Clothilde saison 2

Charlemagne, le gîte, le Poulet, la Bestiole et les dernières semaines à la firme

20 août 2008

Juste propos

Un jour de discussion familiale, Charlemagne dissertait sur la vision d'une femme en train de faire du béton sur le chantier d'une maison en construction, le jeune couple depuis des semaines s'escrimait à bâtir la maison de leurs propres mains. Ayant nous même les nôtres dans le cambouis du chantier, nous en évaluons les sacrifices. Mon père affirma alors :" quand c'est comme cela, à la fin du chantier, cela finit par un divorce". Gloups, tombée dans l'oreille d'une personne saine d'esprit, cette affirmation n'aurait pas plus porté à conséquence que de dire que si les hirondelles volent bas, la pluie n'est pas loin. Mais dans l'appendice auditif d'une névrosée de mon genre, cette phrase m'a glacé le sang, elle date de plusieurs semaines, et depuis, je la rumine. Oui, parce sur le chantier certains jours, nous sommes au bord de la commande expresse de l'homme de loi, entre la fatigue, les remarques de l'un, les attentes de l'autre, il est difficile de ne pas s'envoyer les tournevis à la tête.

Pour y remédier, j'ai trouvé une solution, le matin, je me lève vers 8h, je vais alors sur les lieux du crime conjugal, seule, je peux avancer sans avoir des commentaires incessants. Le mari garde la marmaille et n'arrive que vers 11h, je m'éclipse alors demi heure plus tard pour aller faire le repas. L'après-midi, je la consacre à des taches aussi bêtes que le nettoyage qui n'amène pas de grandes discussions conceptuelles. Aujourd'hui, le motif de l'étripage fut la manière peu orthodoxe de poser un plafonnier. Il parait que ça ne se fait pas, et bien disons que je serais avant-gardiste. "Demande sur le blog". N'importe quoi, je ne sollicite le ban et l'arrière ban de la panacée virtuelle que pour des choses graves et importantes, pas pour un cache fil électrique. Franchement, il vous prend pour qui ?

Mais, le matin, au moment où l'activité neuronale est à son maximum, j'ai eu l'explication de l'affirmation paternelle. Une évidence. Je sais pourquoi les gens divorcent après un chantier. Démonstration (minute, je vais voir si mes nouilles ne crament pas). (Ça va, encore 5 minutes, ce sont des semi complètes, elles cuisent plus lentement).

Avant : Fernande, la femme est une cruche, elle a donc épousé un bel homme (on s'en fout si il est moche, ça fait aussi l'affaire) pour lui planter un clou, lui réparer les wc. Elle le trouve d'autant plus beau qu'il sait faire tout cela, ça exalte son sentiment de supériorité à lui, et pour elle, ça la rassure, elle a un beau mâle qui s'occupera bien d'elle.

Pendant : Fernande comprend que Marcel tout seul ne peut pas tout faire. Il faut qu'elle l'aide. Elle achète donc le manuel des castors junior et se met à travailler. Au début, le Marcel, il se moque, il la pousse parce qu'elle ne sait rien faire. Mais petit à petit, comme on n'a plus le temps, il la laisse faire et comme elle a un gros sens pratique et bien, elle apprend très vite.

Après : Mais à quoi sert Marcel ? Plus à rien, vu qu'elle sait tout faire elle-même. CQFD, elle lourde Marcel. Après, elle oublie ce qu'elle sait faire et il lui faut un remplaçant du Marcel qui s'il avait su, ne l'aurait pas mise sur le chantier.

Attention, Marcel, aujourd'hui, j'ai placé trois luminaires (avec raccordement des fils sans me gourer), deux pas de portes et une bonne dizaine de baguettes pour cacher des fils. Attention ...

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19 août 2008

Bleu, vert, gris, et le lauréat est ... soyez pas impatiente

En faire sortir certaines du bois, pourquoi cette fois, pourquoi ce post, qu'est-ce qui interpelle ou donne enfin envie de se faire connaître ?

Donner vos idées et me faire prendre conscience de ce que l'on met derrière une image, une couleur, une impression. Nous donner des pistes.

Et Charlemagne qui se prend au jeu, qui dorénavant me dit "et si tu leur demandais", leur devenant un article vivant à la maison, une entité existante, qui prend sa place.

Vraiment, que vous êtes précieuses à cet espace.

Merci, jamais je ne pourrais vous dire combien vous m'aidez à cheminer.

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17 août 2008

Question on

volets

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16 août 2008

J'aurais pu

Pas les enfants, ce soir à la maison.
Nous avons failli aller au restaurant, et puis non
Nous aurions pu aller manger un beignet à la fête du village voisin... et puis non
Nous aurions pu manger des pâtes au basilic et puis non.
Nous aurions pu... faire beaucoup de choses, mais c'est un jour qui ne voulait pas se donner.
Finalement, c'est bon, les tartines de pain grillé à la confiture devant la télé, en commençant une nouvelle écharpe d'hiver.

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15 août 2008

On se résume

  • une guerre aux frontières de l'Europe qui peut vraiment nous péter à la gueule du jour au lendemain, une Europe désunie avec un Berlusconi qui aime bien ces Russes, qui sont comme chacun sait des partisans de la méthode douce et des exportateurs résolus de la démocratie. Des Géorgiens que les Américains soutiennent mais on ne sait pas trop jusqu'à quel point. Et un Président français qui à force de vouloir plaire à tout le monde a les fesses mal installées entre deux chaises. Ah oui, c'est vrai, il est président de l'Union et comme entre européens, nous ne sommes pas d'accord (cf la position italienne et allemande diamétralement opposées), il devient ardu de prendre position. Mais au fait, et la France, elle est de quel côté ? Parce que si j'ai bien compris, la Géorgie comme l'Ukraine a tourné le dos à la Russie et aimerait bien que l'Europe ne la laisse pas tomber. Mais visiblement, c'est mal barré.

  • une France en récession. Madame la Marquise, ministre de l'économie à ses heures avait dit que nous étions des ploucs de nous inquiéter comme cela. Les Etats-Unis sont en récession, l'Espagne aussi, mais nous, trop forts les français, nous ne subissions pas du tout les assauts négatifs de la conjoncture internationale. Parce que nous consommions, c'était le nerf de la guerre. Entre temps, il y a bien eu ces fonctionnaires qui faisaient grève parce qu'ils perdent de l'argent, du pouvoir d'achat. Et oui, quand on est augmenté de 0.2% par an et que l'inflation est de 2%, c'est magique, on perd des sous. Ces salariés pauvres qui vivent dans des voitures, qui croupissent dans des appartements insalubres. Mais comme ils ne font pas de manifs, on s'en bat l'oeil. Et puis, le Président -vénéré on se demande bien par qui nous- a dit que vraiment c'était n'importe quoi. Et puis, le paquet fiscal (savez-vous que des gens reçoivent des gros chèques du trésor public, il y a même des députés UMP pour s'en offusquer, perso, j'ai rien reçu sauf mon avis d'imposition !) a participé à l'assèchement des finances publiques, non parce que ne vous leurrez pas, il n'y aura pas de baisse du déficit public cette année, bien au contraire, il y a un emballement. Sauf pour Tapie qui vraiment a bien fait de tourner casaque au bon moment.

  • des Jeux olympiques dont le lieu ne porte pas à l'enthousiasme quand on gratte un peu. Des gymnastes de 14 ans (alors que l'âge minimum est de 16), des tirs de roquette dans le ciel pour éviter la pluie, un Dalaï Lama que l'on n'ose pas rencontrer (je suis honnête, aucun président français ne l'a jamais rencontré en visite officielle, mais on nous avait dit qu'avec le nouveau, beaucoup de choses changeraient. Lesquelles ?). J'étais d'ailleurs allée l'écouter (Le Dalaï Lama, pas de méprise) il y a des lustres à Toulouse, j'avais été subjuguée par cette personnalité hors du commun, il n'avait parlé que de spiritualité, cela avait été un moment rare.

  • une rentrée scolaire qui s'annonce épique tant pour les parents que pour les enseignants.

A part cela, c'est le bonheur sur la planète. 

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Jeudi de vacances... ordinaire

Merci pour vos réponses, même si des têtes de mule que je nommerais pas et qui mange des pèches pleines de pinard se refusent à répondre ! Je ferais un bilan avec des stats et je mettrais cela dans quelques jours. Je travaille sur le site et sur site, si vous voyez ce que je veux dire. Ma journée sans ordinateur (de force plus de de gré) :

- 8h15 : je me lève et je bouscule personne, vu que tout le monde dort, c'est normal, nous sommes en vacances, enfin il parait vu que l'on trime comme des boeufs et qu'en plus il fait 11° au thermomètre extérieur, tout est normal. Direction la grande ville, les courses pour la famille et passage chez C...ama, mon nouvel ami pour racheter de la cire vu que ce plancher de malheur est pire qu'un alcoolique.

- 13h : je rentre, Charlemagne a réceptionné les canapés du suédois, il est en train de les monter dans la grande pièce que j'ai fini de cirer hier soir, à la chandelle pour être certaine que tout soit prêt. Il ne se soucie pas de ce que j'ai mangé ou pas, il me colle la lustreuse dans les mains, et roule ma poule.

- 13h30 : je hurle alors qu'il me suggère de l'aider à finir de monter les canapés, vu que tout  seul il ne peut pas. Mais, tu vas te démerder parce que là, soit je massacre le canapé soit je tombe en hypo. Je remonte à la maison, j'attrape une tartine de pain, je la mets à griller, vu que décidément quand une femme est sur le chantier, elle ne peut pas être en même temps derrière les fourneaux. Comme d'habitude ( à ce moment là, le lecteur doit continuer à lire selon le phrasé musical de la chanson, autrement ça ne veut rien dire et c'est banal, en y mettant le ton, ça a un minimum d'intérêt, la chanson pour ceux qui ne suivent pas  c'est My way ! Banane). Elle grille son pain, y met de la confiture, boit un café et redescend au chantier.

- 14h-19h : comme d'habitude, elle passe son temps à cirer les parquets, mais le courage est làààààààlààààààà, il ne lui en manque que trois, le couloir, l'escalier et la salle de bains. Oui, elle finit, mais peut-être faudra-t-il demain une troisième couche, après les deux d'aujourd'hui, parce que comme d'habitude, ce plancher est un ivrogne. La cire l'entête. Mais il est temps de partir.

- 19h-19h30 : elle douche les enfants, les habille. Non, en fait, je vais être super honnête, je les ai poursuivi jusque dans la douche, je leur ai hurlé l'ordre de se laver, ils se sont séchés et je leur ai intimé l'ordre de s'habiller. Ça file droit dans une maison de fous.

- 19-30-19h35 : elle se douche, elle s'habille, elle récupère le débardeur en laine bleu canard dont elle a finalement sous traité la réalisation à sa mère qui vraiment tricote très bien et très vite. Faut savoir déléguer dans la vie.

- 19h35-00h38 : elle s'assoit à la table d'un ami qui fête sa retraite avec 100 autres convives, elle a bu comme un trou, elle a potentiellement dit des bêtises, mais elle ne sait pas lesquelles et là, elle va aller au lit pour reprendre Millénium II, qu'elle a commencé hier.

Et dire que ce sont des vacances et que demain va ressembler manifestement à aujourd'hui, avec d'autres activités novatrices mais toujours galériennes !

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13 août 2008

Etes-vous des joueuses ?

Alors, on va voir si vous êtes des joueuses dans l'âme ou si vous regardez d'un air dédaigneux ce genre d'enfantillage. Celles qui sont intéressées répondent dans les commentaires, je ne prendrais pas les noms de celles qui ne veulent pas. C'est démocratique ici, enfin, non, puisque je décide des thèmes et des moments, à vous la liberté de participer ou de vous abstenir. Zêtes ready ?

Synopsis : Marcel vous a demandé de vous occuper du départ en vacances. Il est crevé, il n'a pas la tête à ça et puis mince, vous êtes la morue qu'il entretient à rien faire à la maison alors pour un fois que vous pouvez vous rendre utile.

Je recommence, parce que si l'histoire débute comme cela, vous allez être hyper énervée et vous n'aurez qu'un objectif : rater les vacances de ce gueux que votre mère vous a fait épousé parce qu'elle le trouvait à son goût, mais c'est bien connu, vos goûts et ceux de votre môman, ça n'a jamais collé. Donc, je reprends.

Propos introductif 2 : Marcel est fou de vous, cette année, il a décidé de ne pas vous imposer les vacances chez sa mère comme tous les ans. Parce qu'entre nous, regarder toute la sainte journée les varices de belle maman gonfler sous l'effet de la chaleur, cela commence à bien faire. Sans compter sur le beau-père (oui parce que belle maman a lourdé le père de votre cher et tendre pour épouser en seconde noce, enfin, seconde, on verra à l'usage, ça risque de devenir deuxième noce, une espèce de viande saoule, bête comme un cochon qui plus est). Donc, Marcel a décidé de vous extraire de ce mauvais vaudeville pour vous offrir les vacances de vos rêves, il vous donne carte blanche, il impose juste la région (je suis de mèche avec lui) et vous dit que vous partirez avec votre meilleure amie que vous adorez, en tout donc vous serez 8, c'est pour les besoins de la cause. A vous de choisir votre pied à terre. Un dernier détail, le prix non plus ne compte pas (oui, c'est une histoire de prince charmant... avez-vous déjà vu le Prince demander à la belle le prix du quart d'heure de location du carrosse, non, on ne se soucie pas de cela). Et puis de toutes manières, je vais vous dire, c'est hyper codifié et que même le Marcel, ça le regarde pas, c'est Gîte de France qui s'en charge.

Voilà vous commencez à comprendre les tenants et aboutissants de cette fable débile. Je veux votre avis de femme de Marcel, qui cherche un gîte pour ses vacances. Donc, la femme du Marcel, elle répond aux questions suivantes. Si elle a pas compris, elle demande à Marcel ou à des congénères qui auraient compris.

Question 1 (minute, je vais chercher un second et j'ai bien dit second cup cake, je suis en hypo !) : Je sais dans quelle région je vais, puisque que c'est Marcel qui a choisi, pour trouver un gîte, je vais :

  • a) téléphoner au comité départemental du tourisme
  • b) regarder sur un moteur de recherche (sur Internet)
  • c) demander à Linda ma collègue de bureau qui y est allée l'année dernière
  • d) acheter un guide
  • e) acheter un magazine

Question 2 : Je cherche finalement un gîte, on m'en propose 4, quels sont mes critères de choix ? Classer par ordre de préférence, du plus au moins

  • a) avec piscine
  • b) proche d'une grande ville
  • c) proche d'un village avec des commerces
  • d) près de lieux touristiques
  • e) qu'il soit très isolé
  • f) le style de la maison

Question 3 : Je suis sur le site Internet du gîte, ce que je regarde en premier ? (Idem par ordre)

  • a) les photos de la maison
  • b) les activités proposées
  • c) les lieux à visiter
  • d) les équipements (composition des chambres, des salles de bains...)

Question 4 : Un site Internet doit être :

  • a) d'abord beau
  • b) d'abord utile

Voilà maintenant, vous pouvez reprendre une activité normale.   

Posté par Dame Clothilde à 19:53 - Gîte, es-tu là ? - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 août 2008

Ménagère de moins de 50 ans

Que ne vais-je pas dire ? Féministe, je le suis viscéralement. Vendredi à l'hôtel, la dame qui nous servait le vin, donne la souche de la facture à signer à Charlemagne et moi de m'esbaudir sur le fait que l'Espagne est encore très macho. Bon, d'accord, il a moyennement apprécié que je sous entende qu'à la maison, c'est moi qui gère la totalité des formalités administratives et qui donc signe, paraphe et entérine un grand nombre de décisions, mais mince, on n'a pas lutté un demi siècle pour se retrouver cantonner à faire la vaisselle et le repas. Tout est en fait question de volonté, je veux bien faire certaines taches pourvu que je sois celle qui le décide. On pourra me rétorquer que depuis notre plus jeune âge, nous les femmes sommes conditionnées pour le faire. Chez moi, ce ne fut pas du tout le cas, mon père faisait quasiment toujours la vaisselle et le repas, ma mère était celle qui avait le revenu principal (ce qui dans une société rurale et machiste a valu plus d'une réflexion désagréable à mon père). Bref, je suis tout sauf une conditionnée qui s'ignore. D'ailleurs, parfois, je me dis que ce n'est pas de tout repos. Je n'ai jamais été habituée à m'écraser devant quiconque et surtout pas parce qu'il est un homme, du coup, avec Charlemagne nos engueulades sont foncièrement à parité, il n'y a pas un qui ait le dessus sur l'autre, c'est donc, au niveau argumentation et sonorité, très paritaire !

Je m'égare ou plutôt, j'enveloppe mon propos d'un voile de légitimation, je le contextualise ! Les vacances sont l'occasion de "revivre la maison". J'ai un rapport très bizarre à l'espace commun qu'est la maison, il est foncièrement un refuge, un endroit clos qui me préserve. Quand je suis en phase de coulure de pizza avec chute inconsidérée d'anchois, je me retourne vers la maison, je m'y isole pour mieux repartir ensuite. Et c'est là que je vais esclaffer le truc : je suis alors une fanatique du ménage. Ceci étant dit comme cela, on peut se demander si je suis un être résolument normal. Oui, oui, enfin pour ce que j'ai à en connaître.

Hier, je suis montée à l'étage, celui des chambres à 14h pour en ressortir à 18h, tout y est passé, nettoyage en très grand, les chambres des enfants ont été réaménagés, ce qui les amusent énormément. En faisant cela, j'ai l'impression de faire don de quelque chose à la famille, c'est assez fort comme phrase et c'est pourtant tellement réel. J'aime l'idée que le soir, ils vont s'endormir dans un espace propre, organisé comme ils aiment. Alors à coté de cela, je suis loin d'être une fée du logis, je me laisse facilement envahir par la pagaille, mais aussi parce que j'aime ce moment de rupture, où on remet tout à zéro, où l'on reprend la maison en main, où on la possède à nouveau en lui redonnant vie par son action.

Préparer l'automne et la rentrée, passe par mettre la maison au diapason de ce passage entre la vie dehors et la vie dedans. Aujourd'hui, j'attaque le rez de chaussée.

En aparté : Alors que nous faisions du rangement dans la chambre du Poulet, il se met devant moi : "maman pourquoi parfois, le z i z i, il est moelleux (j'ai adoré le terme très culinaire) et parfois il est dur". Alors, moi, pas en avoir, donc toi, poser question à ton père. Moi, toujours pas forte pour ce genre de colle. 

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10 août 2008

Finies

Les vacances en Espagne sont terminées, nous sommes rentrés contents de retrouver notre maison. La Bestiole a pleuré comme à chaque fois que nous quittons l'hôtel, en une génération, le progrès est réel, moi, petite (jusqu'à 16 ans au moment où j'ai décidé de regarder partir mes parents et ma soeur sans moi), je pleurais à l'aller et au retour, la Bestiole ne pleure pas en partant ! Hier, nous avons passé la matinée àEspagne_004 Figueres pour enfin visiter le musée Dali, ce que nous n'avions jamais fait. Difficile de se faire une opinion, c'est une usine à touristes, les visiteurs rentrent sans aucune régulation du nombre, on se retrouve donc dans des salles minuscules sans pouvoir regarder les oeuvres avec attention. Je suis loin d'aimer tout ce qu'il a pu produire, les oeuvres des années 20-30 sont celles qui me plaisent le plus, surtout les encres et des dessins très minimalistes. Ensuite, je dois dire que je ne comprends pas vraiment son propos.

Ensuite, nous avons retrouvé ma biscuiterie préférée, celle que j'avais cherché sans la voir l'année dernière, j'y ai acheté un assortiment de gâteaux, et même des biscuits d'apéritif. Ce qui me plaît en Espagne, c'est que l'on trouve beaucoup de "vieux métiers" ou d'endroits aux parfums d'avant. Sur la place principale de laEspagne_003 ville, il y a un bazar où le monsieur un peu bizarre vend toutes sortes de cuillères en bois, des récipients en verre et des bouchons en liège de toutes les tailles, c'est un endroit qui n'a pas subi les assauts de la mondialisation. 

Depuis notre arrivée, je lance les machines à laver, je me ré-approprie la maison. Je ne suis pas du tout nostalgique des vacances. Je dirais que pour moi, c'est un "mal nécessaire". Je m'explique. Je suis une casanière devant l'éternel, je me sens bien chez moi. Je ne pourrais pas partir 15 jours, c'est totalement impossible pour moi. D'un autre coté, j'aime voir d'autres choses, alors les départs de 4 jours sont un équilibre qui me va. Je crois que les animaux sont un peu pour moi des fils à la patte, autant de prétexte pour être certaine de ne jamais avoir à m'éloigner trop. J'aime cette sensation de revenir chez soi, de retrouver l'odeur de la maison qui est restée fermée, de penser à la bonne nuit de sommeil qui arrive, sans bruit, sans chaleur, sans promiscuité excessive.

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08 août 2008

Rouge, rouge

Exact, baie de Rosas, désolée pour les puristes et les anti-bétonnage, me justifier ? Non, c'est peine perdue, comme la peine que j'ai eu en voyant défiler les athlètes français sans qu'un seul daigne faire "quelque chose". Ah, oui, c'est vrai le sport avant tout et comme a dit le responsable de l'organisation chinoise "ne faites pas de politique", ben oui, prends nous pour des nouilles, les JO en Chine, ce n'est pas politique !

Ce matin, ruines d'Empuriès avec des éléments que nous n'avions pas vu l'année dernière puisqu'ils n'étaient pas encore fouillés, puis plage devant la jetée grecque, on connaît pire comme vie ! J'ai un coup de soleil de derrière les fagots. Je vous parle en sirotant un Martini blanc, pendant que mon mari boit un café, c'est le monde à l'envers, ma bonne dame. Dès que Charlemagne dit "et au gîte...", il croise un regard très noir qui lui intime l'ordre de se taire. Pause, mode total. Non, j'avoue à Empuriés nous avons vu un jardin qui serait très chouette pour cacher la future piscine ! Impossibilité totale de se sortir complètement le truc de la tête mais là c'est que pour la partie plaisir. Alors oui, il y a du béton, oui, il y a des français qui nous font honte (mais quelle horreur le français en vacances, enfin j'imagine que dans d'autres nationalités, c'est pareil, mais on ne les comprend pas donc, on ne peut pas savoir ), oui, j'ai chaud aux épaules, mais surtout oui, quel plaisir de ne rien faire que plage, visite, lecture, tricot. C'est bon, les gars. Même si ce n'est pas DD*.

Photo_020

Photo_025

* Développement Durable

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