29 novembre 2008
Samedi
Je suis un vilain virus qui a élu domicile on the boyaux of the Clothilde, et je m'y sens super bien. Elle me déteste... pourtant je lui fais toute la panoplie du parfait petit virus actif. Vraiment, les femmes ne sont jamais contentes.
Autrement, il lui reste un week-end avant l'arrivée du Premier client, je suis donc super bienvenu, vous imaginez bien. Allez, j'y retourne, faudrait pas qu'elle se croit guérie parce que je faisais juste une petite sieste, elle a essayé de me tuer avec un gros rond blanc qu'elle a avalé, tu parles, ça m'a juste endormi. Allez, c'est pas le tout mais j'ai du boulot.
Au fait, ensuite, je cherche le gîte et le couvert pour la suite de mon existence, si il y a des volontaires pour m'héberger, laissez un message ici. Je suis super sage, enfin, dans le genre virus, je vous assure qu'il y a plus mesquin que moi.
27 novembre 2008
Miam, miam
Hier, Charlemagne s'est retrouvé toute l'après-midi enfermé dans la maison avec 6 gamines de l'âge de la Bestiole qui fêtait son anniversaire, j'en avais profité pour me concocter une journée de réunions, m'extrayant bien égoïstement de ce déferlement. Je suis ignoble, mais bien aidée par un Charlemagne qui sait se débrouiller comme un chef.
Le soir, lorsque je suis rentrée, à mon grand étonnement, tout était nickel, pas de pagaille, de toute manière, je n'avais pas pris la plume pour épiloguer sur ma morne désertion. Mon propos était ailleurs. Mon cher et tendre me dit que la Bestiole était contente de son après-midi et que sa meilleure copine lui a dit à l'heure du goûter : "ah, bien, là, c'est un vrai goûter parce qu'à l'école, c'était pas terrible". Et là, je suis atterrée. Vous allez me prendre pour une ayatollah de la bonne bouffe, mais la différence entre les deux goûters, c'est qu'entre temps, il y avait eu un passage chez le marchand au cours duquel le père avait cédé en achetant des bonbons gélifiés et des barres chocolatées. Alors, avant de me tomber sur le râble, je vais d'abord dire que je n'en fais pas une jaunisse, c'est un évènement particulier et donc, je comprends que la Bestiole ait eu envie de faire comme les autres. Mais, ce que je trouve dingue, c'est qu'un gâteau (j'avais fait deux gâteaux différents pour l'école) seul ne fasse pas fête si on n'y ajoute pas des trucs super sucrés, et industriels.
La semaine dernière est paru dans le Monde, un article très intéressant que je mets en fichier joint sur la nutrition. Personnellement, j'en suis venue à la conclusion que comme on apprend à un enfant à traverser dans les clous, à dire merci et à ne pas suivre un inconnu dans la rue, on doit aussi lui apprendre à bien se nourrir, c'est une composante de l'éducation.
Pour ce qui suit, j'ai longtemps hésité à l'écrire car je ne sais pas trop ce que ça peut représenter pour une famille, mais je veux me lancer. En fait, quand on parle de bien se nourrir, inévitablement, on vous rétorque que cela coûte cher. Je me souviens de mes échanges avec Aline et je n'ai pas oublié ses remarques sur le fait que de faire mijoter un plat revenait cher en gaz par exemple. Je respecte donc vraiment ceux qui sont obligés de se nourrir mal faute de moyens. Mon propos n'est pas là. Je veux juste prouver qu'à moyen égal, on peut mal ou bien se nourrir.
A la maison, nous sommes 4. Mes achats mensuels :
- au supermarché : 150 € (y compris les produits ménagers et repas pour les chats)
- au magasin bio : 50 € par mois (sucre, farine, shampoing, dentifrice...)
- au marché (légumes, fromages) : 30€ par semaine soit 120 € par mois (avec des extras, genre un bouquet de fleurs...)
- pour la viande : 60 € par mois (mes tickets resto)
- le pain : 4 € par semaine, 16 € par mois.
Soit au total : 400 € par mois. Soyez indulgentes avec moi, je sais que je m'expose aux foudres de celles et ceux qui vont me dire que je suis une bobo qui se rend pas compte que c'est très cher. Mais depuis, que j'ai changé notre alimentation, j'ai réduit considérablement mes frais. Nous mangeons à tous les repas des légumes et des féculents, de la viande ou du poisson le week-end uniquement parce qu'en semaine, les enfants en mangent à la cantine. Depuis que je n'achète plus de produits transformés, je fais beaucoup d'économie. Pour les légumes, je me sers chez un maraîcher local et chez une petite dame qui vend ce qu'elle a au jardin, c'est à dire pas grand chose. Bon, certes, en ce moment, nous mangeons des choux, des choux et des choux (fleurs, brocolis, romanesco, vert, rouge), mais jamais deux fois cuisinés pareil ! Pour les fruits, nous allons cueillir les pommes à la saison et nous les stockons une partie de l'hiver (1€ le kg). Pour les pommes de terre, la voisine nous en vend de très goûteuses (0,8 cts/kg). En décidant de manger mieux et plus local, nous avons découvert des gens qui vendent chez eux, des filons inconnus, comme une autre voisine qui vend du veau à la ferme (7€ le kg en caissette de 5 kg de morceaux variés). Et je me régale d'aller acheter directement chez les gens, on découvre des modes de vie, des rapports à la terre...
Cela demande par contre d'avoir une alimentation moins impulsive. C'est le marché qui fait le menu et non pas moi a priori, je compose mes repas après avoir vu l'étal du maraîcher. Hier, je discutais avec mon cousin, agriculteur de son état, il me dit "je te mets des légumes bio et des légumes normaux devant le nez (oui, le bio n'est pas normal donc) et tu fais pas la différence". C'est dingue, 1) le bio est certainement moins régulier, 2) depuis quand décèle-t-on les pesticides à l'oeil nu ?.
Mais le problème n'est pas là. Je ne mange que peu de légumes bio parce qu'effectivement, le producteur du marché est trop cher et surtout parce que j'aime le maraîcher et la dame où je me sers, j'aime leur parler, leur dire ce que j'ai fait de leurs légumes la semaine avant, les entendre me raconter l'histoire de telle culture. Voilà bien le fond de la question, me nourrir autrement, c'est vivre autrement, c'est quitter les ambiances glaciales des supermarchés pour découvrir un autre art de vivre que je veux transmettre à mes enfants. Déchaînez-vous, j'ai largement prêté le flanc !
26 novembre 2008
Envie de douceur
Après le week-end épique qui a vu la vieille garde reprendre en main ceux qui rêvaient d'aventure et de modernisation, il faut bien retourner à la vie réelle, l'amertume aux lèvres et la certitude bien ancrée d'avoir loupé le coche et surtout d'avoir sous-estimé les forces de la réaction même à gauche ! Bref.
Le lundi et le mardi, le mercredi aussi, le soir, le plaisir est au rendez-vous du petit écran. J'attends ces moments avec une impatience d'enfant qui sait qu'il va passer un agréable moment. Les deux premiers jours, vers 22h15, sur Cuisine télé, Nigella Lawson vient irradier le tube cathodique de sa beauté et de sa douceur inégalées. Je suis passionnée, pas tant par ce qu'elle propose, sauf ses gâteaux au chocolat qui semblent venus d'un pays où les calories n'existent pas. Ce qui me fascine davantage encore que sa cuisine, c'est son univers, sa manière de présenter les choses. Cette fille a une histoire très particulière, venue du fin fond du chagrin, son entourage, sa mère, sa soeur, son époux, décimés tout à tour, elle même gravement malade. Et c'est cette histoire difficile qui certainement transparaît aujourd'hui dans sa manière d'être, de vivre, dans cette joie permanente qu'elle transmet à celui ou celle qui la regarde. Elle nous fait visiter des lieux qui donnent envie de s'asseoir à un café pour grignoter en regardant la vie autour.
Il est certainement pathétique à mon âge de parler comme une adolescente, mais elle est pour moi, une égérie, un modèle. Elle me pousse à regarder ce qui m'entoure avec un a-priori bienveillant. Elle invite à mettre du beau dans sa vie, des petits objets qui rassurent, des gadgets de cuisinière qui donnent envie de les sortir des placards pour leur donner vie. Finis les sachets de farine, les sacs de sucre. La fréquentation des magasins bio a mis la dernière pierre à l'édifice, achetant tout en vrac, j'ai mis des jolis bocaux comme contenants des produits de base, j'aime ouvrir le placard pour les sortir, les mettre sur le plan de travail, la cuisine devient un plaisir avant même le premier frémissement de beurre fondu. Les bruits, les gestes amples et conscients font partir du plaisir de cuisiner. Je n'ai pas poussé la perfection au niveau de Nigella, mes placards sont foutraques, je n'ai pas une "Pantery" (réserve, resserre) aussi organisée que la sienne, mais c'est en projet. Pourtant, je suis persuadée que son organisation, son instillation progressive de beau dans le quotidien font partis de son rayonnement, de son aura à nulle autre pareille.
Et pour finir ma mini semaine "plaisir", il y a "Question maison" et "Silence, ça pousse", le mercredi soir, sur France 5. La première émission, je la regarde avec la Bestiole et le Poulet qui sont accros, c'est notre rituel du soir, petite exception sur le coucher qui d'ordinaire est plus tôt. Ces émissions détonnent dans le paysage par le calme qu'elles dégagent. Certes, nous y voyons de jolies maisons avec une tendresse particulière pour la rubrique SOS maison pour laquelle nous nous sommes inscrits déjà deux fois sans succès (pour refaire notre coin ordinateur), mais au delà de cela, tout est feutré, tendre et délicat. L'émission sur le jardin invite à regarder la nature, à prendre le temps, il faut inventer, imaginer, se glisser dans des espaces pour les concevoir.
Et, justement, tous ces moments invitent à inventer, à organiser son espace, son temps, sa vie dans une espèce de sérénité réelle, il ne s'agit pas de vivre hors de son temps, loin de la réalité. Il s'agit juste de prendre acte de la réalité, de la faire sienne et de la compenser par ce que l'on a entre les mains, sa propre responsabilité à créer un quotidien qui rassure, qui rasséréne, qui crée l'envie de vivre mieux*.
* et avec peu de moyens aussi. Des bocaux "Le parfait" chinés en vide grenier pour rien du tout, et voilà le paquet tout bête de farine qui devient un objet que l'on a envie d'exposer. Écoutez le bruit du caoutchouc qui s'ouvre, planter une cuillère en bois dedans au lieu de vider le paquet en le secouant, la sensation de la farine comme de la neige dans laquelle la cuillère vient s'enfoncer. Plaisir. Vous me trouvez ridicule, bon d'accord, je suis seule dans le trip de la farine qui rend heureux. J'assume.
23 novembre 2008
Pesanteur et ratage
Il y a cette sensation tenace de faire les choses à l'envers, de dire les choses et de les regretter, de ne pas assumer d'être dans une adversité, de ne pas comprendre les autres et pourtant d'essayer, de se retrouver en position de force et pourtant de s'y sentir mal. Il y a des mails envoyés et aussitôt regrettés, des paroles prononcées et rapidement disséquées et mal assumées. Il y a tout cela, cette sensation de pesanteur, cette impression de s'enliser dans des paroles que l'on ne parvient plus à légitimer. Envie de faire le mur, de monter un mur autour de soi, pour ne plus avoir à vivre dans le monde, ce monde qui happe, qui terrifie, qui semble si difficile à concilier avec sa propre pensée.
Impression d'être dans un mauvais rôle, celui de la méchante, de la revendicatrice, de la donneuse de leçon. Décider de le quitter et de revenir à ce qui faisait ce que je crois être. Quitte à passer pour une lâche, mais décider finalement, justement à bon escient de lâcher, de laisser faire. Juste poser des jalons, les mettre en place pour donner mauvaise conscience aux autres, à ceux qui les transcendent, mais plus à soi.
Se recentrer sur l'essentiel, sur ce qui était moi et que j'ai perdu au fil d'une rentrée, épuisante, démoralisante, déstabilisante. Revenir à mes fondamentaux, la patience et l'écoute... et la fantaisie qui est morte à trop cumuler les pesanteurs. Prendre du recul, limiter la parole, en tout instant. Ne plus chercher dans les autres, la confiance que je n'ai pas. Ne plus attendre rien, juste prendre ce qui vient, non de mon fait mais de celui des évènements. Hier, une copine que je n'avais pas revue depuis le collège m'a contacté via copainmachin, nous avons échangé des mails, elle a voulu voir une photo, après les recommandations d'usage sur mon problème avec les photos, je lui ai envoyé, elle m'a répondu que j'avais l'air toujours aussi "douce". J'ai pris cela en pleine poire, sonnée par cette image que je ne connaissais pas. J'aurais admis qu'elle me dise que j'avais l'air toujours aussi dingo, rigolote, mais douce... Je ne connaissais pas cette clothilde. Et pourtant, je me suis souvenue que c'était quelqu'un d'attentif aux autres, de réservée qui existait avant et que j'ai perdu. Et aujourd'hui, c'est vers cette personne là que je dois revenir. Pour cela, il faut recommencer à regarder les autres et pas soi, il faut revenir vers les autres sans en attendre autre chose que leur bien-être à eux. Il faut desserrer l'étreinte sur le moi pour espérer redevenir, un jour, peut-être douce et sereine.
20 novembre 2008
Ecole en danger
École en grève, parent solidaire
Parce qu'ils ne le font pas pour nous emmerder
Parce qu'ils ne le font pas pour défendre une école passéiste
Parce qu'ils ne le font pas pour défendre leurs pseudos privilèges
Parce qu'ils le font pour défendre nos enfants, nos valeurs, notre avenir
Parce que l'école publique vaut mieux qu'une gestion comptable. Parce que nos enfants ont besoin de spécialistes quand ils ne vont pas bien dans leur processus d'apprentissage (les RASED sacrifiés sur l'autel des contraintes budgétaires mal ciblées). Parce que pour certains enfants, la visite du médecin scolaire est la seule visite d'un professionnel de santé spécialisé.
Pour toutes ces raisons, je suis une parente d'élève solidaire et heureuse de l'être.
17 novembre 2008
Je rêve de ma cuisine,
des journaux étalés sur la table,
des ciseaux, un cahier,
une tasse de café chaud, un petit gâteau, n'importe lequel,
le feu dans la cheminée, des pantoufles aux pieds.
Rien d'autre.
Se reposer, avoir du temps.
C'est juste un rêve...
16 novembre 2008
Marronier
Chaque année, à cette époque, la question se repose, à nouveau, inlassable. Je lui ai ouvert la porte, il y a 3 ans, quand j'ai lâché mon agenda en cuir façon organiseur pour acheter un agenda annuel, fantaisie. L'année dernière après moultes interrogations, j'ai récidivé avec un agenda Letts of London, que j'ai traîné comme un boulet toute l'année, il ne m'a jamais plu hormis pendant la demi heure qui m'a condamnée à le subir les 364 jours suivants. Alors, il y a quelques semaines, j'ai décidé que j'allais m'acheter un nouvel organiseur, en cuir à nouveau, mais plus grand que le précédent. C'était réglé, j'étais à peu près sure de moi. Et maintenant, je ne suis plus sure de rien. Versatilité de la femme devant des questions hautement existentielles, je vous l'accorde.
En fait, la vraie question est ailleurs. Pendant très longtemps et encore aujourd'hui, mon agenda était un espace multi-tachesmulti-taches. Il me permet de noter les rendez-vous, les dates et lieux de réunion, les livres que j'ai lu, les ouvrages que j'ai fait, c'est noté page de droite ou dans la marge. Sur la page de gauche, un jour par page donc, ou demi page par jour au minimum avec page de note en vis en vis, je note ce que je fais. Je m'aperçois que cela n'est que factuel. Il n'y a aucune réflexion derrière, au pire, le summum de la réflexion égocentrique peut résider dans un laconique "CharlemagneCharlemagne m'énerve". Vous voyez que l'on est au fond de la considération freudienne. Le récit est plus proche du "journée au travail, manger au café. ségo aux prises avec les éléphants, mal barrée. Sont trop cons". Je suppose que si un jour je devenais Prix nobel de littérature, je n'aurais qu'un objectif avant que les journalistes ne débarquent à la maison : brûler mes agendas qui sont la preuve sidérante du vide sidéral de ma réflexion et de mon style. En plus, je déteste les relire. Oui, se rendre compte 10 ans plus tard, que l'on a eu une colique molle parce qu'on se demandait si machin allait vous rappeler, cela a quelqu'un chose de profondément humiliant. Mes enfants ? Oui, je me suis longtemps cachée derrière le passage à la postérité généalogique. Et si mes enfants aimaient un jour relire les aventures de leur mère, au bout du troisième "journée au travail, manger un sandwich", je pense qu'ils préfèrerons oublier que leur mère avait une vie d'un ennui mortel. Bon, si ! Cela permet parfois d'avoir des moments de gloire comme quand je peux dire à un ami la date exacte à laquelle nous avons vu tel film. une gloire éphémère !
En même temps, je me dis que je suis d'un narcissisme forcené pour imaginer un jour intéresser quelqu'un avec ces histoires qui ne m'intéressent pas même personnellement, alors que je les vis. Et c'est bien là, la question. Je dis que plus le temps passe, plus j'oublie de le remplir, ce qui donne des pages annotées, avec :" plus de souvenir"!! Quelle information ! Je passe. Bref, le fond donc est de savoir si je n'ai pas envie d'autres choses, d'un agenda qui me serve à autre chose. N'ai-je pas passé l'âge de noircir des pages sans fond, sans substance ?
Beaucoup de questions, aucune réponse valable pour le moment. Il me reste 1 mois et demi !
15 novembre 2008
Dernière pierre
Le site est en ligne. Votre avis m'intéresse, vous le savez.
14 novembre 2008
Ere glaciaire
Mais, c'est quoi cette unanimité à la soviétique ! Même pas une pour ronchonner. Vous voulez de la Clo plurielle, ben alors, j'optempère. Mais, je me ferais bien un petit changement de bannière dans le week-end manière d'être raccord avec la pluralité des activités.
Charlemagne est parti cette nuit à l'étripage de Reims, nous n'avons pas changé d'avis, nous ne sommes donc plus des militants paraît-il mais juste des groupies. Si la différence entre les deux, c'est que les premiers sont des crésus pouvant payer 150 € de carte par an et les autres des pauvres bougres à 20 € la carte et bien soit, je signe, je suis une groupie et j'espère que nous serons des millions comme cela. C'était la minute militante.
Le Poulet sait lire, mon dieu, quel choc hier en lisant son cahier de texte et en voyant qu'il sait écrire tout seul les consignes de la maîtresse. Mon petit poulet d'amour comme je l'appelle tous les matins en le réveillant ce qui fait crever de rire sa soeur est maintenant un grand de CP qui sait lire tout seul mais refuse frénétiquement de s'habiller quand sa mère est dans les parages. En même temps, je ne suis pas contre un petit assistanat. C'était la minute "mauvaise mère".
Le soir, quand la maison est endormie, j'hésite entre les grandes aiguilles et la petite. J'ai enfin repris la broderie, au début, sans envie, juste pour voir si le dégoût était un mauvais souvenir, il est passé, mais cela ne me procure plus le plaisir d'avant. Pourquoi ? Je n'en sais trop rien. Mais, je sais que je ne pourrais pas passer une journée sans faire un truc de mes doigts. C'était la minute "manuelle".
J'ai fini un super bouquin, d'une vulgarité déconcertante, des mots d'une crudité irréelle, des scènes inouïes(oh, je voulais le prêter à ma mère parce que le thème est sensationnel, mais je pense que si elle sait que je lis cela, je suis bonne pour les galères). Et une écriture virevoltante. Le Montespan de Teulé. C'était la minute "clo et les livres".
Au boulot, le temps s'affole, les réunions s'enchaînent, le bonheur de venir au travail est toujours présent, vivace, constant. Je ne cracherai pas sur mes 15 jours de vacances à Noël mais en attendant, j'ai des échéances et je compte bien les assumer. Clo chez les cathares
6 semaines et un mariage. Les réservations s'enchaînent, le téléphone sonne, il faut donner des réponses, il faut jongler avec le calendrier. Le mariage s'est concrétisé et la jeune femme veut une proposition de décoration. Aujourd'hui, je vais réfléchir entre midi et deux à la décoration de Noël. J'entre dans une nouvelle phase. Je cherche comment l'appeler. Le week-end porte conseil !
12 novembre 2008
Dilemne
Mon activité de "gentille organisatrice" des vacances des autres va prendre de plus en plus de place dans ma vie, pour preuve ce dernier week-end avec des rebondissements, des choses et d'autres. J'ai souvent l'impulsion de venir en parler ici, tout d'abord parce que cela me réjouit beaucoup, m'apaise aussi, me donne envie, me galvanise. Mais, je me bride pour la bonne raison que je me dis que ce peut être lassant. J'ai l'expérience de la période de l'élection présidentielle où j'ai beaucoup écrit, parfois avec frénésie, souvent avec enthousiasme, quelque fois avec emportement. Et j'ai vidé ces lieux de quelques personnes que j'ai dû au choix, agacer, désespérer, énerver voire choquer. Ce n'est pas que je sois attachée aux courbes d'audience, c'est juste que je tiens à vous, à votre présence, à l'altérité que vous représentez dans ma vie.
Donc, je ne veux pas refaire deux fois la même erreur, j'ai donc deux solutions : je continue ici parce que le gîte est un nouveau moment de ma vie et il doit être traité comme tel. Je crée un autre blog que sur ce thème. Oui, c'est un sondage. Contre un nouveau ou pour une séparation des deux choses. Je vous laisse en juger et je trancherai ensuite. Merci à vous.














