un mercredi soir, veille de l'Ascension à 18h, j'ai dit stop. J'avais un engagement personnel et cette réunion ferait que durant la semaine, je ne pourrais pas être un seul soir à la maison avant 21h. On va me dire que je suis cadre et que c'est donc normal.
Sauf que depuis le début de l'année, c'est toutes les semaines. Je suis peut être cadre, j'en assume les responsabilités, j'ai des emplois du temps particuliers, je ne rechigne pas à finir tard, mais là, c'est la méthode qui me dérange. Être pris pour une quantité négligeable, c'est lassant. Ne pas demander si on n'a pas prévu autre chose, ne pas se soucier de notre vie.
Personnellement, je ne brandis pas mon agenda en signe d'importance : "vous avez vu comme il est plein de réunions, qu'est ce que je suis importante". L'homme pisse souvent autour de son agenda pour montrer qu'il est dominant. Moi, pas. Parallèlement, il divorce souvent parce que sa femme en a assez de l'attendre à la maison. Ma vie, c'est mon boulot mais c'est aussi mes enfants et ma maison. Je suis épanouie à la maison parce qu'il y a le boulot, mais l'inverse est vrai aussi et cela, je ne veux absolument pas l'oublier. J'en ai assez de culpabiliser parce que je passe des semaines en voyant les enfants en coup de vent, tout cela parce que le milieu de la politique est un milieu de mecs, qui plus est souvent dans la force de l'âge (ndlr, mûr limite vieux) qui n'en a plus rien à faire des enfants parce que soit ils sont grands, soit ils sont partis avec leur mère. J'ai une vie et je compte la faire respecter. Ma collègue en a conclu alors que je lui disais d'exposer mes récriminations à l'élu : "je lui dirais que tu as une autre réunion déjà convoquée". Pourquoi ne pas oser affirmer que l'on a un juste milieu à trouver. Je le ferais savoir... même s'il m'en coûte !

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26 avril 2009

Orgie de vert

Vous ne devinerez jamais, il pleut... oui, encore, nous en sommes à des cumuls de pluie digne de l'Irlande.  La nature est verte, mais d'un vert, limite oppressant ! L'autochtone du sud-ouest y perd son latin et son moral, on ne parle que de cela. Où est donc passé le soleil ? Mystère. C'est l'horreur. Ce matin, il fait 7° et de la pluie. Bref, passons à autre chose de plus réjouissant. Ma semaine... oh, non pitié un autre sujet, une semaine de folie m'attend à nouveau. J'oublie.

Une chouette rencontre du web, je m'étais promenée sur son blog (clic) au gré de la participation commune au swap du petit déjeuner, ses bijoux me plaisaient beaucoup. Je lui ai demandé si elle accepterait d'en faire un pour moi et voilà, nous avons joué à la marchande. Depuis, le sautoir, tel que je l'imaginais, ne me quitte plus.

colier

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24 avril 2009

Une journée de merde

Cela ressemble à ça. On part au boulot alors que l'on est en RTT, déjà, là, on se dit que c'est bien parti pour un super palmarès. Pourtant, on avait bien précisé : "bon d'accord, mais juste une heure, on répond aux questions des madames et je me tire, parce qu'aujourd'hui, je veux absolument passer de la tête de cocker mourant qui aurait pris une averse et qui en plus se serait versé une bouteille de cidre sur la tête, avec dégradé de différentes couleurs, et que donc, il faut absolument uniformisé le truc, chez un professionnel, voire même aller se faire dépoiller parce que le Yeti, il trouve qu'il y a de la concurrence grave". Sauf que les madames, elles sont super chiantes, que l'acolyte à qui vous aviez dit le truc, au bout d'une heure, il se tire et que pour un rendez-vous qui devait finir à 10h,  et bien à midi moins le quart, vous les menacez de leur planter le bic entre les omoplates si elles n'arrêtent pas avec leurs questions.

Là, vous partez à fond de cale à Toulouse parce que vous aviez promis d'aller chercher des photos à votre mère qui peut potentiellement vous en vouloir de ne pas le faire et de trouver une alése pour le gîte parce qu'il le faut, me demander pas pourquoi, c'est de l'ordre du secret professionnel. Vous êtes en train de bouffer une cochonceté américaine et vous vous dites que pour quelqu'un qui se dit bio et nature, c'est limite, un péché. Même pas que vous savourez tellement vous êtes mortifiés de culpabilité. Rayon alèse, une minute de tranquillité. Charlemagne appelle, le maréchal ferrant peut venir en milieu d'après midi pour parer Dédée. Il est alors 13h30, je hurle à ma moitié, que c'est le genre d'indication qui ne veut rien dire, cela dépend si le mec  a des origines suédoises ou espagnoles. Je n'allais pas tarder à le savoir. J'appelle ma mère pour qu'éventuellement si il est suédois, elle assure la réception, elle m'annonce qu'elle part chercher sa nouvelle voiture avec mon père. Là, j'ai dû ouvrir mes châkras façon rayonnement haute définition pour ne pas me coucher dans le rayon pour pleurer. Elle essaie de m'arranger le coup, en arguant qu'ils seront rentrés (s'il est espagnol) et que je peux donc faire les boutiques. Vu mon état d'esprit qui pouvait potentiellement m'amener à décalquer une vendeuse, rageusement, je reprends ma bagnole pour rentrer. Là, la jeune mère de famille m'appelle pour me raconter une histoire de pétasse qui nous a fait chercher ses chèques de mon association que j'aime pour rien, vu qu'elle a jamais payé.

Et pour finir, alors que je jette le téléphone dans le fond du vide poche avant de l'exploser avec mes mains pleines de fluide énervé, Charlemagne m'annonce à 14h22, en pleine après midi, ... pour notre suédois, donc, qu'il est devant la porte et qu'il m'attend.... le suédois pas Charlemagne qui pilote tout depuis son bureau, il parait que je hurle au téléphone et que ça fait mauvais genre auprès des collègues. J'ai donc passé une heure lumineuse à tenir un âne qui ne rêvait que de m'envoyer son sabot sur la tronche, au moins, l'étape coiffeur aurait été remplacée par un ravalement plus global.  Il était alors temps d'aller chercher les enfants à l'école.

Tout cela pour dire qu'il est 22h45 et que malgré deux épisodes de Desperate, je suis encore.... tendue.

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22 avril 2009

Etre ainsi

Hier soir, j'avais une réunion avec des acteurs du territoire dont le responsable du syndicat agricole majoritaire, j'étais inquiète, réunion qui pouvait donner du bon comme du franchement mauvais, où il pouvait avoir envie de se "payer" la petite fonctionnaire. J'y suis allée le ventre en vrac et la crainte en chignon, complètement déstabilisée par une inquiétude latente. Quand je suis arrivée,  Alain Delon qui était le meneur de la rencontre pour la partie politique, je devais assurée la partie technique, a commencé à faire ce qu'il sait faire, donner le petit coup d'épaule immatériel qui finit de vous achever. Il a juste dit l'air goguenard "et bien vous ne serez pas en retard, avec l'oeil rivé sur la montre". Effectivement, j'avais trois quart d'heure d'avance, juste le temps de poser mon ordi portable, de mettre en place le vidéo projecteur et de relire mon propos, juste le temps de prendre corps dans cette pièce, de quitter l'évanescence de la fébrilité. Ce type-là me met mal à l'aise, peut être son aura de futur politique qui comptera, peut être le fait qu'il a mon âge mais qu'il me parait pourtant si lointain, peut être cette peur de moi-même tant j'ai la prétention parfois de me mettre en connivence de pensée avec lui, je sais que je suis sur un fil et je sais  que je peux basculer, quitter ma place au risque de prendre un retour de bâton. Impossibilité de savoir qui je suis face à lui, une technicienne, un appui, un conseil, suis-je crédible en somme, ou suis-je en passe de le devenir. Éternel questionnement.
Il me laisse seule dans la salle, en ajoutant juste, phrase sibylline : "je signe trois bêtises et je reviens, il faut que l'on se parle". Je ne sais pas vous mais moi dans un cas comme celui là, ma première pensée est que j'ai fait une connerie et que je suis donc en passe d'aller pointer au registre des vieux fonctionnaires placardisés pour fait de guerre, je me fais un retour en arrière sur toutes les bêtises potentielles, possibles, fatales. Ensuite de quoi, vu que je ne trouve pas, je me dis qu'il va me poser des questions sur des sujets que je ne connais pas. Je me rappelle alors que j'ai appris des techniques pour répondre sans avoir l'air de nager, et au pire, je dirais que oui, c'est révélé, je suis a big tanche. Enfin, ça me fait passer le temps, le temps justement qu'il revienne et s'installe face à moi. Je me souviens alors que j'ai certainement des poils dans le nez qui sous cet angle ne laisse aucune chance à mon profil. Bref. Et là, le truc inouï se passe, il me demande mon avis, à moi, pauvre petite fonctionnaire sur des trucs et des trucs. Je me demande à quel moment, je vais découvrir la couille dans le potage, mais non, il continue ravi de notre papotage de commère. Je lui ai donc résumé mon dernier article du blog, mais non, pas sur ma saison 5, juste sur la métropolisation, c'était pile poil la raison du grand oral qu'il me faisait passer. J'étais nickel. En sueur, mais nickel sur le fond. Au bout de 40 minutes, le premier participant de la réunion m'a sauvé et nous avons fait la réunion. Le gros (oui ça lui va très bien) du syndicat nous a produit un sensationnel grattage de ventre se félicitant et nous félicitant. Parfait.
Et nous partions quand une fille me dit "clothilde, très bien ta présentation". Et là, naturellement, je lui réponds "évidemment c'est ironique". Elle "mais pas du tout" et Alain Delon "De toutes façons, avec Clothilde, c'est toujours pareil, le jour où elle sera contente d'elle, c'est pas pour demain". Quand j'ai raconté cela à Charlemagne il était atterré arguant du fait que je devrais m'affirmer. Et bien, c'est exactement le contraire. Je ne sais pas comment expliquer cela, mais je ne veux jamais être installée dans un rôle, je veux savoir ce qui est perfectible. Je merde quand je suis en confiance, je suis expansive, je dis des approximations,  a contrario sous pression de me tromper, je me contiens. j'invente le concept de l'auto danger public ! !

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19 avril 2009

Dimanche entre parenthèse

Demain débute une semaine comme je ne les aime pas, si nous parvenons à nous croiser un soir dans la semaine avec Charlemagne, c'est que nous aurons joué de chance, je pense déjà au week-end prochain ! C'est dire. Aujourd'hui, le temps est suspendu, la Bestiole est au lit, terrassée par un gros rhume, les garçons sont partis, comme ils le font de plus en plus souvent, entre homme, à bord de leur camion. D'abord pour une balade en vélo au bord de la Rigole puis pour aller récupérer du matériel de radio. Le Poulet prend dans ces après-midis un peu d'assurance, celle qui lui fait défaut à l'école. Avant les vacances, la maîtresse m'a convoquée car contrairement à ses petits camarades, il perd ses moyens quand l'adulte est derrière lui, là où la plupart a besoin de cette inquisition pour mieux faire. Et surtout, elle s'inquiétait qu'il soit si prompt à réagir avec gravité aux demandes de l'adulte. J'ai juste dû me justifier d'avoir un enfant pour qui la place de l'adulte est établie et pour qui également l'école est un apprentissage de la rudesse des relations entre enfants.
La maison est très calme, il n'y a que le ronron du four que je teste sans discontinuer depuis une semaine qu'il est entré dans ma vie. Pour le choisir, je me suis basée sur l'expérience de ma belle mère qui possédait un exemplaire de cette marque (Scholtés) et qui réussit des recettes diaboliques. J'ai pris un modèle avec des fonctions qui paraissent de prime abord un peu gadget comme "étuve" ou "pierre à pizza". Et bien, je peux vous dire que c'est tout simplement génial. Je lis parfois que le four ne fait pas le cuisinier et qu'il n'est point besoin d'avoir un bon outil pour savoir cuisiner. C'est un peu comme quand on dit que la beauté intérieure est bien supérieure à une belle plastique, vue de l'esprit et autres balivernes !!
J'ai cuisiné pendant un an avec un four mini, dont le thermostat était décédé, il fallait faire à "pisto de nas" (à vue de nez en patois) et pas à chaleur tournante. Certes, je ne foirais pas tout, mais mes enfants m'avaient surnommé : "la reine des trucs brûlés". Parfois, je désespérais de réussir une pâtisserie correctement. Là, depuis une semaine, c'est le rêve absolu, j'ai enchaîné les choux à la crème, une cramique, un rôti qui n'était pas sec. Et hier, nous avons mangé une pizza délirante. En 1h, j'ai pu faire la pâte, qui a levé grâce à l'étuve pendant que je confectionnais la sauce et la cuisson sur la pierre apporte vraiment un plus, du croustillant. Bon, il me reste à mettre au point les brioches, ce que je suis en train de tenter et les macarons, Mais cela, c'est vraiment une autre histoire.

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18 avril 2009

Le Poulet dans 10 ans... je veux le même

Quand vous le découvrez, au début, vous n'en croyez pas vos yeux, vous vous dites que ce n'est pas possible, qu'il doit y avoir un vice caché, un truc qui ne saute pas aux yeux au premier abord. Et puis, vous imaginez que ce n'est pas forcément une vue de l'esprit. Et pourtant, cela existe dans certains livres (cf la Physique des catastrophes) alors pourquoi pas dans la réalité ?
M'enfin, le doute s'insinue, en même temps, vous vous prenez à espérer que c'est possible, vous croisez les doigts. Et un soir après un gouter exquis, vous l'avouez à votre mari : "le Poulet, tu sais quoi  ? Dans 10 ans, je veux que ce soit le même ado que celui qui prenait le thé chez nous, tout à l'heure."
Tout pareil, le même kit, pas de changement, poli, intéressant et intéressé, avec en prime de l'humour. En plus, il adore mes choux à la crême ! Oui, je vous assure, j'ai rencontré cet ode au confort des parents qui d'un coup, ne craignent plus du tout de voir grandir leur enfant qui à l'heure où je vous parle se remplit des verres de chantille, (chantilly) comme il dit. Pour dire, le comble, Charlemagne a même réussi à l'intéresser avec ses histoires de japonais et d'antennes. On demanderait presque le mode d'emploi aux parents.

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17 avril 2009

Agacement

Les français seraient-ils schizophrènes ou stupides ? Ce matin, nous étions chez le Suédois, au moment du passage en caisse, une jeune femme nous propose de passer par la nouvelle caisse rapide. Cela consiste en quoi ? Et bien, c'est vous même qui "douchez" les produits et la caissière ne fait qu'encaisser. Nous avons refusé arguant que dans 6 mois, elle se retrouverait au chômage si ce truc avait du succès. Et ce qui m'a complètement sidéré, c'est de voir le nombre de personne qui cédait à la tentation. Dèjà, le terme "rapide" est un abus de langage, cela laisse entendre que la caissière classique est lente alors même que les gens peu habitués à manier les douchettes sont lents. Et puis, au moment où le chômage augmente comment céder à ce genre de tentation. Ensuite, on se plaindra des petits boulots qui disparaissent. Un peu de jugeote !

Minute interactive

Evidement pour ce qui est des stations services, c'est la même chose, sauf que cette question ne permet pas de répondre à la question actuelle. C'est justement parce qu'avec le recul, il semble que la suppression de ces petits métiers a été une imébicilité (cf en Espagne où ils existent encore), qu'il ne faut pas maintenant céder à des choses qui approfondiraient ce phénomène.

Quant à dire que le métier de caissière n'est pas une panacée, oui, certes, mais à force de laisser entendre qu'il y a des mauvais métiers (cf la dévalorisation des métiers manuels), on se retrouve avec des diplomés de certaines universités ou des bacheliers avec en main un bout de papier qui les mènent à pas grand chose. Je pense que c'est notre regard qui fait aussi la "qualité" d'un métier.

L'attente en caisse ? Ce n'est pas la faute de la caissière mais de celui qui organise le service et oui, il faut certainement râler, vis à vis du bon responsable.

Et oui, je devrais changer de magasin mais ça ne solutionne pas tout non plus, d'autant plus que Ikéa ouvre régulièrement des centres de montage de ses meubles, en Région, au plus près des magasins. Ce n'est pas une mauvaise idée.

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16 avril 2009

Radotage

Je vous bassine avec cela, mais je ne peux pas me lasser de ce spectacle naturel, aujourd'hui, nous avons eu une vue dégagée sur les Pyrénées incroyable. Nous sommes à 150 km des premières pentes et pourtant, c'est comme si c'était à quelques kilomètres. Plus étonnant, ce que je ne suis pas parvenue à saisir sur la photo, ce sont les premiers contreforts, certainement du côté de Lavelanet. Chez moi, on dit que l'on voit les Pyrénées soit quand il va y avoir du vent d'autan soit de la pluie, les sceptiques cherchent une explication scientifique. En fait, il s'agirait d'une question de taux d'humidité dans l'air, plus l'air est sec plus on voit les montagnes. Personnellement quelque soit la raison, je cours en haut de ma colline pour regarder.


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15 avril 2009

Engageons la numéro 5 !

Oui, aujourd'hui, j'inaugure la cinquième année de ma vie de blogueuse.  4 années de bavardage, cela me parait une éternité. Je me souviens encore du mail reçu de Sissou, mon alors expatriée que j'avais rencontrée via le forum de Marie Claire idées (9h30 : petite interruption des programmes pour une reprise à 22h, les clients qui étaient là pour un mariage sont partis avec 30 minutes d'avance, je n'ai donc pas pu finir le billet, je le reprends avec quelques heures de décalage).

Je disais donc, quand j'ai reçu ce mail de Sissou, je ne connaissais rien au monde des blogs,alors en émergence et pourtant cela m'a vite tenté. J'ai eu des rapports bizarres avec cet outil, parfois violent, je me rappelle m'être levée en pleine nuit pour modifier un contenu tant j'avais peur d'être mal comprise, parfois complètement dépendante vis à vis des commentaires. Maintenant, je dirais que je suis plus tranquille, il faut dire que je connais un peu ceux et celles qui me lisent ou du moins celles qui se dévoilent en laissant des commentaires. Certes, il y a toujours Celle qui n'est jamais là où on l'attend, Miss Nougatine ! Je sais que j'ai eu une période un peu tendue, où j'ai dû en faire déserter plus d'une, durant la Présidentielle, je ne sais pas si je regrette, je crois qu'il ne faut pas juger à l'aune de la défaite, j'ai transmis ce que je vivais depuis ma position et celle de mon très engagé de mari.

Aujourd'hui, c'est un anniversaire dont un écho est arrivé au gîte, j'ai accueilli mon premier "blog people" dont je conserverais l'anonymat pour éviter le balai des hélicoptères de Paris Match autour de la piscine. Je crois qu'elle avait découvert mon blog alors que je hurlais contre mon mari et le maçon pour une histoire de cheminée à reconstruire et maintenant, elle est rentrée dans ces murs qu'elle a souvent cyber-arpenté. Je dois dire que pour moi, ce fut un moment particulier avec toute la vérité que ce terme peut revêtir. Une fusion entre la vraie vie et le blog. Mais un scoop, je suis toujours aussi tarte à l'oral ! Otez-moi le clavier et c'est aussi spontané qu'un castor suçant un marshmallow !

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14 avril 2009

Plein soleil

Aujourd'hui, direction la montagne. Le plateau de Beille au programme, pas foule, mais le soleil, pas de vent, de la neige. J'ai passé une partie de l'après-midi, assise dans la neige (au sec) à regarder  les enfants se régaler sur la luge. Charlemagne quant à lui leur expliquait les rudiments de cet instrument. Parfait. Sauf les photos, éblouie par la neige, je n'ai pas fait des miracles.

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