27 février 2009
Petit vrac du matin
La maison est calme, il n'y aura pas de virée en ville pour m'acheter des affaires de printemps dont j'ai envie. Il n'y aura pas de déjeuner sous les platanes de la Place Saint-Georges.
Il y a un petit déjeuner pris dans la cuisine baignée par la clarté du soleil du matin, le Poulet équipé qui est parti à l'école avec son Papoum. La maison est infiniment calme, elle laisse la quiétude à la Bestiole qui dort après sa troisième nuit de fièvre, la grippe n'a pas quitté la place. A qui le tour ? Je préfère le passer pour ma part.
Aujourd'hui sera donc reposant, à la maison pour profiter du temps merveilleux.
Hier soir, j'ai regardé Envoyé Spécial, un humoriste de France Inter, appellent les deux présentatrices, les Soeurs Valium, il est vrai que hier, il fallait une certaine dose d'optimisme pour ne pas voir le monde en noir. Ici, des dentistes qui pour faire des marges colossales n'hésitent pas à nous remplir nos bouches de prothèses venant de Chine ou d'ailleurs, dont les normes CE ne sont que des habillages bidon pour amuser la patientèle. Là bas, des créatifs qui remplacent des mannequins professionnels, par des monsieur et madame tout le monde, sous payés, voire pas payés du tout, et un peu plus loin, un grand créateur de pull de toutes les couleurs qui virent des indiens de leurs terres pour se les approprier, barbelés à l'appui. Au milieu, un type simple qui a l'air très normal, Canteloup qui promène son allégresse de ville en ville. Une impression que le fric dirige le monde, ici comme ailleurs, il faut que certains s'enrichissent plus, toujours plus, il faut payer des trains de vie. Je ne suis pas poujadiste, je pense que chacun doit gagner sa vie, doit être rétribué pour les études faites, pour les investissements consentis. Mais ne peut-on pas à un moment se poser la question de la moralité dans ces mondes-là. Pas d'amalgame, il y a des vertueux partout et des autres aussi.
Et vous savez quoi ? En fait, j'en parle parce que j'en ai vu hier et que cela fait des années que je bave devant des "Cahiers de tendances". Je dois dire que c'est un métier que j'aurais adoré faire, mélanger la sociologie, la psychologie, la mode, les couleurs... Passionnant. Vous savez si c'est trouvable quelque part. Je sais que ceux de l'année se vendent à prix d'or, mais des vieux ? C'est l'objet qui me fascine.
Ah et j'ai replongé dans les travaux d'aiguilles, pour mon porte-clefs de bureau.
25 février 2009
La journaliste, Hub et moi (j'ai refait le titre après avoir trouvé le surnom)
Avant hier, je mangeais à mon bistrot habituel, lorsque celui que je ne vous présente plus et qui mange local se pointe. J'ai d'abord eu un moment d'agacement, oui, c'est très énervant d'être interrompue alors que l'on est en train de lire un bon bouquin prenant et que l'on veut savoir la suite. J'ai chassé instantanément cette pensée en me disant que je deviens de plus en plus solitaire (au fait, le corbeau m'adore à nouveau, est aux petits soins, cherchez l'erreur, bref). Il s'assoit et commande un petit blanc local. Nous conversons sur les dernières inepties en date du ponte des agriculteurs du coin qui a décrété que produire 500 000 canards gras par an, c'était faire de l'artisanat. Mais bien sûr, on se demande où commence l'industriel. Re-bref. Et là, attendez, je lui cherche un nom, que je vais trouver, je tâtonne, disons Hubert. Donc Hubert me dit qu'il attend une journaliste de "20 minutes" qui doit l'interviewer toujours dans le cadre de son expérience de "Eating locally". Au bout de demi-heure, elle se pointe, super en retard. Je fais donc mine de me lever 1) parce que je n'avais pas perdu de vue que j'avais envie de lire 2) parce que je suis une vraie timide. Et là, Hubert sans me consulter demande à la fille si je peux rester parce que j'ai des choses à dire. Sur le moment, les balles qui sont sorties de mon regard ont dû lui faire super mal. Donc, je reste, elle commence à lui parler. Mais, malgré les petit 1 et petit 2, et bien que j'ai affirmé trop promptement ne vouloir rester qu'un quart d'heure, il est arrivé un moment où je me suis mise à parler. Beaucoup, puisque je suis restée une heure ! Tout y est passé, l'expérience du comptage des prix des repas, les menus qui tiennent la route sans se casser la tête, l'art de vivre autour des repas. Enfin, todo. Y compris nos divergences avec Hubert sur le fait de ne pas supprimer les produits des grandes routes ancestrales (sel, poivre, café, chocolat, sucre, thé). C'était génial, passionnant.
Je pars vers 14h et j'envoie un mail à Hubert pour lui demander s'il n'a pas eu l'impression que je parlais trop, super manipulateur, il me répond que j'ai joué pile le rôle qu'il voulait et je cite ce gougnafier 'la mère de famille pragmatique avec des chiffres', il aurait dû ajouter avec son tablier à fleurs et ses poils aux pattes. J'ai quand même dit à la fille que j'étais féministe et que faire la cuisine et avoir des convictions sur l'émancipation des femmes étaient non pas incompatibles mais profondément complémentaires. Oui, parce que pour moi, c'est de l'ordre de la transmission, de l'éducation et du choix, quand il s'agit comme dans mon cas, d'un choix réel. Le Charlemagne ne m'enferme pas dans la cuisine, autrement il prend la rôtissoire sur le nez.
Et vous savez quoi. La dame était en fait journaliste Free Lance et elle a dit à Hubert que... elle va proposer le papier à.... (vous bavez, moi, je suis limite à décéder d'excitation) Elle (oui le magazine, The magazine). Oh, purée, non, je me dis que c'est pas possible ce serait trop top.
Alors, le final, la journaliste me demande "je peux vous citer ?". Moi, super emmerdée, vu que l'on avait un peu disgressé sur les élus qui ne font pas leur boulot en refusant de faire des réserves foncières pour les installations de maraîcher et cie, je ne pouvais pas donner mon nom (rapport au fait que ce sont les élus qui me font bouffer). Hubert annonce tout à trac : "oui, elle s'appelle Clothilde (c'est le nom que je mets sur mon répondeur téléphonique, il ne connait pas le blog). Ohlala les gars, j'en suis chamboulée.
Ah et tenez, on est déjà dans le journal mais pour notre autre activité. Là
24 février 2009
Epaulés
Depuis hier, les travaux de la piscine ont commencé, nous avons remis cette réalisation entre les mains d'un monsieur de notre village que je connais depuis toujours. Hier matin, quand je suis partie travailler, je l'ai croisé sur les petites routes de campagne, le soir, quand je rentrais, il venait de passer faire son inspection sur le chantier, puisqu'il en soustraite une partie. Nous nous sommes arrêtés au bord de la route pour discuter, plaisanter parce que mon père était venu faire un tour, voir comment cela se passait et puis son frère aussi (du monsieur pas de mon père ! euh, c'est confus). Et là, je me suis dite que c'était ça que j'aimais, savoir que des gens ont envie de passer un moment, de donner leurs avis sur ce que l'on fait. Loin d'être enquiquinant, pour moi, la vie de village est là. Ou plus exactement, le fait d'appartenir à une communauté, chacun vient voir avec ses préoccupations, ses idées. Avec le temps, j'ai admis que je ne plairais pas à tout le monde, qu'il y aurait toujours des divergences, mais je me sens bien dans cette idée-là que l'on fait partie de quelque chose. Une convivialité et en même temps une attention que les uns portent aux autres. C'est un peu niais certainement comme façon de voir les choses, mais cette idée me convient. Les gens étaient joyeux, le monsieur de la piscine était content de me raconter l'inspection de son frère venu vérifier la hauteur de la nappe phréatique. Il y avait dans tout cela de la connivence, de la légèreté.
Il faisait beau ce soir quand je suis rentrée, j'ai regardé le projet prendre forme, ensuite, je suis rentrée le raconter à Charlemagne qui est à Paris pour deux jours.
Ce soir, un scone, une tisane, Venus Beauté (Institut) et finalement, tout se passe bien, rassurée pour les travaux et heureuse de ma condition de fille de la campagne, bien accompagnée !
23 février 2009
Les affaires reprennent
Levée un peu de bonne heure, prendre le déjeuner, lancer une machine à laver, en étendre une autre. Penser à l'émission vue hier soir sur la 6 et qui m'a tant émue. Des gens, des travaux qui n'en finissent pas, des couples qui tiennent le choc et parfois un peu moins, la dame qui explique le plus dur, rentrer chez soi, assurer la maison, les enfants, revenir 1 an en arrière et voir le chemin parcouru. Penser à eux qui y sont. Qu'est-ce qu'on en a bavé quand même avec le recul ! Mais, il faut que je vous dise, j'ose à peine tant cela me semble irréel, nous avons loué tout juillet et tout août (sauf une semaine). Faut être à la hauteur maintenant de leurs espérances de belles vacances.
Ce week-end, nous avons donné un grand coup sur le jardin, c'était agréable, planter, nettoyer, façonner. Les travaux de la piscine commencent ce matin. Et j'ai même eu le temps de faire des photos et des bracelets ridicules ! Bonne semaine à toutes(s).
20 février 2009
2.32
Non, ce n'est pas ma vitesse au 100m, qui doit plutôt avoisiner les 5 minutes, mais c'est mon taux de cholestérol. Ah, je les vois les immondes qui comme Charlemagne se bidonnent comme des baleines à bosse. Hier, quand j'ai reçu le compte-rendu du labo, j'ai crû tomber raide. Moi, qui ne mange jamais au grand jamais de charcuterie, qui fuit les graisses cachées, qui me nourrit avec si peu de viande et souvent blanche, qui mange des oeufs mais sporadiquement. Qui finit toujours les repas par une pomme, et bien voilà comment on est récompensé. Oh, bien sur, on va me parler de bon et de mauvais cholestérol, sauf qu'en l'état de mes connaissances, je n'ai pas affiné la recherche. Le médecin, que Charlemagne a appelé, oui, chez nous, c'est mon mari qui appelle le docteur, je suis une grande enfant qui a peur de la faculté et qui me trouve toujours super tarte quand je m'adresse à lui, donc pour ne pas avoir à regretter sang et eau pendant des jours, les bêtises que je pourrais potentiellement lui dire avec une voix de débile, je préfére laisser faire mon homme qui se retrouve donc dans la situation super délicate, d'expliquer au médecin que j'ai les résultats des examens demandés par ma gynéco. C'est tip top comme solution, celle-là qui se demande si je ne suis pas en pré-ménaupause à 36 ans, je peux vous assurer que cette seule nouvelle peut ébranler la plus solide des tour de Londres ? Bon apparemment, elle s'est trompée, cette vieille peau acariâtre qui doit avoir envie que tout le monde soit dans son cas. Morue va.
Bref, tout cela pour dire que j'ai du cholestérol. Super, le médecin qui s'est donc bidonné avec l'amour de ma vie en disant qu'il fallait que je me mette au régime, très drôle et que j'arrête la friture. Évidement, il était venu voir le Poulet le seul jour de ma vie de mon éternité que je faisais des pommes dauphine, il a pu donc dire "mais si elle en mange, je l'ai vu". Pff, et encore, il ne sait pas qu'une fois de temps en temps je vais me bâfrer de graisse super hydrogénées chez Ronald. Bref, ça met en péril toute ma chaîne alimentaire cette histoire, finis les sandwichs au fromage tous les midis à mon café, fini... , bouh, je veux même pas faire la liste. Du coup, au lieu de me jeter dans le canal, je suis allée faire des courses à Toulouse. Je n'ai pas tenté de faire rentrer mes cellules graisseuses dans des affaires, je me suis jeter sur les outils permettant de faire d'une morue grasse, une fille présentable. Et là, lady et gentleman, j'ai acheté une tisane spécial circulation et ... du maquillage. What, mais elle est dingue ? D'abord, j'ai fait 10 magasins, avant d'aller dans une parfumerie où Sister Jane a ses habitudes, je me suis dit que c'était donc potentiellement jouable de trouver un truc digne. Une nana ultra maquillée m'est tombée dessus like the misère sobre el world. J'étais faite comme une souris ! Et je me suis entendue lui dire "je ne me maquille plus depuis des siècles, (du coup elle avait un a priori favorable, j'étais dans son esprit une vieille qui fait pas son âge) et je veux recommencer". genre, j'ai plus un vice mais je recherche à le retrouver. Du coup, elle m'a fourgué un mascara marron et une ombre à paupières beige clair. Elle a tenté le crayon à yeux, ce à quoi j'ai répondu sobrement "je ne suis pas à l'aise avec le geste". N'importe quoi. Elle en a profité pour me regarder le regard en long et en large et ça m'a paru super long. A la suite de quoi, j'ai aussi acheté un masque pour mes cheveux qui sont méga secs et qui frisouillent du coup de soif. Si avec cela, je ne ressemble pas à quelque chose, c'est à désespèrer de la science.
19 février 2009
Terre, courage
Oui, l'Ariège, c'est la terre courage et aujourd'hui franchement, il n'en fallait pas pour aller se jeter vers le soleil. Nous sommes partis de la maison, enveloppée dans un épais brouillard, avant même d'arriver à Foix, le soleil était au rendez-vous, un magnifique ciel bleu, 11°, le rêve absolu. Charlemagne voulait me faire connaître l'ariégoise, il ne s'agit pas d'une montagne, encore moins d'une femme typique ou une race ovine, pas du tout, c'est une pizza que l'on mange sur les berges de l'Ariège, qui coule sous vos pieds à Tarascon. Et franchement, elle vaut amplement sa réputation, imaginez, une pizza tout ce qu'il y a de plus classique mais sur le dessus, des tranches de magret grillé, du jambon de pays et pour parfaire le tout une tranche de foie gras mi-cuit. Mais, non, c'est pas gras le foie gras ! C'était à tomber par terre. Bon, ensuite pour me remettre en condition, un petite jogging dans la ... neige. Sauf que je n'avais absolument pas prévu et que j'étais donc, comme on dit chez moi, partie en danseuse, pour résumer une tenue très légère et pas du tout adaptée. Au bout d'un kilomètre dans la poudreuse, je ne sentais plus mes extrémités et nous avons donc fait demi tour avec le rose aux joues. Mais que c'était bien cette journée dans les montagnes. Pour le souper, ne vous étonnez pas si je ne marque rien ! Ah si juste une tartine de pain fort avec de la confiture, c'est un pain que l'on achète dans cette bonne ville, citée plus haut, il est fait à base de farine complète, ultra compacte, au goût un peu acide, un délice.
18 février 2009
De l'utilité de s'occuper les doigts
La Bestiole tournait en rond, le Poulet faisait la sieste assisté du second mâle de la famille qui ne rechigne pas à se laisser aller dans les bras de la mère ou du père Morphée, mais je pense que c'est un mec. Sous réserve, ma prof de français préférée donnera la vérité. J'ai donc pris les choses en main, il y avait depuis des siècles, le nouveau patron Citronille qui traînait dans un bac, Eugénie, qu'elle s'appelle la donzelle sur le dessin, une petite fille, avec une robe à volant en bas et à volant sur les manches. J'avais aussi un voile de coton blanc en souffrance, au départ, c'était pour faire une écharpe, mais le vendeur, un jour de grande bonté m'avait offert 3 mètres pour 2€. J'ai donc réquisitionné la Bestiole pour valider le modèle, puis pour tenir le tissu pendant que je le coupais avec des ciseaux qui ont dû couper indûment beaucoup, voire énormément de papier parce que visiblement le tissu, ça ne leur sied pas du tout. Et on s'est mise au boulot, à 17h, la Bestiole était à la tête de sa chemise de nuit. Et moi, je tenais contre toute attente, une forme olympique. Comme quoi, l'oisiveté est vraiment mère de tous les vices.
Ensuite, il y a eu Dédée qui attendait son eau, et les lapins qu'il fallait défumer. Un bonheur absolu le défumage du lapin nain. Bizarrement, c'est le truc, avec le repassage qui ne transcende pas les foules et pourtant, dans cette activité, inévitablement, des heureuses sont sur les lieux, à savoir les poules et les oies qui se disputent le tas de fumier à la recherche des vers. Hier, j'ai ressorti la collection de petits livres de la "Bibliothèque Rustique" de mon grand père, mais aussi "Le Larousse ménager". On y trouve à peu près tout pour devenir un parfait gentleman farmer des années 50. C'est génial, on parle de bêtes de rapport, de la rentabilité par le nombre d'oeufs pondus, enfin, des trucs d'un temps que je n'ai pas connu. Charlemagne voulait même que nous fabriquions une couveuse à oeuf, là, j'ai dit halte, on veut bien passer pour des fous mais bon, il y a des limites. Mais, c'est comme cela que j'ai appris que les oies commençaient à pondre en février, d'ailleurs notre devant de porte est un lupanar terrifiant. Le jars n'arrête pas de faire, j'ai pas besoin de vous faire un dessin, à madame qui visiblement n'est pas contre. Donc, il y a potentiellement de la génération spontanée en route. Oui, je sais l'oie n'accouche pas, ne me prenez pas pour une dinde. Notre souci, tout de même est que le jars et sa poule bouffent tout et avec une forte prédilection pour le jardin de mon père. Donc, notre boulot avant la reprise va consister à parquer les oies et les poules pour cette raison et aussi parce que j'en ai marre de glisser sur des choses malodorantes. Je veux bien l'agrément du gallinacé mais pas le désagrément du reste.
Ah, et demain, si tout va bien du côté du Poulet, nous allons faire une ballade en Ariège.
Tourner en rond, tourner à vide.
Des blocages qui s'accumulent.
Le poulet, guéri mais exténué, la Bestiole qui s'ennuie, des incompréhensions qui s'amoncellent.
Trois jours pour inverser la tendance.
17 février 2009
Je vous sens à point
Entraînées que vous êtes par une petite semaine de pâtisserie tout azimut, vous êtes enfin prête pour le grand saut, celui qui va vous faire advenir la reine de la cuisine, la star incontestée du rack à fourchette, la diablesse de la poêle à frire. Grâce à ce qui suit, votre mari n'envisagera jamais de passer la porte dans l'autre sens, il sera accrochée à vous comme la bernique à son rocher, vos enfants vous regarderont comme le génie absolu de cette terre, comme la mère nourricière que toute la création leur envie.
Oui, ladies, aujourd'hui, vous allez faire "les pommes dauphines". Pff, perfides, vous vous figurez que c'est trop facile, aller dans le congélateur, après être passée chez P...card, déballer les dites choses, un coup au four et c'est parti. Vous allez devenir une star pas un être conditionné par les IAA, industries agroalimentaires. Ça n'a rien à voir.
Alors, d'abord, vous mentalisez que ce va être hiroshima place dans la cuisine pendant au moins deux heures. Il faut s'y préparer, avant de devenir une star, vous allez passer pour une profonde ménagère, parce que vous en aurez tellement jusqu'aux oreilles, que vous n'aurez envie que de blackbouler tous les types qui passeront le pas de votre porte. Blackbouler, tiens la minute de tante cyclopède. Une question rouge au jeu des 1000 euros, vous savez de quoi ça vient ? Des francs-maçons, quand un nouveau se présentait dans une loge, pour voter pour ou contre son acceptation, il y a une boule blanche et une noire, si les noires l'emportaient, il était refusé dans la loge, il était blackboulé ! Bon, ça c'est pour le dîner après les pommes dauphine, manière de montrer que vous ne savez pas que faire la cuisine mais qu'il y en a dans le citron.
Je m'égare. Donc, vous commencez par peler 1kg de patates, (oui, bon, on fait pas avec la mousseline, franchement, ce serait pas bien limite tricherie). Vous les faites cuire à l'eau, avec un peu de sel. Quand elles sont prêtes, vous les passez au presse-purée, là déjà, la première bombe a explosé, la cuisine ne ressemble déjà plus à rien, et il n'y a plus de lave vaisselle pour le bourrer manière d'oublier l'ampleur des dégâts. Mais dites vous que vous aurez assez de pommes pour les congeler et que dans c'est un cataclysme pour deux succulents repas. Pendant ce temps, vous faites votre pâte à choux : 40cl d'eau +sel + 100 g de beurre. Ensuite vous ajoutez en une fois, 160 g de farine, vous faites dessècher la pâte sur le feu. Vous retirez et vous cassez un après l'autre 4 oeufs que vous incorporez. Le seconde bombe a explosé, vous êtes à la tête de 2 casseroles, un presse purée et vous ajoutez au tableau le bol du mixer qui vous permet de mélanger la purée plus la pâte à chou (on peut le faire à la spatule mais c'est très lourd. Attention tout de même avec le robot de ne pas faire du béton armé, il faut y aller mollo.
Avec une cuillère (ou une poche à douille, si vous avez Linda qui fait la vaisselle pour vous, moi, elle est en grève illimitée), vous faites des gros tas que vous plongez dans la friteuse. C'est magique, vous êtes devenue la star des fourneaux. Merci qui ?
15 février 2009
Se rassurer
Vous devez vous dire, cette nana est complètement frappa-dingue, depuis trois jours, ils mangent gâteaux sur gâteaux, genre qui n'en finit pas. Elle va terminer énorme. Oui, mais ce que vous ne savez pas, c'est que les huit plaies d'Egypte se sont abattues sur nous et que nous n'en sommes qu'à la deuxième à savoir : "le poulet est malade", et va suivre le "Charlemagne est malade". Avec la Bestiole, nous tenons le Nil comme des indiens devant Fort Alamo, nous ne lâchons rien.
Alors que je venais de passer l'après-midi avec le Poulet, gémissant et quand je dis gémir, je dis une longue plainte qui commence à 14h et finit à 18h à l'arrivée du Père. Je ne pouvais que faire une autre opération bien énervante : ranger les papiers administratifs en souffrance depuis 1999, au moins. Et là, à 18h pétantes, le père revient de son après-midi récréative chez son vieux de 95 ans avec qui il fait des postes de radio, que même il parait que ça arque, grave dans les chaumières, quand ils envoient le 220. Et que je fais des super progrès, hier, le téléphone sonne "allo, Madame, oh, je me souviens plus du nom de famille, enfin, la femme de F5SSK". Présentement, c'est elle. "Ah, je le cherche". Et là, super contente de moi, je lâche "désolée, il est chez 6 AEM". Le mec scotché, j'ai pas voulu lui faire le grand jeu en ajoutant 73, ce qui veut dire, salut, ou un truc dans le genre, mais bon, je commence à être une vraie de vraie.
Mais revenons à notre dimanche, le mâle passe la porte, je l'attendais de l'autre côté avec la seconde plaie d'Egypte béante, lorsqu'il me dit "ouh, je me sens pas bien, limite fiévreux". Alors, d'abord, c'est fiévreux, ou ça n'est pas, limite, je connais pas, à moins que tu ne sois une femme en phase ovulatoire, auquel cas, le limite peut éventuellement s'entendre. Deuxio, je te propose de prendre le pharisien, et d'aller tous les deux au lit, vous saurez au moins quoi vous racontez. Mais voilà, le gâteau sur la table a permis aux gisants de se remettre assez pour y goûter et là, ils sont couchés. Demain est un autre jour. Si vous voyez fleurir des gâteaux, ayez une pensée émue pour mon calvaire.

















