31 octobre 2008
Mal de saison
Est-ce les effets d'un mauvais restaurant ou alors un mal de saison, toujours est-il que je met à profit ces deux jours de congés pour tester le cocktail "motilium, smecta et panfurex". Un bonheur à lui tout seul.
Première réservation ferme. La dame aux ustensiles de cuisine. Merci pour le lien vers le traducteur yahoo et à Mr Viriato qui s'est fait assistant.
Pendant ce temps, je range quand même, je reprend pied dans la maison avant un mois de novembre qui sera ultra chargé au boulot. Tenons le cap, braves gens.
29 octobre 2008
Tarte vend gîte de bon rapport
Ce que je vis n'est pas humain. Ce soir, je rentre de réunion à 21h30, sous une pluie battante, je récupère les enfants chez leurs grands-parents, Charlemagne est avec Ségo à Toulouse, il y a vraiment une inégalité criante dans ce couple, le mien, je parle. Je m'installe devant l'ordinateur après avoir passé un pantalon d'intérieur chaud, parce que ça caille et que j'ai envie de douceur et de réconfort. Je viens de poireauter 1 heure parce que le mec qui faisait l'intervention avant moi a débordé, débordé de son temps de parole, je l'aurais fracassé. Donc, je reprends, je suis devant l'ordinateur, les monstres sont couchés, je peux donc me poser pour m'empiffrer tranquille d'un reste de pizza.
Là, le cauchemar commence. Ma boite mail s'ouvre, et je vois le mail d'une madrilène qui m'avait déjà contactée en début de semaine pour louer à Noël. La première fois, j'avais sorti ma botte secrète à savoir Viriato, le plus espagnol de tous les français. Il m'avait fait une réponse que même moi, je comprenais rien, mais bon, j'ai confiance ! Gloups. Erreur magistrale, parce que du coup, la dame pensait avoir en face d'elle la reine d'Espagne, alors qu'elle n'avait qu'une usurpatrice incapable d'aligner deux mots. Le premier mail demandait comment confirmer la réservation (allez expliquer, vous en charabia qu'il faut aller sur le site avec sa carte bleu visa, comment on dit bleu) et le second... le second, je vous le donne en mille. Elle me demandait par le menu la liste des ustensiles de cuisine pour prévoir le menu du réveillon. Donc, là deux solutions, je passe la pizza par le nez, je meurt étouffée et on en parle plus. Deuxième solution, je respire par le ventre que je nourris avec la pizza et je rationalise. Allô Viriato. Non, pourquoi tant de haine ? Il est dans le TGV, et comme c'est un antique individu, il n'a même pas un black avec Internet (penser à lui dire de s'en acheter un). Donc, cette option est ratée. Et là, comme les bonnes choses s'accumulent toujours, mon yahoo se met à clignoter, la dame m'a trouvé et veut me parler en live. Ma première réaction a été de sauter sous le bureau pour ne pas qu'elle ne me voit. Ah mais c'est vrai, je n'ai pas de caméra. Mais, pourquoi m'en veulent-ils ce soir ? Donc, j'ai fait la morte sur le yahoo live et en bonne tartignolle, j'ai répondu sur le mail, cherchez l'erreur ?! Je me suis aidée de Google outils linguistiques, j'espère que je ne lui ai donc pas dit des insanités ou des trucs débiles. Genre que les râpes et autres couteaux à pain ne sont pas devenus des instruments SM... ça ferait chic.
Première chose à faire : me mettre aux langues étrangères de base. Et une jeune fille au pair trilingue, anglais, espagnol, finlandais puis un peu de danois, ça va chercher dans les combiens ?
28 octobre 2008
Vous cherchez une tarte, ne cherchez plus
Vous l'avez trouvée !
Le portable sonne.
"Allô, oui, bonjour, je vous appelle de la part de Gîtes de France pour votre gîte". Et là, un abîme s'ouvre sous mes pieds. Donc, rationalisons, déjà, une bonne nouvelle, il parle français. Charlemagne s'était bidonné quand j'avais mis mon numéro de portable, parce que les langues étrangères et moi, c'est un vaste problème de désamour total. Mais, lui, n'est jamais disponible donc, c'est moi qui m'y colle. Deuxième bonne nouvelle, c'est au téléphone, il ne voit donc pas le rouge aux joues et le postillon au coin de la lèvre. Rationalisons.
"Oui, bonjour (basique mais efficace)".
"Je voulais savoir si la maison était libre à Noël et pour le 1er de l'an". J'allais crier dans le téléphone que oui, bien sur, quelle question, elle est en location depuis 5 jours alors pensez donc. Et puis, j'ai réfléchi (oui, je réfléchis vite et avec confusion) que ce n'était pas très vendeur. Genre, vous allez essuyer les plâtres. Donc, j'ai juste dit "oui, bien sur". Là, le type a dû se demander s'il n'avait pas en face de lui, la dernière rescapée d'une tribu de "moins je parle mieux je me porte".
"Vous parlez de feu dans le four de la cheminée, qu'est ce que vous entendez par là ?". Bouh, mais pourquoi tant de haine. Et je me lance dans une explication à la con : "c'est un four à l'ancienne (à la belle affaire, il est donc pourri, prêt à s'effondrer, mais pas du tout), tout voûté. On peut y faire du feu mais aussi de la cuisson, comme par exemple (et c'est là, que je dérape dans la nunucherie la plus crasse) y faire cuire un gigot d'agneau, comme un gigot de 6 heures". D'abord, ce n'est pas 6 mais 7 et en plus, le type maintenant est persuadé avec mon accent qu'il est tombé chez la petite fille de Maïté qui donne des conseils gastronomiques. Donc, là, vu que j'étais déjà 10 pieds sous terre, j'ai évité de m'enferrer en ajoutant que j'allais décorer la maison pour Noël, c'était pas la peine d'insister dans le genre "Clo joue à la marchande".
Mais, lui n'avait pas fini : "vous parlez de salle de jeu, ça veut dire quoi". Mais pourquoi cet acharnement, pourquoi, il ne me demande pas la marque de ma literie. "Ben, c'est une salle où l'on peut jouer, écouter de la musique". J'aurais vendu un steak à un végétarien que je n'aurais pas mieux fait. Bon, action n°1, s'entraîner à répondre au téléphone, impromptument !
Premiers froids
Il pleut sur la ville. Je travaille d'arrache pied. Je me pense ce soir, dans ma cuisine, allumer le feu, ressentir la douceur de la maison, penser le repas, profiter d'être là. Premiers mails de "futurs clients" (peut-être), répondre dans leur langue, se demander ce qu'ils en pensent, attendre la suite, espérer. Temps suspendu avant que le début ne soit vraiment concrétisé. Manger un sandwich, recevoir un appel de Charlemagene et de mon chef, apprécier le bouquin du jour, entendre les conversations, se sentir chez soi, tous les midis, dans un bar, celui-là et pas un autre. Faire partie des murs, aimer cette sensation de ne plus être totalement anonyme, s'enquérir de la santé de celui-ci que l'on ne voit plus. Donner du sens à la présence, intégrer une communauté. Penser aux deux jours de vacances, seule avec les enfants. Envie de les amener à Toulouse, organiser une virée tous les trois. Regarder la pluie tomber et reprendre le cours de son travail, en toute sérénité.
27 octobre 2008
Retour de réseau
En fait, il faut toujours faire contre mauvaise fortune bon cœur. Ici, dans mon boulot, je travaille en lien avec un autre département et pour corser le tout celui-ci n’est autre que mon ancien département. Vous suivez, je travaille donc avec (contre ?) la Mouette. Moi, je l’ai déjà dit une multitude de fois, j’ai tourné la page. Elle beaucoup moins, elle m’en fait baver des ronds de chapeau. A tel point que par moment, je me demande si le fait que je sois là où je suis, n’est pas toxique à l’idéal que je défends, à savoir le développement de mon territoire. Mais, d’un autre point de vue, je pense que je suis à ma place parce que j’aime ce territoire, je crois le comprendre et ce que je défends est avant tout ce en quoi les élus adhèrent. Tout cela pour dire que nous avons des tonnes d’études à mener. Je suis seule dans un bureau avec l’appui, à la demande, d’un bureau d’études. Mais, contrairement à mon ancien boulot, ici, c’est un département pauvre et il n’est pas question d’embaucher du monde en fonction des besoins, il faut juste que nous augmentions la cadence. Pour les vacances de Toussaint, je prendrais deux jours, mon emploi du temps est un truc de dingue avec des réunions le soir en pagaille, loin du train-train d’avant. Mais les gens sont sensibles à la disponibilité.
Cependant, je ne pourrais jamais fournir seule le boulot qu’abat de l’autre côté une équipe de plusieurs personnes. On me demande des chiffres, des statistiques, des camemberts et autres graphes ! Je fais le constat évident que sans logiciel de traitement des données, je perds un temps fou à récupérer les données, à les traiter. Alors, un jour, je me suis posée, j’ai d’abord fait Caliméro « elle est trop méchante ». Puis, je me suis dite que c’était débile de réagir ainsi parce que 1) je jouais son jeu 2) j’ai tout fait pour m’en dégager, ce n’est pas pour maintenant retomber dans le piège.
Donc, j’ai réagi autrement. Je me suis posée, j’ai repris la totalité des chiffres que l’on demandait, des études etc… Et je me suis demandée la finalité de tout cela. C’est un territoire rural, de près de 75 communes. Et j’ai fait une étude « test », c’est à dire j’ai mis au point une liste minimum de chiffres à connaître et à décortiquer pour « comprendre le territoire ». Le reste n’est que superflu ou juste bon à me faire perdre pied ! Et à partir de ces données, je tente de développer le concept du qualitatif. Mais oui, parce que les chiffres sont des petites bestioles à qui on peut faire dire à peu près n’importe quoi surtout si on n’effectue pas des croisements, des recoupements. Et puis, un territoire, il faut le découvrir. Enfin, là, je bâtis un processus me permettant de faire comme si, et de pallier des manques réels.
Toujours est-il que je suis en train de réfléchir à ce que pourrait être ce territoire dans les années futures. Alors, je bouquine beaucoup et cherche des pistes de travail. Je veux les prendre en revers, imposer une vision qualitative des choses, argumentée par un minimum de connaissances statistiques. Ce n’est pas plus simple mais disons que cela demande moins de ressources matérielles. Il faut synthétiser, articuler, cela je sais mieux faire que des camemberts !
Donc, je fouine pour trouver des pistes d’élaboration d’un projet. Quand on parle « développement économique » dans les zones rurales, inévitablement les élus répondent « zones d’activités ». Cela me fait bondir. Tout d’abord, toutes les entreprises n’ont pas forcément envie de se mettre au vert. Ensuite, une ZA représente un grignotage conséquent de la terre souvent la meilleure. Alors que devant leurs yeux, il existe un développement évident qui consiste à « nourrir les hommes ». La première fois que j’ai dit cela, les élus m’ont ri au nez. La deuxième fois alors que l’on parlait d’installer une grande surface, et que j’ai répondu que le petit commerce était florissant, on m’a encore ri au nez. La troisième fois, le prix du carburant avait augmenté, les grandes surfaces toulousaines admettaient une baisse de leur fréquentation, bizarrement on a moins ri. Et la semaine dernière, les élus m’ont dit « d’accord, propose quelque chose qui se tienne dans ce sens, et on en reparle ». Je suis contente pour l’idée que je me fais de l’avenir de ce territoire. Alors depuis, je bouquine sur les circuits courts et l’alimentation. Je reste persuadée qu’il faut à côté d’une agriculture exportatrice adosser une agriculture localisée, territorialisée qui nourrisse les hommes dans un périmètre cohérent. Je viens de lire un rapport de l’OCHA qui est un observatoire de l’alimentation. J’ai découvert des trucs super intéressants (c’est un peu long, mon propos ? Le plus intéressant est à venir ! Je suis nulle pour appâter le lecteur !). En vrac, ce que j’ai appris et que je veux partager avec vous :
Les repas et le plaisir en France, la discipline (manger à des heures fixes) et la qualité des repas est une composante de la vie familiale comme dans peu d’autres pays. Apprendre à manger c’est apprendre à faire partie d’un groupe.
La valorisation de la cuisine est en corrélation inverse avec le surpoids et l’obésité. Ce qui signifie qu’il faut tendre à privilégier l’éducation du goût et l’apprentissage de la cuisine à l’éducation nutritionnelle. On ne grossit pas non parce qu’on est conscient que ce que l’on mange est bon d’un point de vue nutritionnel mais parce qu’on perçoit l’acte de manger comme un objet de jouissance, de plaisir et de partage social. Ainsi, la médicalisation de l’alimentation en exacerbant la dimension santé au détriment du plaisir, de l’aspect culturel et identitaire du repas met plus à mal le modèle français que la transformation des pratiques alimentaires (repas de midi pris dehors par exemple).
Petite et grande histoire
Dans les années 50, il fallait « gagner son bifteck », le fait d’en manger faisait partie du modèle de réussite dans les campagnes, souvent cuisiné avec des frites. Dans les années 60, la cuisine (avec la nouvelle Cuisine d’ailleurs) est devenue un lieu de vie, aseptisé. Sentir la frite reflétait les origines populaires de ce mets et par conséquent des personnes (dans l’inconscient collectif) et donc la consommation des frites a fortement chuté et dans les classes moyennes et supérieures, elle a été de plus en plus consommé à l’extérieur du foyer. Les aliments essentiels. Dans les années 60, on cite les féculents, la viande, les légumes, les produits laitiers. Cela traduit la fonction du corps, un outil de travail, qu’il faut rassasier. Dans les années 90, le trio de tête est les fruits et légumes, la viande, le lait. Et l’on introduit la notion de micro nutriments (vitamines, fibres), le corps est alors conçu comme réflexif, il est le reflet d’une esthétique, d’une efficacité sociale.
Jusqu’à la Révolution, les plats étaient posés sur la table en même temps, et on se servait selon des règles de préséance, certains plats étant réservés à certaines catégories sociales. Ensuite, le repas s’est structuré sur le modèle russe (entrée, plat, dessert) et il est devenu l’emblème du repas français.
La structuration des repas, il n’existait avant le XIX ème siècle que 2 repas, le déjeuner (littéralement rompre le jeûne) et le dîner qui était le repas « du milieu ». Peu à peu, ce repas a été décalé pour arriver en fin de journée. Une dînette était un petit dîner et une midinette une femme qui faisait dînette à midi ! Quant au souper, il s’agissait d’une tranche de pain trempée dans la soupe, chez les paysans, maintenant il ne s’emploie (sauf chez les gens incultes de mon genre) que pour désigner un repas pris après un spectacle !
Dans sa tête, le mangeur oscille entre deux modes de décision. Soit sa décision se fonde sur :
- une rationalité en finalité, il mange pour faire un bon repas, pour être en bonne santé.
une rationalité en valeur, il mange selon ses principes personnels, ou pour se conformer à une autorité : religieuse, morale, scientifique ou pour la tradition.
Le mangeur est surdéterminé par des facteurs socioculturels et historiques, et libre parce qu’au final, je ne sais pas vous, mais moi, dans ma cuisine, tous les soirs, je suis seule à décider autocratiquement de ce que toute la famille va avoir sur la table une heure plus tard. Et cela on a beau dire mais c’est une super liberté qu’on ne laisserait pour rien au monde, pourvu que l’on soit doté d’un lave vaisselle !
26 octobre 2008
Dimanche à la campagne
Les martiens sont repartis, telle une nuée, le matin venu. YL, c'est young lady m'a dit mon homme, young parce que l'avantage avec les ondes, c'est que l'on ne voit pas la personne et donc tous les espoirs sont permis. Faut aussi que je rétablisse une vérité qui sans cela pourrait vous faire passer pour parfaite tarte en radio, si vous veniez à tenter de vous mettre dans la poche un radio amateur, entre nous, moyenne d'âge du week-end, 74 ans ! Donc, à moins que vous ne vouliez faire un placement à très court terme, autrement... Pour celles qui auraient l'âge moyen du-dit radio amateur (et que donc la phrase précédente a engagé à quitter ce blog présentant un excès de jeunissime monstrueux), méfiance, il touche en permanence du 100 000 volts et c'est donc super risqué. Je m'égare. Donc, la vérité à rétablir, ce n'est pas une question de fuseau horaire, le début très nocturne, mais une question d'activité solaire. Le soleil émet des radiations et suivant leur force cela compromet la propagation des ondes. Voilà, vous êtes incollables dorénavant.
Et moi, et moi, pendant ce temps. Je couds, une vraie caricature ! Papa fait de la radio, maman de la couture ! Mais que font les féministes. Que nenni madame, on peut être féministe, couturière et assumée ! En fait, je voulais faire une grande poupée mais impossible de mettre la main sur un patron, donc ce sera une poupée un peu comme d'habitude, je n'en sors pas de ces modèles. J'ai un peu plus travaillé les détails (les chaussures !) mais bon, la tête ne me plaît pas. Elle est à la mode avec ses leggings. Je file, le repassage ne s'est pas fait pendant que je cousais.
24 octobre 2008
Sortez-moi de là
Les martiens ont envahi, je répète, les martiens ont envahi. Je ne me suis pas méfiée, quand je suis arrivée à 18h, les martiens étaient en place, devant la maison, 4 martiens, les pieds dans la boue, la voiture plantée au milieu du champ. Il n'y avait plus de doute, Charlemagne m'avait prévenue, c'était ce week-end qu'ils viendraient. Ben, j'avais pas évalué les conséquences. Le Charlemagne faisait que rentrer et sortir, j'avais à peine le temps de lui demander : "mais on fait comment ? " avec une pointe d'hystérie dans la voix. Parce que pendant qu'il furetait dans tous les coins, les martiens se multipliaient dans le champ. Il me répondait dans un langage super obscur 8Wz reste et Y2K non. Il se paie ma tête :" et il dormira où 8WZ ?". Mon mari fait un concours radio amateur INTErnational, et je suis envahie par des radios amateurs.
Et Charlemagne prend un plaisir suprême à parler radio amateur, donc là, ils ne mangent pas mais ils ont demandé à leur YL de faire le repas, l'YL c'est moi, vu que je suis la femme. Et ils sont dans la pièce à coté, je promets que ce sont tous des individus de langue maternelle française et pourtant, je vous le dis "je comprends rien à ce qu'ils disent". Sauf quand j'entends YL, je me pointe. Et ça dure jusqu'à dimanche. Je vous situe le truc, ils parlent au micro de 2h à 7 h du matin, puis dodo (merci le gîte d'héberger tous le monde) puis rebelote en fin d'aprem et toute la nuit et cela finit dimanche à 1 heure du matin. Pourquoi ces horaires ? Mais, que vous êtes tartes, bande d'YL ignares, because cela dépend du russe, puis du chinois, puis de l'américain, on suit les fuseaux horaires banane. Selon où l'on en est de la vie et de l'oeuvre du monde écoutant, on émet ou on dort. Et moi, je fais à manger ! Je vous le dis, je vais décéder.
YL étudie toutes propositions
23 octobre 2008
Black out
Depuis lundi après-midi, au bureau, nous sommes en situation insolite : plus de réseau, donc plus d'Internet, de mails professionnels, plus d'imprimante (qui est en réseau), de fax et de standard téléphonique. La machine qui gère tout, au siège, a pété, et depuis, les techniciens bossent jour et nuit, sans succès. C'est étonnant comme situation, un peu hors du temps. Du coup, j'avais rédigé un long post sur un ouvrage que j'ai lu, pour le boulot mais il est resté dans mon ordi professionnel, sans clé USB, impossible de le transférer, il attendra lundi.
En rentrant, j'ai pris les chemins de traverse, et je suis tombée en bas de chez moi, au fond d'un vallon sur un couple de chevreuils. Je n'ai pas regretté d'avoir risqué de rester coincer dans une ornière. Vous voulez une info, une vraie : je suis au radar, je suis crevée, je marche comme une marionnette, je n'arrive pas à lire mon roman plus de 10 pages d'affilée. C'est de saison ? C'est le rythme au boulot qui est accéléré ? C'est tout cela à la fois ? Et encore une RTT qui saute ... Pfff. Ce week-end, je le dis, je veux faire une poupée en chiffon. Alors, je ferais une poupée en chiffon, y a intérêt !
21 octobre 2008
Parfum de saison
Deux heures plus tard : Je vous dis pas les barres aux céréales. C'est à tomber et en plus, enfantin. Dans une casserole, on mélange sur feu très doux 100g de beurre, 50g de sucre roux et 2 c à soupe de miel liquide. Quand le mélange est liquide, on le verse sur 250 g de flocons d'avoine ( non sucrés, dans les miens il y avait déjà des raisins secs, c'est un mélange bio acheté en vrac). On peut alors ajouter les fruits secs de son choix. Pour un essai, je suis allée ramasser les noix devant ma porte, je les ai ouvertes et mises dans le mélange en les écrasant grossièrement dans mes mains. On les étale sur une plaque allant au four beurrée et 15 minutes dans un four pas trop chaud. Avant d'en faire des morceaux, on attend au moins 15 minutes. C'est très, très bon, et surtout pas trop sucré.
19 octobre 2008
Décelération
Toujours faire attention aux risques du rien après le tout. Risquer le néant. Revoir l'être prendre le dessus sur le faire. Maîtriser les écarts, tenir à distance les contraintes. Faire le vide autour de soi à force de trop regarder à l'intérieur du néant sans voir les petits bouts de quelque chose qui restent encore à grignoter. Vider, jeter, trier, abandonner des illusions. Vaincre des démons. Recomposer sa vie, autrement. Échouer, réessayer, repartir, trier encore, jeter beaucoup. Comprendre que le fil est tendu au dessus du vide, refuser de le voir lâcher, repousser les démons, rejoindre l'autre rive. Revenir en arrière, espérer avoir atteint cet espace infini où tout est simple. Perdre ses illusions, remonter sur le fil, espérer qu'il y mène enfin, sans embûches. Vivre de cet espoir, ténu, un peu irréel. Préférer la solitude à la difficulté de la confrontation à l'autre. Attendre patiemment que le démon se taise, attendre de l'anéantir une fois pour toutes. Perdre patience. Se préfèrer autrement sans être capable de l'atteindre. Être à bout de souffle, mais faire comme si...
















